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cachant le corps du Christ pour faire croire ensuite à !a résurrection de leur Maitre. ils s’exposaient à toute espèce de châtiments. Il est certainement plus raisonnable d'admettre que les apôtres, au lieu de tout sacrifier à la gloire de celui qui les avait si odieusement trompés, auraient démasqué son imposture. C’était plus plus conorme à leur intérêt.
‘échec de leur audacieuse entreprise était facile à voir; €t, Sans doute, les apôtres ne songèrent pas à u"1 projet aussi abshrde. En effet, quelles chances de succès pouvaient-ils fespèrer? Le succès d’un complot äépend d’abord de }’absolue discrétion des conjurés, et cette discrétion es” chose extrêmement difficile, surtout lorsque les conjurés sont assez nombreux. Or, à ce moment, apôtres et disciples étaient en nombre respectable ; alors, comment ne pas logiquement supposer que d’aucuns, parnñ eux. pour une raison ou pour une auf aignt pu dévoiler le secret. Le succès d’un complot déplad encoÿe de l’assurance qu’ont les conjurés d’être crus et de} n’être pas découverts. Mais les apôtres pouvaient-ils {Voir cette assurance? Certainement non. Les Juifs qu’ils avaient l’intention de trom per, avaient tout intérêt à savoir si le Christ était réellement ressuscité ou non. C’est dire qu’ils avaient pris toutes leurs précautions et que les moyens d’arriver au but étaient loin de leur manquer. Dans ces conditions, il n’est certes pas raisonnable de croire à une tentative de supercherie chez les disciples du Sauveur.
4) Des difficultés de toutes sortes rendaient impossible l'exécution d'un. pareil projet. Une grosse pierre fermait l'entrée du tombeau, elle était scellée et gardée par les soldats. Pour enlever le corps, il fallait ôter la pierre et le sceau ; tout cela demandait du travail, Comment
rames
se fait-il que les gardes ne s’en soient pas aperçus? Ils dormaient, répondent les adversaires! Le bruit produit par l’enlèvement de la pierre et du sceau aurait dû les réveiller, Et d’ailleurs, s’ils dormaient pendant que les apôtres dérobaient le corps, comment tes-croire ensuite quand ils viennent raconter que Îe Corps a été enlevé? A 7 7 ———
5) La violence, la Corruption, la ruse, moyens dont se servent ordinairement les voleurs pour arriver à leur fin, ne cadrent pas beaucoup avec le tempérament des apôtres. Comment pepe ee,
es aient osé s'emparer du corps du Christ à Main are 7mée? Souvenons-nous qu’ils ont abandonné leur Mattre au moment de la rhort. Au reste, si les apôtres avaient usé de violence envers les soldats, pourquoi ceuxci ne les ont-ils pas dénoncés?2 La Corruption ne pouvait guère mieux les conduire au succès. Les gardes se seraient-ils tous vendus? Si oui, tous auraient-ils été fidèles à conserver le secret? Mais si les gardes étaient si facilement corruptibles, il est permis de croire que les Juifs, leur offrant un peu plus, auraient sans doute réussi à les acheter. Et donc l'échec attendait certainement toute tentative de Corruption. Quant à la ruse, les apôtres n’en étaient pas plus capables. Eux si rusés, pourquoi ONE perdu leur temps à détacher Je linceul et à plier 1 i i it la tête? Car on sait que
le c a Pl Drtique d'emp permettait d'échapper à Le cg eu mains leu dont la consigne, du reste, était très sévère. On a osé dire que les apôtres avaient Pénétré au tombeau par voie
souterraine. Une voie de ce genre ne se fait pas en un jour et sans bruit. Et les gardes qui dormaient ! Et d’ailleurs, coment n'est-il pas resté aucune trace de cette vaie souterraine? Enfin pourquoi les gardes n’ontils pas été punis pour avoir manqué gravement à leur devoir?
6) Les rationalistes eux-mêmes ont abandonné et réfuté l’hypothèse de l’enlèvement du corps par les apôtres. Renan, entre autres, «dit naïvement que l’on ne saura jamais ce que devint le corps de Jésus parce que les documents se taisent. En vérité, ce monsieur est bien bon ; il y a dix ou douze pages des Évangiles qui disent clairement ce qu’est devenu le corps de Jésus!.»
II. Le corps N’A PAS ÉTÉ ENLEVÉ PAR LES JUIFS. « Cette hypothèse est ridicule de Ta part de l’incrédulité. Les Juifs auraient ainsi fourni des armes contre eux-mêmes. Ils détrufsaient k setle pièce à convictin qui pouvait anéantir le témoignage apostolique. Quand les apôtres prêchaient, les Juifs n’avaient qu’à les appréhender au collet, à leur faire voir et à montrer à tous le cadavre de leur Maître. S'ils ne l'ont pas fait, s’ils n’ont pas dépersuadé les apôtres, c’est qu’ils ne le pouvaient pas. IlValait mieux faire toucher aux apôtres le corps de Jésus que de les battre de verges. C'était un moyen bien plus sûr d'arrêter leur prédica-
éLail un tion et de refroïdir teur enthousiasme?.»
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Strauss prétend que le corps du Christ a été jeté à la voirie. C’est une supposition que contredisent le texte sacré, celui de la loi romaine et celui de la loi juive, Dans sa première Epitre aux Corinthiens (xv, 4), saint Paul, parlant de Jésus-Christ, s'exprime en ces termes :