‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 122 sur 211 · Cf. Movrarr et Vincexr, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Movrarr et Vincexr, ouv. cit., p

VIIL, et qui, de nos jours, se divise en trois parties : la Haute Eglise ou l’Église ritualiste, la plus rapprochée des catholiques, la Basse Eglise qui penche vers le Calvinisme, et l'Eglise Large ou libérale qui tourne au rationalisme .

161. Le Protestantisme n’a pas l'unité. — À. Le PROTESTANTISME N’A PAS L'UNITÉ DE DOCTRINE. 1) Avec le principe du libre examen, il ne peut y avoir unité de doctrine chez les protestants. En effet, quoiqu'ils proclament la Sainte Écriture comme l’ unique règle de foi, cette règle n’assure pas l’unité de doctrine du moment que son interprétation est laissée au libre caprice de chacun. Aussi bien, le libre examen a-t-il été appelé un ‘“ repaire d’hérésies ”. Dira-t-on que chez certains protestants la règle de foi est la Sainte Écriture interprétée sous l'inspiration de V'Esprit-Saint, ce qui établit l’unité de doctrine ? Qu'il suflise de répondre que cette règle de foi ouvre aussi la porte à toutes les erreurs. Dans ce cas, — et c’est ce qui arrive de fait, — chacun est exposé à prendre ses propres illusions pour l'inspiration du Saint-Esprit.

2) Les faits démontrent l’absence d'unité de doctrine chez les protestants. Déjà du temps de Luther ses disciples n’enseignent plus la même doctrine que lui. Munzer, Carlostadt, Zwingle, Œcolampade, sont des dissidents.

3) Les chefs eux-mêmes ne sont pas d'accord. Luther admet trois sacrements : le baptême, la cène et la pénitence. Calvin n’en veut que deux : le baptême et la cène. Luther met l’Église sous la dépendance de l'État. Calvin l’en déclare absolument indépendante.

4) Les sectes nombreuses sorties du Luthérianisme,

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