Cf. Dict., Apologétique de la Foi catholique, col
parce qu’ils ne sont pas fidèles aux doctrines de VÉglise. Comment une cause qui naturellement devrait produire de mauvais fruits pourrait-elle en produire d’une facon continue de si excellents ?
B. Réponses PARTICULIÈRES. 1) La confession est tout à la fois un remède au mal et un stimulant au bien. Elle répond aussi à un besoin de la nature humaine, et a une véritable portée sociale, comme nous le verrons plus loin (225).
2) Le célibat est la grande inspiratrice du dévouement et du sacrifice ; il est l'honneur du prêtre et la raison d’être de son prestige moral. Il en est de même des vœux monastiques (242).
3) Quant aux désordres mis au crédit du culte catholique, c’est une calomnie. Il en est de même de l'accusation de vénalité qu’on lance à la face du clergé. “ Il serait mieux assurément que les ministres du culte catholique pussent se passer de tout subside et même de tous bénéfices ecclésiastiques, à la manière des anges. Il serait fort désirable aussi que les ressources nécessaires à leur entretien fussent toujours recueillies avec une grande délicatesse, et que même les employés les plus infimes de nos églises fussent des modèles de bon ton et de distinction. Mais quant à prétendre que tout est vénal, corrompu et affadi dans le catholicisme, on ne le peut affirmer sans une criante injustice. L’administration des sacrements les plus fréquents, la pénitence et l’eucharistie, exclut tout honoraire ; il en est de même pour les soins donnés aux enfants, aux malades, pour le catéchisme et la prédication. Si le baptême et le mariage (et en certains endroits, la communion pascale et les derniers sacrements) sont ordinairement accompagnés d’une offrande faite au curé,
c’est à raison des solennités accessoires. Les dernières prières ne sont jamais refusées aux indigents. Que si des tarifs sérieusement étudiés prescrivent, pour tel ou tel degré de solennité, pour telle ou telle cérémonie accessoire, pour tel ou tel objet du culte, une oblation ou une indemnité, rien de plus rationnel ; à moins qu’on ne commence par doter suffisamment les églises, ou par obliger les prêtres et leurs serviteurs à vivre sans aucun revenu. Le bon sens, comme l’enseignement formel du Christ et des Apôtres, nous dit que les fidèles doivent entretenir par leurs subsides, ceux qui sont consacrés à leur service spirituel 1.
IT. Il yaeuet il y a des scandales dans l’Église Romaine. Ces scandales, ils ont été donnés par des prétres, des évêques, voire par des papes.
A. RÉPONSE GÉNÉRALE. La sainteté de l’Église n'exige pas que fous les membres aient pratiqué ou pra-
tiquent les vertus héroïques. Qu'il y ait eu, qu’il y ait
[RFA
encore au sein d clise Romaine des membres indignes, nous l’ac 18. Mais qu'est-ce que cela prouve Cela ne .ouve qu’une chose, c’est que ceux qui font partie de l'Église restent toujours libres de suivre ou de violer leurs engagements. Et les vices, et les erreurs qui persistent dans le monde sont une conséquence de cette liberté et la contradiction de la doctrine catholique, car, plus un homme en délaisse la pratique, plus il devient mauvais. Au reste, qu’on veuille bien, comme le remarque saint Augustin, ne pas exagérer ces fautes, et ne pas fermer l'œil sur tout le bien qui se fait dans l'Eglise,
B. RÉPONSES PARTICULIÈRES. 1) Il ne faut pas