I. LE RESPECT DUE À LA DÉPOUILLE HUMAINE
Le cadavre de l’homme a droit au respect /parce qu’il a été sanctifié par le a Je Das PE RER droit au respect parce qu'il a été le temple du Saint- Esprit.et qu il TEE un jour. Ce sont là autant de raisons capables de nous inspirer les sentiments les plus élevés à son égard. Ajout ns que la dépuillle humaine est parfois celle d’un êt été. Ilfaut bien laisser la nature consommer son œuyré de destruction, mais il ne convient pas d'y aider et de la hâter nous-mêmes.
IV. CARACTÈRE ANTIRELIGIEUX DE LA PROGA- GANDE POUR LA CRÉMATION. La plupart des partisans de l’incinération veulent substituer un symbolisme matérialiste, païen, au symbolisme spiritualiste et chrétien. Déja en 1886 le décret du Saint-Office constatait
que les promoteurs de la crémation étaient des hommes de foi douteuse ou affiliés aux sociétés secrètes. C’est ce que constataient plus tard le cardinal Richard, archevêque de Paris. et Monseigneur Chollet, archevêque de Cambrai. Vo : passage d’une circulaire des francs-maçons : « L'Église Romaine nous a porté un défi en condamnañnt la crémation des corps que notre société avait jusqu'ici propagée avec les plus beaux résultats. Les FF.'.devraient employer tous les moyens pour répandre l’usage de la crémation. L’ Église, en défendant de brûler les corps, affirme ses droits sur les vivants et sur les morts, sur les consciences et sur les corps, et cherche à conserver dans le vulgaire les vielles croyances aujourd’hui dissipées à la lumière de la science touchant l’âme spirituelle et la vie future. »
270. Insuffisance des raisons alléguées en faveur de la crémation.— Les adeptes de la crémation allèguent plusieurs raisons que nous allons examiner brièvement. Elles sont surtout d’ordre hygiénique.
T. MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE. Par leurs filtration, assurent-ils, et leurs émanations. les matières en putréfaction seraient un danger pour la santé publique.
RÉPONSE. a) Comment se fait-il que les peuples civilisés ne se soient pas aperçus plus tôt de ce grave danger ? Des peuplades moins avancées, voire sauvages, malgré leur ignorance, ont dépassé en cela les nations les plus policées, puisque pratiquant la crémation depuis des siècles, ils ont connu les influences délétères qui pouvaient menacer leur existence.
b) Les partisans de la crémation conviennent assez généralement que les cimetières de campagne, exposés le plus souvent au grand air et éloignés des habitations,
offrent moins de dangers. Ce qu’ils craignent, c’est la proximité des tomk 5 agglomérées dans les grandes villes. Mais ils sont bien en peine de nommer les maladies ou les épidémies causées normalement par un semblable voisinage. Qu'il y ait eu certains cas isolés, suspects, qui justifient une sage réglémentation, nous l’admettons; mais jamais ils n'ont pu prouver que partout où il y a agglomeration de tombes, il existe .une cause non pas constante mais même fréquente de mortalité. Et d’ailleurs, de l’aveu des hygiénistes, pour écarter tout danger, il suffit d'enterrer un peu plus avant. Et c'est ce que l’on fait. Aussi bien, — comme c’est l’habitude, — on établit les cimetières loin des centres populeux.
c) Les eaux de pluie, dit-on, en traversant les tombes, s’imprègnent de germes de corruption, et, quand elles arrivent aux couches imperméables, vont empoisonner les rivières et les puits. D’après les Drs Lacassagne et Dubuisson!, il est démontré, ni que les eaux pénètrent jusqu'aux couches imperméables, ni, si elles y arrivent, que les principes délétères dont on les suppose imprégnées, les accompagnent jusqu’au bout, à travers le sol «le plus parfait épurateur des eaux chargées de matières organiques » ; ni que les sels azotés, l’ammoniaque et autres impuretés analogues trouvées dans les puits et les rivières, proviennent les cimetières, ni enfin qu'ils soient en assez grande quantité pour créer un véritable danger. Ces deux célèbres practiciens apportent plusieurs témoignages de grande valeur à l’appui de leur assertion.
d) L'air, ajoute-t-on, est vicié par les exhalaisons des tombes. Voici ce que répondent les mêmes médecins :