Cf. La Réponse, juin
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b) Malgré ses grands mots, ses belles phrases et méme ses excellents préceptes, la morale laïque est incapable de nous donner une raison suffisante de l'obligation que nous avons d’obéir à notre conscience.
c) La conscience, sans Dieu, n’a pas sa raison d'être, et devient un tyran. Elle n’a pas sa raison d'être, parce qu’elle est ni plus ni moins le héraut de Dieu, de celui qui a créé l’ordre moral, auquel nous devons conformer nos actions ; de celui qui est l’auteur de l’obligation, laquelle coûte que coûte s’impose à tous les êtres libres. Elle est w. lyran, parce que si nous excluons Dieu au nom duquel elle doit commander, la conscience nous dirte de son gré des ordres qu’elle ne peut légitimer. ? aut donc un être supérieur à nous-mêmes, qui a le droit de nous Commander. Ce supérieur à qui nous sommes tenus d'obéir, c’est Dieu.
d) Tout devoir est exigeant ; les ennemis de l’Église <n savent quelque chose, Mais la grande différence qu’il y a entre la morale laïque et la morale catholique, c’est que celle-ci est motivée, et celle-là ne l’est pas. La conduite de l’Église, bien qu’exigeante est donc plus conforme au bon sens.
e) De Maistre a dit un jour : “ Je sais ce que c’est qu’un honnête homme, c’est affreux ! ” Cette boutade est profonde. S'il suffit d'échapper aux tribunaux et de ne pas se heurter aux sévérités du code pénal, c'est peu de chose, en effet, que l'honnêteté. Mais l’honnête homme, selon le christianisme, ne ressemble en rien
à l’honnête homme selon les exigences de la loi et le jugement frivole du monde. Grande est la différence entre l’honnêteté légale et l'honnêteté morale.
280. L'Église encourage le socialisme, — On dit souvent que le fondateur de l'Église, Jésus-Christ,
était socialiste ! Ilen fut de même des apôtres. Pourquoi et comment? Parce que, dit-on, ils n’avaient qu’une bourse à eux tous, et par conséquent vivaient sous le régime de la propriété collective.
RÉPONSE. — Voici les différences essentielles entre la doctrine de Jésus-Christ qui est celle des apôtres, et la doctrine des socialistes !.
I. D’après le christianisme, LA PROPR\ÉTÉ EST UN DROIT, ET UN DROIT SACRÉ. Pour le socialisme, LA PROPRIÉTÉ N’EST PAS UN DROIT, Mais UNE USURPA- TION OU UN VOL.
II. La conséquence de la doctrine chrétienne, c’est que NUL NE PEUT ETRE OBLIGÉ DE S£ DÉPOUILLER DE SON BIEN. La conséquence de la doctrine socialiste, c’est qu’une ‘ BONNE LOI ” PEUT ABOLIR LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE et ORGANISER LE COLLECTIVISME CONTRE LE GRÉ DES POSSESSEURS.
IIT. Le droit de chacun à posséder ses biens une fois reconnu, Jésus et les apôtres CONSEILLAIENT, à ceux qui voulaient vivre d’une vie plus parfaite, de renoncer d’EUX-MEMES à leur DROIT, et de vivre sous le régime de la communauté de biens. C'était le germe de la vie religieuse. Et de fait, c’est ainsi que vécurent les tout premiers chrétiens. Mais en nous racontant cela, les Actes des Apütres ont soin de spécifier que cet abandon était purement VOLONTAIRE, et que nul n’y était obligé.
IV. Selon les socialistes, la propriété est un vor : ils enseignent que l’abandon FoRCÉ des biens pérsonnels n’est pas un CADEAU mais une RE3TITUTION.