‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 253 sur 275 · RENTE · texte numérisé non relu

RENTE

ger notre vbéissance. Ce n’est pas une obéissance quelconque dont l'Église se contente. Cette obéissance, elle doit être intérieure, intégrale, joyeuse et active.

i. Ixrérrux. Ce n'est pas une simple aftitude que l Église a le droit d'attendre de nous : un, silence respectueux ne suffit pas. Il faut s’abstenir de critiquer ses décisions, il faut les admettre comme elle veut qu’elles soient admises ; il faut condamner ce qu’elle condamne, et dans le sens qu'elle lecondamne. La dignité de catholiques nous interdit de mettre sur nos lèvres d’autres sentiments que ceux que nous avons dans le cœur.

II. inréGraLe. Notre obéissance doit être sgns réserve. Pas de partage, la vérite est une. Faire une sélection, ce serait introduire l'anarchie dans la pensée catholique. Nous n’avons pas à distinguer entre notre sens personnel et celui de l’Église.

III. Joyeuse. Notre obéissance ne doit pas être maussade, où empreinte de mauvaise humeur. Soyons contents qu’il y ait dans l’Église catholique une autorité doctrinale, qui, en s’affirmant, nous signale les écueils où, après tant d’autres, nous pourrions faire naufrage.

IV. Acrive. Cette activité est le contraire de la paresse intellectuelle et morale qui sévit malheureusement chez trop de catholiques de nos jours. Sûrs d’avoir la foi, ils ne font aucun effort pour l’éclairer et la fortifier ; aussi bien le doute les envahit parfois, et leurs croyances faiblissent petit à petit. Cette peur de l'effort intellectuel chasse naturellement l’effort moral. C’est dire qu’il ne faut pas parler du progrès dans la vie spirituelle ! D'autre part, cette activité dans l'obéissance concerne surtout les hommes d’études, les apo-

logistes. Que l Église donne certaines décisions parfois qui les contrarient, ce n’est pas une raison de tout abandoner. Ils devraient se convaincre que cette facon d'agir de l’Église leur rend le chemin plus facile puisqu’ils savent par elle où est le péril’.

280, Nuas devons prier pour l’Église.-— « Prier pour ! Éy'ise est bien la meilleure manière de lui témoigner notre affection. Mais pour qui faut-il spécialement prier? Pour le pape, d’abord, qui est notre Père à tous : en qualité de Chef de l’Église il y a une lourde responsabilité, d’écrassants soucis ; il a besoin qu’on prie pour lui et à ses intentions. Prions ensuite pour les évèques, et pour le nôtre en particulier. Prions pour les prêtres, pour les religieux, pour tous les fidèles, spécialement pour ceux qui nous sont chers, et surtout pour ceux d’entre eux qui seraient en état de péché mortel! »

200. Conclusion de la deuxième partie.— /l est raisonnable, voire obligatoire, d’embrasser le catholicisme, telle “est la conclusion de là déuxième partie de ce manuel. Venu en ce monde pour sauver les hommes, Jésus-Christ devait nécessairement les mettre à même de se servir des moyens à eux offerts pour arriver au salut. Ces moyens, c'est la mise en pratique de sa doctrine. Mais cette doctrine elle-même eût été inefficace s’il ne l'avait pas confiée à une société avec la mission spéciale de l’enseigner et de la défendre. C’est que Jésus-Christ a

1. Cf. Revue pratique d'A pologétique, er août 1907, pp. 599-601.

2 ABBé Pory, Instructions religieuse, La vraie religion, p. 243. Les exigences de l'Eglis: : la foi, l'oléissance religieuse, le culte, D. SERTILLANGES, terne de la Jeunesse, 25 dec. 1913. Conseils à de jeunes étudiants, Mer DerLoice, ibid, 25 juin 1913. Humailité, LACORDAIRE, ibid., 25 mai 1912.

fait en fondant son Église (xxxirI-xxxve LEÇON). Mais sur la terre il y a plusieurs sociétés religieuses qui se réclament de lui comme leur fondateur. Il fallait donc donner à l’Église véritable des caractères distinctifs qui permettent aux fidèles de la recon : ître sans se tromper (xxxve-xxxvirie LEÇON). Ces caractères, seule l’Église Romaine les possède (xxxixe-xLe LEçon). En plus elle jouit d’une autorité infaillible et ses enseignements sont parfaitement conformes à la raison (xLe-xLIxe LEÇON). L'Église Romaine a toujours encouragé la science, elle n’a cessé de s'occuper des intérêts spirituels, voire temporels de l’humanité. Et quelles que soient les accusations calomnicuses lancées contre elle, elle n’en reste pas moins la grande bienfaitrice du genre humain. Aussi a-t-elle droit à notre reconnaissance, à notre respect et à notre obéissance (Le-zxtre LEÇON).

LECTURES

Le rôle des laïques dans l’Église, GxorGE Goyau, Revue des Jeunesse, 25 nov. 1916.

Omnia restaurare in Christo, OLLÉé-Larruxer, La vitalité chrétien L

Les laïques et les études religieuses, D'AULNY, L'ignorance religieuse chez nos contemporains, p. 25.

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