Cf. SerriLcanGes, L'Eglise, t. I, p
paraissent autrement claires dans gie d’un saint Paul, Nous Y touchons du doigt le mystère de la déchéance primitive, et la lutte constante du bien et du mal, du bien qui nous élève vers Dieu, et de la conscupicence, foyer du désordre, qui nous pousse sans cesse au péché 1,”
Aussi bien toutes les plus belles pages de l’histoire des religions se sont donné rendez-vo
du christianisme au point morale chrétienne est basée r l'amour du prochain. L'amour du prochain, voilà bier, le commandement nouveau négligé par Boudha, voire par Moïse. Ce mot triomphant, “ aimez-vous les uns les autres ”, se rencontre pour la première fois dans l'Évangile. L'amour du prochain en qui nous devons aimer Dieu a été le principe de tous les dévouements sublimes dont font foi les annales de la religion chrétienne. Et les huit béatitudes, et le sermon sur la montagne ! Quia transformé la famille et la société, qui a fait disparaître l'esclavage, qui à vaincu la tyrannie de l'État? C'est la morale chrétienne.
2) Le christianisme, s’il impose à la volonté des préceptes parfois difficiles, ne manque pas de donner les moyens de les accomplir. En effet, lui seul, Le premier,
Lie et Louriz, ouv. cit. P:272. Christus, Manuel d'histoire des rehgicns, pp. 768-940.
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a trouvé de quoi obvier aux faiblesses de la nature humaine : l'autorité doctrinale extérieure et la grâce interne. Cet élément nouveau, absolument neuf, inconnu des autres religions, dénote une connaissance toute divine du cœur humain.
3) Quant à l'hypothèse des emprunts faits par Jésus aux autres cultes, elle ne tient pas debout. En effet, lorsque Jésus-Christ fit son apparition en Judée, on ne se préoccupait pas à Jérusaler de ce qu’avaient dit Confucius ou Boudha. Mahomet devait naître quelques centaines d'années plus tard. Dans ce milieu où vécut Jésus, on ignor-it toutes les religions étrangères. Au reste, est-il raisonnable de supposer Jésus et ses apôtres en correspondance avec les prêtres grecs et romains. consulter les bibliothèques, discuter... Pourquoi l’histoire se tait-elle sur ce point ?
Sans faire de grandes théories, tout simplement, d’une façon on ne peut plus personnelle, Jésus a enseigné un dogme et une morale qui contiennent les plus hautes vérités que l’homme ait connues !. Nous avons là toute la preuve de la transcendance de sa doctrine.
139. La transcendance de Jésus-Christ. — Le fondateur du christianisme est Dieu. Il possède en effet l'élément constitutif de la divinité, qui est l'infini. Quel que soit l'aspect sous lequel nous le considérons, Jésus-Christ est un être surhumain. Ilest “ le seul mortel dont l'éloge ne puisse être exagéré 3%, Et pour bien nous convaincre qu’il est plus qu’un homme, nous allons le comparer avec celui-ci ; ce sera encore un excellent moyen de voir combien grande est la distance qui les sépare.
1. Cf. Pouux et Louriz, V vol., Le Christianisme, pp. 263-311. 2 .R. P. CausserTE, Le bon sens de la foi, 1 vol., p. 302
1) La durées de l’homme n’est que dans le présent, celle de Jésus était autrefois et sera dans les siècles : Christus heri, hodie et in sœæcula. “ L'homme ordinaire, placé entre une veille où il n'était pas encore, et un lendemain où il ne sera plus, n’occupe qu'un point dans la série des temps. L'Homme-Dieu, seul, a préexisté d'u tout le passé, et se survivra dans tout l'avenir, en Lie façon que, pour lui, ce n’est jamais ni hier, ni demain, c'est toujours et ce sera à jamais aujourd’hui.”
2) La sagesse de l’homme, toujours bornée, si haute soit-elle chez quelques-uns, porte l'empreinte du sol qui lui a donné le jour. Mahomet est exclusivement arabe, Boudha n’est qu’indien. La sagesse de Jésus ne ressemble à aucune autre ; n'ayant aucun caractère local, elle est cosmopolite et exprime un idéal de perfection qui est de tous les pays et de tous les temps.
8) La puissance de l’homme est très limitée, et les moindres obstacles la mettent en échec. Celle de Jésus ne connaît pas de bornes, et ici-bas, comme l’atteste l'Évangile, elle s’est exercée sur la nature physique en opérant des miracles, sur le monde moral en transformant l’humanité, et sur les futurs contingentsen faisant main mise sur l'avenir.
4) La sainteté de l’homme a toujours quelques points faibles ; chez lui il Y à une vertu saillante qui domine et éclipse les autres. Dans Jésus il n’y a aucune lacune morale, la plénitude de sa saintété le met hors de parallèle avec tous les saints de l'humanité. “ Aussi, comme l’a si bien dit M. Nicolas, imaginez un sage quelconque, vous lui découvrirez des traits de famille avec un autre : mais cherchez une physionomie que l’on puisse élever à côté de la Sainte-Face, sans blesser la morale, vous ne la trouverez pas. Toujours Socrate Pourra être comparé
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à Platon, le Boudha à Confucius, Mahomet à Zoroastre ; seul le Christ n’est semblable qu’à lui-même, et, détaché de la terre par une sorte de piédestal mystique, il ne peut être comparé à personne de la terre, parce que ses seuls égaux sont le Père céleste et le Saint-Esprit :.”
Ces quelques comparaisons suffisent à faire voir que Jésus-Christ dépasse infiniment l’homme. Surhumain dans sa durée, surhumain dans sa sagesse, surhumain dans sa puissance, surhumain dans sa sainteté, le fondateur de la religion chrétienne est un être transcendant devant lequel pâlissent tous les grands bienfaiteurs de l'humanité *.
140. Conclusion de la Première Partie. — Toute la première partie peut se ramener à la proposition suivante : il est raisonnable et même obligatoire de professer le christianisme. En effet, après avoir démontré que Dieu existe et qu'entre lui et la créature raisonnable il y a des relations fondées sur la nature de l’un et de l’autre, lesquelles doivent se manifester par un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs (Ie - IXe Leçon), nous avons établi que ces relations, appelées religion naturelle, ne suffisent pas, et que par conséquent, il en faut d’autres d’un ordre supérieur : celles-ci sont connues sous le nom de religion surnaturelle ou Révélation, elles sont possibles, voire nécessaires (Xe-Xle Leçon). Les signes principaux de la Révélation sont le miracle et la prophétie (XIIe - XIITe Leçon).
La Révélation faite par Dieu à l’homme a passé par trois phases successives dont les deux premières n’étaient que la préparation de la troisième, qui est défi-
1. CaussETTE, ouv. cit., p. 328. Jésus-Christ, art. Dict. Apol. dela Foicath. Fasc. XI. BroussoLue, La Religion, pp. 160-166. 2, Ct. L'abbé Prcarn, La Transcendance de Jésus- hrist.
nitive : ce sont la Révélation Primitive, la Révélation Mosaïque, et la Révélation chrétienne. Celle-ci est contenue dans des documents historiques de première valeur, dont l’autorité ne fait pas de doute (XIVe-XVIIIe Leçon). La religion chrétienne, supérieure à tous ler autres cultes, est vraiment divine, et vraiment transcendante (XIXe - XXXIIe Leçon). C'est pourquoi nous sommes en droit de conclure : à! est raisonnable et mé. me obligatoire de Professer le christianisme.
LECTURES
L'homme toujours aimé, LACORDAIRE, 99e Conf., 1846.
“ Ezaltation ”, LErin, Jésus, Messie et Fils de Dieu, p. 160.
Supériorité du Christianisme, P. Cour, coll. Science et Religion, p. 194.