‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 8 sur 124 · I. $rrCAX)0N9 FORMBf ETC · texte numérisé non relu

I. $rrCAX)0N9 FORMBf ETC

chercherons à apprécier dans les détails de nos desr criptioDS. Ainsi, parmi

a. Les Chéloniens ,

Les tortues de terre et les émydrs ont les poumons proportionnellement très-grands ;] ils s'étendentle long du dos jusqu'au bassin, au-dessus de tous les viscères, [et conséquemment plus loin que ceux des cketonés. Mai§ nous verrons aussi, dans la description de leur structure, que ceux-ci se composent d'un bien plus grand nombre de petites cellules, et que leur tissu est plus dense.

Les lignes qui circonscrivent ces organes sont assez droites du côté vertébral, et arrondies en dehors. Dans les cA^tow^^ , cependant , le bord vertébral peut être festonné comme dans les oiseaux.

è. Les SûwrieM,

Les Crocodiliens, qui forment dans cet ordre une AmiJle biea distincte^ oat deux poumons, dont la forme ovale , étroite en avant ^ assez ramassée et ie Tolame médiocre , ont beaucoup de rapports avec les poumons deê tortues de mer. Nous verrons que leur structure farès-cellialeusç augmeQte encore cette res-^ semblaBoe»

Dans les laceriiens , les deux poumons forment chacun un sac trésrsîmple, de figure ovale , plus étroite en avant ^ e'est du moins ce que nous avons vu dans le lézanL aceUé , le Lu des souches , le Teim cyaneus , etc. , etc.

Parmi les IgU03U£ns^ le SteUian du Levant a les pou-

28 XXIX* LEÇON. ART. li. POUMONS DES VEUTÉBllÉS.

moQs assez grands, larges dans leur partie moyenne, étroits en avant et en arrière , rapprochés par leur face dorsale. Les poumons du Calâtes commun ont une forme analogue ; mais ils se prolongent en arrière jusque dans le fond de la cavité viscérale. Dans Ylguane bleu les sacs pulmonaires ne s'étendent que jusqu'au milieu de cette cavité.

Plusieurs espèces de cette grande famille , apparteliant à des genres très-différents, ont, ainsi que les Caméléonierui j la faculté de changer de couleur. ]* Les unes ont, comme le Caméléon vulgaire ^ de très-grands poumons branchus ; tel est le Marbré de la Guyane , dont chaque sac pulmonaire est très-étendu et formé , en arrière , de longues appendices coniques qui se prolongent jusqu'au bassin, se placent entre les viscères, et dont le volume augmente de beaucoup celui de l'animal lorsqu'il les remplit entièrement d'air*. [Les autres , comme VAnoUs bullaris , n'ont rien de particulier dans leurs poumons, qui sont des sacs simples de grandeur médiocre et de forme ovale. Resterait à savoir s'il est bien constaté que cette espèce peut changer de couleur comme le caméléon vulgaire.

Parmi les Geckotiens , les sacs pulmonaires du gecko guttatm sont égaux , de grandeur médiocre , étroits , et se terminant en pointe en avant et en arrière.

Les Caméléons nous ont offert, dans la forme de Jeurs poumons, des différences très-remarquables qui, si ellçs sont en rapport avec la faculté de changer de couleur, pourront confirmer ce que l'on pense du rôle que louent les poumons dans ce singulier phénomène. En effet, dans le Caméléon vulgaire^ qui jouit de cette faculté au plus haut degré, les poumons forment deux

ï. SITUATION, FORME, ETC. SJ9

gtands sacs ^ étendus dans toute la cavité viscérale , ayant dans leur seconde moitié, du côté inférieur, six appendices consiçlérables, dont le premier et h dernier sont simples ^ et les autres à deux , trois ou quatre divisions. Du moins avons-nous vu cette disposition et ce nombre d'appendices dans le poumon droit, tandis .que le gauche avait six prolongements semblables tous Lifarqués. Le Caméléon nain n'a rien de pareil ; ses poumons sont deux petits sacs simples, ovales, de gran-. deur égalé , comme ceux de la plupart des Sauriens.

De même, dans la famille des Scincoïdesy le Scinque ocellé a deux sacs pulmonaires simples, à peu près égaux, de forme ovale, un peu plus large en arrière.

Mais le Bipes tineatm a le poumon droit moitié plus court que le gauche. Ce dernier dépasse un peu le milieu du foie. L'un et Tautre commencent avant le cœur.

Dans le Chiroie^ ce n'est qu'au-*dessus de ce dernier organe qu'ils ont leur origine commune , et il y a une sin^Jière inégalité de volume entre les deux sacs pulmonaires. Le droit est un cylindre grêle qui se termine en pointe, et ne se prolonge pas en arrière autant que le foie. Le gauche n'a pas le cinquième du droit; il est rudiméntaire comme dans beaucoup d'Ophidiens.

c. Dans tes Ophidiens ^

Dont la forme extrêmement grêle et allongée a singulièrement influé sur celle de la cavité viscérale , et même sur lés dimensions et la position dés viscères qui y sont réunis 9 il n'y a souvent qu'un poumon de dé^

30 XXIX* LEÇON. ART. II. l»OtMONS DES TERTEBRÉS.

rëîoppé. Maïs, dans la plupart des cas, et plus fréqxieïnment qu'on ne le dît dans les ouvrages les plus récents ,^1 est possible de découvrir les traces d'un second pouinon, lequel est à l'état rudimentaire. Il suâira d'observer les premiers cerceaux de la trachéearfêre intra-pùlmonaîre, lorsque son insertion dans le sac du poumon développé est bien distincte. On verra, comme dans la couleuvre à collier^ l'un de ces cerceaux pêi-cé d*tin orifice qui conduit dans la petite vésicule, rudiment du second poumon. Quelquefois cet orifice est situé à côté du côTie que forme la séri« décroissante de cei5 cerceaux, lorsque le second poumon est ainsi rédiiit, on conçoit que , refativettient à son utilité ïonctî6«iwelle , «'^«t -comme s'il' «t'y en avait qu'un; et que les traces qui en subsistent hidiqnent simplement le plan général <ie l'organisme auquel elles appartiennent.

Dans plusiem^f^emres {oeiui entre autres des f^^res) , les traces d'^n seoMMi pouttie» oot entièrement disparu.

Chez d'^âtnfes ^OphidienÊ ^ ks deux sat» iiilmeiudres sont plus <m inoins dé^^^elc^^pée , à ia svérité ps^sque toujours d'une fisavdère très-^ioié^le.

Ces'cUffèrenoe^ , da^ V^msîame let Jeidésrekqppemet^t d'un second poumon, ne sont pas les seules que présente cet organe, ^ous ea»av&ns vu déjà de remarquables dans sa position ; nous en décrirons de nombreuses dans sa structure à parois plus ou moins celluleuses , ou simplement membraneuses et tout unies.

Ici nous devons dire que le volume relatif de toute la vessie pulmonaire^ et l'étendue proportionnelle desr deux parties âans lesquelles on peut là disllngner.

Yarieût beaucmip , et ne petuvent. maaquer d'influer sur la quantité de' respicaldbn) de^ ce»; aaifiaaux^ On petit prévoir ee <jue robsennatioQ' exacte pourra démontrei: de rapports, de modifiicatioD^pliiB oumoin^ sensibleg entre cette quantité ràriabie de reispiratîoa ^ sdon ks espèceis 9 lès genfea et l6& familles , et leur DatuK , leur manière de vi«^ , et. surtoujt leur degré d'activité.

¥<riet d'ailleni») les^ prij3keipatii^ résul;tats de notre exatnm: des'. Ophidiens , concernant l'ejoistence d'utti poumon simple ou double,. auL^ant les famiUesi

La première, celle^des jinfff4is,iet la dernière ,f celle des Cicilieti^. ont un. poumon double,, mais plus ou moinst inégalement développé,

La txibu'desiDoubierfnarcheurs, de;la>seconde famille ,. se rapproche de la troiBième famille pour les proportiona^ et la structure dé son second poumon.

Les Tortrixj qui sont à la tête des se^ents pro^^sw ment dits, et^que M- Cuvier sépare, de cette. série,*e dis^ tinguent encore des genres qui suivent, par l'absence d'un second poumon.

Ceux qui our ce poumon bien développé,, quoique de moindre grandeur que l 'autre,. sont les. iS^?!!»-.^. le» Erix , les Pitkons , et les Xenopeki^

Tous les autres serpentB de cette'grandeiamiUe: n'ont qu'un rudiment dé poumon, oun'en montcent aueume trace.

Nous allons confirmer ces généralités par q'uelques descriptions particulières*

Toutes les espèces de la famîlk des* Angmà on> deux poumons comme lès Sauriens; mais ils ;s6nt |>fùs'

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