ART. I. DANS LES CÉPHALOPODES
B. Det branchies accessoires.
[Nous croyons devoir parler de nouveau sous ce titre des corps singuliers qui entourent les veines caves, et dont il a déjà été question à l'occasion de ces veines (t. VI, p. 36 1, 364 et 365 ). Nous avons dit alors que nous les considérions comme des branchies accessoi^ m ; c'est l'opinion à laquelle M. Cuvier parait s'être arrêté.
Au fond des cavités branchiales, se voit de chaque côté l'orifice d'une sorte de conduit péritonéal (i), par lequel l'eau respîrable, l'eau qui baigne les branchies proprement dites, pénètre dans deux cavités plus profondes.
Ces cavités étendues, M. Cuvier les appelle veineuses, parce qu'elles renferment les branches dans lesquelles se divise la veine cave pour se rendre à chaque branchie.
c Une cloison membraneuse sépare la cavité droite »dela gauche; l'une et l'autre est tapissée par une • membrane muqueuse qui est une production ren- •trante de la peau, et c'est dans l'intérieur de ces deux «cavités que sont situés tous les corps spongieux ad- •hérents à la veine cave et communiquant dans son •intérieur ; en sorte que ces corps spongieux commu- •niquent avec l'élément ambiant, et que l'on peut être > porté à croire qu'ils forment des espèces de poumons
(0 PI* 1 • Gg« 1 1 r. r. du mémoire cité.
354 XXX' LEÇON. IBCt. I. KÈSi'litATIoiN DBfl MoUtJSQUES.
f[de branchies] (i). Ces corps, d'apparence spou-
• gicuse, sont de couleur jaune dans le poulpe, et ré-
• pandenty quand on les presse, une mucosité opaque »et jaunâtre ; et ce qu'il y a de plus extraordinaire et »peut être d'unique, ils communiquent par das trous ffort ouverts dans Tintérieur des veines auxquelles ils
• adhèrent. Les canaux courts où ces trous doi^nent, 9 sont eux-mêmes percés d'autres trous fort nombreux,
> et ainsi de suite ; en sorte que chaque corps spon*
• gieux est mêlé intérieurement d'une infinité dç Tais-
• seaux courts, donnant tous les uns dana les autres et
• définitivement dans la veine. Il est probable qi)e co
• sont ou des diverticules dans lesquels le as^ng veineui;
• aurait à se subdiviser, pour éprouver, au travers ({es > parois du corps spongieux, l'influence de l'élémeat » ambiant ; ou, ce qui reviendrait, au foqdt à peu près » au même, des canaux excréteurs^ par lesquels ]e <:orps » spongieux verserait dans la veiuci quelque substance
• qu'il n'aurait guère pu lui-même extraire que de cet » élément ambiant ; ou , enfin , des émonctoireg, par le
• moyen desquels le sang se débarrasserait de quelque
> principe qu'il verserait au dehors par les pores et lc3
• replis extérieurs des corps spongieux. Cette dernière
• idée prend assez de vraisemblanjepar cetta^^bondante
• mucosité jaunâtre que les corps spongieux répandent
• sitôt qu'on les presse (a), •
Dans les Seiches ces corps spongieux sont beaucoup plus nocnbreux et plus déliés ; divisés comme des ra-
(i) Uid.f p. i5* — (2) lifid., p. I8.i9, cl pi, ii^ llj;. 1 ct 5.
AnT» I. DANS UBS dlPHALOt>OnBê. 355
muscnleSf ils présentent Tapparence d'une petite forêt (i).
Les corps spongieux existent dans les autres céphalopodes (aj. Nous les avons déjà décrits dans le îfau^ rîfe d'après M. Owen.
Rappelons-nous que ces organes creux n'y sontpoînt ramifiés comme dans Ivl seiche ^ mais courts et pyrîformes. Chacune des quatre artères branchiales en supporte trois grappes ; et chaque grappe est contenue dans une capsule membraneuse, ayant quelqu 'apparence fibreuse et même cnusculairei et communiquant avec lagrandq cavité veineuse qui est unique dans le nautile et que M. Owen appelle péricarde.
L'existence générale des branchies acqessoiros » dans cette classe, prouve, il nous le semble du moin.^, l'inaportance de leur fonction dépuratrice. ]
§ IL Du mécanisme de ta respiration dam h ela$$0
4ç9 Céphalopode^
[Ce mécanisme doit varier un peu dans Ifs céphalopodes pqs, ou à coquille enfermée dan9 leur manteau » comme les poulpes^ les »eiche$ çt les catmari» et chen ceux doat la coquille étant très-déreloppée , leur sert de retraite , comme les argonautes et les nautite$. ]
Dans leâ Céphalopodes mis^ c'est par la contraction et la dilatation des parois musculaires du 9ac qui oon^ tient les branchies et les viscères, que l'eau entre et
<^ifmm^mmf^^^^mm^»^^mm p>mi vm^fHmm
(4) ibki,,p* 4S# — («) TDine *i, p. 304 d m*
358 XXX* LEÇON. BtCTé U ReSPIRATlON f>St MOUC8QOB8.
La cayité reineuse unique dans ces animaux , que M. Owen nomme péricarde, renferme les paquets des branchies accessoires , au nombre de trois pour chaque branche teineuse artérielle. Nous avons dit que chacun des paquets est renfermé dans une poche fibro-musculeuse dont la cavité communique avec la cavité veineuse. Cette structure , qui n*exîste pas dans les céphalopodes à deux branchies, serait^elle ici pour suppléer à un mécanisme moins puissant de la part des téguments communs , qui sont plus faibles pour agir sur la cavité branchiale , et^ par son intermédiaire, sur la cavité veineuse ? ]
ARTICLE IL
Des organes de la reepiratlon dans ta classe des Ptéropodes. S V*. Position , forme et structure des branchies.
Parmi les Ptéropodes, Yhyale a les branchies enfoncées dans deux replis de son manteau ; le cllo les porte en ramifications vasculaires sur ses nageoires ; et dans le pneumodeme ce sont de petites lames formant diverses lignes sur la surface de l'abdomen.
[ Cette ancienne rédaction de M. Cuvier et sa détermination des branchies, chez les ptèropodcs^ ayant été contestée, nous devons la donner ici plus en détail.
Tues an microscope , les deux faces des nageoires , dans le cUo boréal montrent un réseau de vaisseaux si régulier, si serré et si fin, qu'il n'est pas possible de ne
kit. !!• ^*^^* W« PtÛMPOMi, 359
pas lui attribuer Vusage de servira la respiration ; d'autant plus que les teines qui appartiennent à ces deux nageoires forment , par leur réunion en deux branches, puis en un seul tronc, la veine branchiale qui verse dans le toiut le Sang qui a respiré (i).
C'est ausri à la surface des nageoires que se ramifleraîent leô vaisseaux sanguins respirateurs, dans les cfmbulieê de pBftON (â).
Datis les pneufhodermeà , les branchies se voient à la surface du corps, et à son extrémité postérieure elles forment deux lignes saillantes en forme de ) ( adossés, féunîs par une barre transvërsé en forme d' )-( ; ces lignes sont garnies de chaque côté de folioles arrangées comme celles des feuilles dites ailées par les botanistes (3).
Dans Vhyale , les branchies forment un cordon elliptique de petites feuilles ; ce cordon est disposé dans le sac parallèle au dos , au fond de l'intervalle que les deux lobes du manteau laissent entre eux, sur les côtés du côfpg (4). ]
(t) Mémoire sur le Cllo torealU , p. 6. fil ^r^ animai, t iii , p, 27.
/A f, 1^ ■"' ^"^^''^ «* 'e pntumodermé, ibld., p. 7 et pL A, fig. t-3, 3, »• w; Mémoire dfé, p. a, et pi. a, 6g. 5^, p. p. 1-B. M. Cuviér a toujours e sa détermination des liranchies d'après teur structure essentielletoent tos- Inf ^!rir *^^ '^ ^VPo^ de leurs vaisseaux sanguins avec le cœur. Ce principe tonli îf ?"''' ® ^^^^^ '^ ^ * P^"s de quarante ans » lui a fait reconnaître ces or- «aues dans le t^jie des mollusques, malgré le» grandes différences de position et e lorme. On voit qu'ii Ta suivi exactemeiît dans la détermination si variée de» gants de ia respiration des Piéropodes. 11 n'y a que les cliot et les cymi^iifiei su »es auraient annexées à leurs naircoires. On ne conçoit pas, d'après cela, la "[«ugiie sans le moindre fbndeiDeiu et encore moins la leçon de la page 181 du ;a^« tfémeniaire de conchyliologie * nar M. Deshayes. Celte leçon n*étant que ^acte répétition de ce principe étMiGt: oratiqué par M. CuvUr, est un précepte ^ ce maître illustre recommauf/p ^ ««». élèves , panni lesquels Tauteur cité a ™«n voulu se placer. **