Attitude de l'Église à l'égard de Ta créma
tivn.— Loin de favoriser la crémation) l Église s'y 0p-
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440 LEÇONS D’APLOGÉTIQUE
pose formellement ; car cette cou itume est d'origine païenne@En 1886, 1886, le Saint-Office a condamné la pratique dela crémati mation®, La même année, un nouveau décret de la même Congrégation ordonnait de prive” de la sepulture ecclésias le cadavre des fidèles qui Par leur propre volonté aurait fait choix de la créma-
tion, t-de-Noton ete certame” auptien Té jus-
qu'à la mort dans cette résolutio In troisième décret en 1892, 2, interdisait la célébration publique de la messe pour le repos de leur âme, Tout en à permettant en forme une privée: “déclarait en outre ee des derniers SCTC saciements, non seulément les on- € leur cadavre pour motif d'irréligion, mais celles ausst qui le feraient pour dés raisons d’un autre ordre, excepté le cas de BR dd que PÉglise défend, c’est la crémation pratiquée
mme rite normal des funérailles. Elle admet des exceptions, comme en temps de guerre, d’épidémie. De
plus, elle ne fra ec re-
e frappe que ceux.qui.s'en.rendent oo ment coupables et excuse les fidèles qui la subissent î uairement par contrainte physique ou morale RU Port V'EGe 'enpee TE niauton.
— l’Église est pleinement justifiable de défendre la crémation. Voici jes raisons qui nous montrent toute la sagesse de son attitudet.
L ANCIENNETÉ DE L'INHUMATION DANS LE CHRIS- TIANISME. a) Au témoignage des Actes des Apétres (v. 9, 10), de là première Épitre aux Corinthiens (M), et de l'Épitre aux Thessaloniciens (zv), i Église, dès l'origine, a pratiqué l’inhumation à l'exclusion de tout autre rite. Nulle part dans les catacombes romai.
+ 2 ne D ET or
1. Cf. Dict, Apol de la Foi cath., fase. VIII, col. 628-640 ; Fasc. IX, col. 641-644
nes ou les aires funéraires des chrétientés primitives. on ne retrouve des vestiges de |” incinération. Celle-ci est réprouvée par les apologistes « mation romme propre à notre religion. Les fossores étaient en haute considération. Et que dire de ce culte pieux dont les fidèles entouraient la dormition de leurs frères décédés. —
b) La pratique universelle de l’inhumation dès le commencement de l’Église n’était pas un usage libre parmi les chrétiens, mais bien une règle formelle; un de ces préceptes que les apôtres donnèrent eux-mêmes aux fidèles dès le berceau du christianisme. Sans quoi, on ne pourrait expliquer cette attache singulière à l'inhwmation dont faisaient prenve non seulement les fidèles mais encore les uéophy tes vivant en contrées païennes.
II. ‘SYMBOIISME DOGMATIQUE ET MORAL DE L'IN- HUMATION. a) Aux yeux des chrétiens la mort a un
doube caractère : caractère d’humilité et d'anéantissement, caractère de grandeur et d'immortalité ; elle ex-
prime la disso LE et Ja résu n : dissolution, parce
qu'elle est un châtiemnt où la. où la chair revient à à ja pous-
sière d'où elle a été t êté dirée: ré : résugrection, parce qu’elle
n ’atteint-pas l'âme qui Te ne Te le, et que la cadavre
lui-même est réservé à la résurrection future. Or la er ff
crémation exagère Tidée d': anéantissement Jusqu'à la fausser, et semble exclure toute idée de retour à la vie.
L'inhumationu, au contraire, symbolise bien cette double
signification de la mort ; le mot dortoir ou repos, expression si heureuse créée par Tes premiers chrétiens ex-
prime à merveille l’idée de dissolution, de résurrection, car là le fidèle sommeille (anéantissement, dissolution),
dans l'attente du réretl (résurrection, immortalité). On peut en dire autant des cimetières, ces champs bénits
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