‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 177 sur 275 · VALVEKENS, ouv. cit., pp · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv. cit., pp

evêques, peut, sans se tromper, proposer, commenter, expliquer les vérités révélées aux fidèles.

1) Lorsque Jésus-Christ dit à saint Pierre: (Tu es

Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, etles ;

portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle », il à promis et conféré l’ infaillibilité au chef des apôtres ainsi qu’à ses successeurs. En effet, par ces paroles, Pierre et ses successeurs devenaient le fondement inébranlable de l Église. Et s’ils ne sont pas à l’abri de toute erreur dans leur enseignement, ils ne méritent pas d’être appelés le fondement inébranlable, car ceux dont la doctrine est infaillible sont plutôt chancelants.

2) Le Sauveur s'adresse encore à Pierre dans les termes suivants : (J'ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point ; toi à MENT TO TONVET, confirme tes

frères. » ne. ns cette prière, Jésus demande que la foi

du chef des apôtres ne défaille pas, et cela, pour que Pier-

re puisse affermnir la foi des autres apôtres. Or la prière du Sauveur a dû nécessairement être -xaucée. C’est donc pour Pierre seul, en qualité de chef de l’Église, que Notre Seigneur a obtenu l’infaillibilité.

3) Après la résurrection Jésus-Christ confie à Pierre la charge de « paître ses agneaux et ses brebis ». Le chef des apôtres est donc constitué Te supréme pasteur. Comment pourra-t-il remplir cette fonction s’il conduit le troupeau dans les pâturages empoisonnés de l’erreur? Pour être vraiment un pasteur digne de ce nom il faut ,de toute nécessité, que Pierre puisse guider süûrement ses agneaux et ses brebis ; il faut qu’il soit en ‘état de leur dire sans danger d’erreur où est le vrai et le faux, où est le bien et le mal dont ils doivent se garder ; en d’autres termes, le chef de l’Église doit être infaillible.

4) C’est l’enseignement de la tradition. Les pères et les docteurs de l’Église reconnaissent l’infaillibilité du pape : « Rome a parlé, la cause est terminée », écrit saint Augustin. De son côté, saint Ambroise déclare que là « où est Pierre, là est l’Église ». D'ailleurs, les autres églises ont toujours recouru à celle de Rome pour trancher leurs controverses en matière de foi et l’on a constamment reconnu aux Souverains Pontifes le droit de condamner les hérésies sans recourir aux évêques. Ajoutons que le concile du Vatican a fait un article de foi de l’infaillibilité pontificale (18 juillet 1870). Avant lui, les conciles de Chalcédoine, de Lyon, de Florence et de Vienne ‘avaient rendu hommage à l’infaillibilité du chef de l’Église romaine.

5) La rgison réclame l’infaillibibilité du Souverain Pontife. Chef Ne l'Église, le pape doit.gyider, conseiller, éclairer, avertir, reprimander./ Comment pourrait-il remplir en toute hberté ces nombreux devoirs s’il n’avait pas reçu cette assistance spéciale appelée infaillibilité, en vertu de laquelle il ne peut pas se tromper lorsqu’il se prononce sur des questions de foi ou de mœurs ? Fe ue lui doivent les pasteurs, prêtres et

évêques, DR TRE CE restante, s’il ne pouvait l’exiger avec cette autorité impérieuse que lui donne l’infaillibilité.: Souvent, on contesterait ses ordres, et de là au schisrie, iln yaquunpas. Les autree TT NOT MT une autorité infaillible, nous offrent les tristes exemples de divisions intestines qui conduisent ordinairement à une ruine certaine.

ti LECTURES

MonsaABré, caréme 1£82, Deuxième conférence.

Besson, l’Église, Dirième conférence.

Boucaun, Le christianisme et les Temps présents, t. 1v., ch. 1v, v.

ss

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