‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 128 sur 211 · L'Église Rom L'Écuse Romane p 1) Les fidèles de · texte numérisé non relu

L'Église Rom L'Écuse Romane p 1) Les fidèles de

8, quels

les fidèles de l’Église

rine, l’Église Romaine a tou-

de la conserver. Aussi bien con-

damne-t-elle impitoyablement toute nouveauté dange-

reuse et retranche-t-elle de son sein l’hérétique qui ne veut pas se soumettre.

€ ce qui était renferm lation. L'Église

soit par le Saint- XIV, 26).

5) Les passions, les propositions hérétiques osent parfois pénétrer dans l’Église Romaine ; Mais son unité reste inébranlable, Parce que le magistère infaillible surveille toujours. Ce magistère, il est vrai, n’a pas pour rôle de supprimer la liberté dont l’abus entraine au schisme et à l’hérésie ; il doit cependant

rent volontairement.

6) En dehors des Points essentiels de la foi et de la vie chrétienne, l'unité de l’Église de Rome n’est pas °pposée à la liberté des intelligences et à la variété des

mœurs. La multiplicité des opinions et des écoles ne l'effraye pas. Au contraire, l’Église admet que cette multiplicité doit exister.

B. L'Éause ROMAINE POSSÈDE L'UNITÉ DE GOU- VERNEMENT. 1) L'autorité réside dans le Pape établi par Jésus-Christ, comme le pasteur et le guide de tout le troupeau, le gouvernement central.

2) Au Pape se rattachent tous les fidèles par leurs prêtres, ceux-ci par leurs évêques, lesquels sont unis immédiatement au Pontife Suprême.

3) On ne peut pas imaginer un lien plus solide que celui qui unit les différents degrés de la hiérarchie catholique. Et Disraeli avait bien raison de dire au parlement angl-is en 1874 que “ la religion catholique est un organ..me puissant... le plus puissant qui existe aujourd’hui.”

4) L'unité de gouvernement a toujours existé dans l'Église Romaine malgré le schisme d'Occident qui a duré de 1378 à 1417. Durant ces trente-neuf ans, les catholiques étaient séparés non sur la question de principe mais sur la question de personne. Tous étaient unanimes à admettre qu’il n’y avait qu’un seul Pape légitime dans l’Église, mais ils étaient en désaccord lorsqu'il s’agissait de savoir qui il était. Que l’unité ait pu se rétablir malgré ces divisions scandaleuses, cela prouve que le trône de Pierre est inébranlable.

5) Comme Notre Seigneur a indiqué surtout l’unité comme la marque distinctive par excellence de son Église (155), ainsi c’est par l’unité que brille tout particulièrement l’Église de Rome. En effet, ce qui frappe davantage les Procestants, les schismatiques, les iridèles, c’est cette admirable unité de foi et de dis , «ne qui existe au sein de l’Église Romaine.

172. L'Église Romaine possède l'apostolicité. — 1) Le Pape actuellement régnant, Benoît XV, est le 261e successeur de saint Pierre. Par une succession moralement ininterr apôtres.

es, mais cela n’a pas

uvoirs pontificaux, car

ent que le temps d’élire un

nouveau Pape. Quant au schisme d'Occident, nous

l'avons dit, il n’est pas une objection contre l'unité, ni

contre l’apostolicité, 1] ÿ eut toujours un Pape légi-

time. s° it pas sur la question de personne :

2) L’apostolicité de r le voyage de saint Pierre à Rome. Quelques savants

allemands, pour nier plus facilement cette note à l’Église Romaine, ont prétendu que saint Pierre n’est jamais venu à Ro tait “ très admis- Sible que saint

probable

et de saint Pierre lu indubitable que le ch Église à Rome et qu'il me, s’il n’y avait pas remplacé était réelleme sion s’est faite ainsi d Pape actuel 1, Benoît XV est donc bien le successeur de saint Pierre. Au sujet de cette admirable succession des chefs de

LE Mor Du CHESNE, Histoire ancienne de l'Eglise, t. I, p. 61.

l'Église Romaine, le Cardinal Wiseman a écrit ce qui suit : “ Les autres sièges disparaissent de la surface du globe : l'Orient et l'Afrique ont perdu les plus illustres : seul, le siège de Pierre subsiste toujours. Toujours le pontife succède au pontife, en dépit de tous les obstacles. Le conclave est quelquefois tenu en des provinces éloignées de l'Italie, tantôt en France, tantôt en Allemagne ; toujours un successeur est légitimement élu et reconnu, et tous les efforts que l’on a faits pour briser cette chaîne continue demeurent vains et sans effets !.”

173. L'Église Romaine possède la catholicité.- Cette note lui appartient avec une telle évidence que partout on l'appelle communément Eglise catholique.

1) L'Église Romaine n’est l’Église d'aucune province d'aucune nation, d'aucune civilisation particulière. Elle existe et elle prospère chez les peuples latins, chez les peuples germaniques, chez les peuples anglo-saxons, chez les peuples slaves et orientaux.

2) L'Église Romaine se répand petit à petit chez les peuples jeunes du continent asiatique, chez les peuplades afrisaines et océaniennes, et ses succès, en extension et en solidité, sont bien supérieurs à ceux des autres sociétés religieuses qui ont à leur disposition de grandes ressources matérielles et de nombreux moyens humains de propagande.

3) Cette diffusion relativement et moralement universelle de l’Église Romaine est d’autant plus admirable que c’est toujours la même société visible, une, apostolique qui s’est répandue dans l'univers. Le fractionnement est signe de déc-dence, et par lui on explique com-

1. Conférences sur les doctrinss et les pratiques les plus importantes de l’Église catholique, IT, p. 29.

ment certaines é endroits.

chacune

dérées isolément.

tholiques sont plus no non-catholiques réuni:

les plus récentes statistiqu 35.77, de la Population tota c'est de beaucou

7) — 00 (19.907) — Schismatiques

orientaux, 6,555,000 (12%) — Sectes Russes, 2,173,000 (0.497) — Jansénistes d'Utrecht, 10,082.

Parmi les protestants il] Lüthériens et 111 millions d Calvin ou de Zwingle,

Le groupe principal (178 millions),

grie) ;

les Z en Suisse:

Hollande : 3 en

t deux millions en Angleterre et en 870,000 dans les Pays balkaniques ; 10,000

dans les pays scandinaves, et 10,000 dans les divers petits États'. 11y a 25 millions de catholiques dans les États-Unis d'Amérique, trois millions au Canada, et ils forment la grosse majorité dans les États de l'Amérique du Sud.

5) Il faut tenir compte de la liberté des individus auxquels est prêché l'Évangile. C'est parce qu'ils résistent à la grâce de Dieu que plusieurs n'émbrassent pas le catholicisme, c’est parce qu'ils n'y sont pas fidèles que quelques-uns l'abandonnent. Mais souvenons-nous que l'adhésion à la foi, et surtout à la foi catholique, est une adhésion libre. Certes, le fondateur de l’Église catholique est Dieu ; toutefois, sa doctrine qu'il a commandé de prêcher à toute créature, il veut qu'on l’accepte librement. Remarquons-le bien, il a ordonné de prêcher et non de convertir, sachant bien que la conversion, tout en étant la conséquence de la prédication, n’en est pas l’effet nécessaire.

6) Au reste, comme le dit la définition, :: catholi cité est une diffusion relativement et moralement universelle. Elle échappe donc aux étroites exigences des sciences mathématiques, elle ne se ramène pas à un problème de statistique. Nous l'avons vu, l'Église Romaine réalise parfaitement les conditions de la catholicité telle qu’elle doi: être définie. Sans doute, il peut arriver et il arrive que l’Église Romaine perde certains pays, mais les faits prouvent qu’elle ne les perd jamais complètement. Elle y compte toujours quelques fidèles, semences des moissons futures.

7) Dans l’Église Romaine, existent de plus en plus forts, de plus en plus généreux, cette force d'expansion et cet esprit d'évangélisation, dont la catholicité locale

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