‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 45 sur 275 · Rouparx, ouv. cit »D.66. S. Th. Ila, Ilæ, Q,S1, art · texte numérisé non relu

Rouparx, ouv. cit »D.66. S. Th. Ila, Ilæ, Q,S1, art

Parmi les intellectualistes prennent place les panthéistes, qui absorbent le monde en Dieu, les matérialistes, qui n’admettent d’autre religion que la connaissance empirique de Ja nature, les positivistes, d’après lesquels, seul le matériel, le sensible, est objet de science, et aussi, tous les fondateurs de religions dites humanitaires, de construction récente, essais toujours velés et toyjours stériles de synthèses religieuses. La 48 a une valeur objective. — Indéendamment des affections, aspirations, émotions dites religieuses de l'humanité, il existe en dehors de l’homme un Dieu qui est l’objet de sa louange, de son amour, de son service, de sa foi et de son culte Que ce Dieu ait une existence réelle, objective, distincte de l’univers, et la philosophie et les sciences de la nature le prouvent amplement. Or Dieu est la raison d’être de la religion.

De plus, «la tendance naturelle et nécessaire de l’homme vers la béatitude, c’est-à-dire vers un bien proportionné à la capacité de ses facultés et requis pour l’apaisement de leurs opérations, ne peut recevoir sa pleine satisfaction que dans la pleine possession du vrai et du bien infini, concret, indépendant de l’homme et distinct de ses concepts.

« En effet, sans fin dernière objective, l'opération humaine demeure inintelligible, faute de raison suffsante... de plus aucun bien créé ne peut satisfaire l’homme en rassasiant adéquatement ses facultés.

« Et comme il ne se peut qu’un désir rationnel, indestructible, inné, essentiel à la nature humaine, soit frustré, il faut que l’objet religieux existe indépendamment de nous, pour réaliser les conditions de cette béatitude !.»

Page 1