‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 51 sur 275 · TRE · texte numérisé non relu

TRE

Il faut y joindre le culte intérieur qui en est l’âme et le fondement. aa No

III. Pourquoi Dieu exige-t-il un culte extérieur, n'est-ce pas parce qu’il ignore nos ‘dispositions intérieures ?

RÉPONSE. — Dieu scrute « les reins et les coeurs». Et donc, les hommages extérieurs, il les commande non Parce qu’il ignore nos dispositions intérieures, mais Parce que c’est son droit, et Pour nous, un moyen de confesser notre entière dépendance à son égard, comme nous l’avons démontré plus haut (50).

IV. La prière de demande, une des formes du culte extérieur, est injurieuse à Dieu puisqu'elle suppose qu’il ne connaît pas nos besoins ou qu'il n’y a pas pourvu Ë elle est encore inefficace, parce que les décrets de Dieu sont immuables, et PER. il nous est impossible de les changer par nos supplications.

RÉPONSE. — a) Il serait impie et blasphématoire de dire que Dieu ne connaît pas nos besoins et qu’il n’y a pas Pourvu. Nous sommes des indigents, et pour que nous ne fussions pas exposés à oublier notre état, Dieu, dans Sa Sagesse, a subordonné certaines faveurs à la demande expresse de ses créatures raisonnables. En étant obligés de recourir à sa libéralité par nos prières, nous ne Pouvons pas perdre de vue notre infériorité

b) Est-il plus indigne de l’homme de demander à Dieu que de solliciter les faveurs des puissants de ce monde? Au reste, « la prière, par sa propre vertu, relève, épure, soulage, console, fortifie, transforme l’âme humaine. N est-ce pas déjà un assez beau résultat ?» (MonsaBré).

c) Les décrets de Dieu, ils sont sans doute immuables, Et nos prières, si ferventes soient-elles, ne les change.

er

ront jamais. Mais, comme le dit à ce propos saint Tho-

mas, nous prions pour obtenir ce dont l’accomplisse-

ment, dans le plan divin, a été subordonné à la prière.

Ainsi de toute éternité Dieu savait que dans telle occa-

sion nous ferions telle ou telle prière ; ilen a tenu comp-

te dans le plan qu’il a tracé au monde. Par exemple

il a décrété qu’une guérison serait obtenue parce qu’on

la demanderait, et lorsque la grâce est accordée, Dieu ne

fait que réaliser son plan, il n’y déroge nullement. Ë 53. L’indifférence en matière de religion. —

L'indifférence en matière religieuse est de deux sortes :

absolue et relative. fL’indifférence absolue consiste à

écarter systématiquement toute question religieuse.

ÀL’'indiférence relative, tout en admettant 17 nécessité

de Ïà religion; éligions sont = bonngs. Lo pl nos on mL Y Bus à

f À. L'iINDIFFÉRENCE ABsOULUE.— 1) Cette indfffé- 221 ec \ rence est une folie, La question religieuse s’impose à

(2 }l'atteution de tout esprit tant soit peu soucieux de son Poe

. 2% L] | propre bonheur et de celui de la société. C'est donc Fa faire preuve d’une intelligence déséquilibrée que de s’enfermer dans une indi is aloi à son \ égard.

2) Elleest aussi dangereuse parce qu’elle expo l’homme à de terribles châtiments. N'Ést-ce Pas risquer son avenir éternel que de laisser complètement de côté la question si importante du ciel, de l'enfer, dont l’exis- +,

. Le —___—.

tence ne fait pas doute?

3) De plus il est extrêmement injurieux à Dieu que

/ ses A res ne se soucient pas”’de le ser- TM vir par un culte convenable. LE.

B. L'INDIFFÉRENCE RELATIVE. Elleest une impiété une injustice et une absurdité. -

me

rar tiéhafinet béniel aisée 2712

200 ir me mn

1) Une impiété. Ilest impie de prétendre que Dieu a laissé à natre libre choix la manière dont nous devons l’adorer. Si toutes les religions sont bonnes, Dieu a commandé aux hommes les cultes les lus ridicules et les plus coftridictoires.… Cela répuune à sa sainteté.

2) Une injustice. En admettant l'indifférence relative, il faudrait mettre au même rang Jésus- ist et Mahomet, le Coran et Éd ee plus injurieux pour N otre-Seigneur?

3) Une absurdité. Dans les différentes religions qui se partagent le monde, on rencontre les dogmes les plus contradictoires. Ainsi pour le polythéisme, 1 y a plusieurs dieux, pour le monothéisme, il n'y en a qu’un seul. Ilest évident que ces deux te Pose vent être vraies. TE Re Re

L'homme est donc obligé de servir Dieu, et de la fa çon voulue, par Dieu. Or, parmi toutes les religions existantes, une seule est la véritable. Laquelle ?

+ , TR n mm Nous le démontrerons dans la suite de cet ouvrage.

LECTURES

L'inuianta! {ic

‘ cine et la pr icre, G. ù ORTAIS, La Providence et le Mir té ts 5} ï { LEE FLE .

La prière du corps, Mon D'Hvisr, Conf. N.-D. 1893 p.27. “Je prie le bor Did che- moi”, Mar Gin1er, Objections, t. I, p. 254

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