‹ Leçons d'optique physiqueChapitre 31 sur 168 · F#Uupiac«|^ m tetete* Bii-paptlMi de Brairato · texte numérisé non relu

F#Uupiac«|^ m tetete* Bii-paptlMi de Brairato

M. Bravais a construit un polariscope qui permet de distinguer facilement la lumière polarisée rectilignement de la lumière polarisée elliptiquement ^'^ Cet appareil est formé d'une lame de mica ou de

t'î Ann. de chim. et fie phyg. , ( 3 ) , XUII , i :iy .

136 POLARISATION GHKO.MATIQUE.

sulfate de chaux d'une épaisseur telle qu'elle produit dans la lumière jaune une différence de marche égale à j entre le rayon ordinaire et le rayon extraordinaire. Si, au sortir de la lame, on reçoit la lumière sur un analyseur dont la section principale est parallèle au plan primitif de polarisation, les rayons jaunes manquent dans l'image extraordinaire, qui présente alors une teinte particulière qu'on désigne sous le nom de teinte êetuible, parce que le moindre changement dans l'épaisseur de la lame ou dans la polarisation des rayons incidents sufBt pour faire varier cette teinte d'une manière très-appréciable. Supposons, pour plus de simplicité, que la lame soit du sulfate de chaux : elle doit alors être taillée parallèlement à l'axe. On la coupe en deux par une section AB (fig. i tourne l'une des moitiés I de façon que les sectio des deux moitiés de la angle droit. Si la lame es si c'est par exemple du i âtre taillée pandlèlemeii '''*■'■'■ sections principales du c

peut considérer l'un dea axes contenus dans cette secl comme jouant le m^me rôle que l'aie unique dans la I de chaux.

Supposons qu'au sortir de ta double lame la lumière soit reçue sur un analyseur dont la section principale est parallèle i la bissectrice des axes des deux moitiés de la lame. Si la lumière qui tombe sur la lame est polarisée rectilignement, chacune des images de l'analyseur est en général composée de deux moitiés teintes de GOtdeurs différentes; mais en faisant tourner simultanément l'analyseur et la lame, de façon que la section principale de l'analyseur reste parallèle à la bissectrice des axes des deux moitiés de la lame, il est toujours possible de trouver une position dans laquelle chacune des images de l'analyseur présente une teinte uniforme qui est la teinte sensible pour l'image extraordinaire. Cette position est cdle oà la section principale de l'analyseur est parallèle au plan primitif de polarisation. Il n'en est plus de même lorsque la lumière est po-

APPLICATIONS POLARISGOPIQUES. 137

larîsée eiliptiquement; car alors les deux composantes du rayon suivant les deux sections principales de la lame présentent une certaine différence de phase, et par suite les deux moitiés de l'image extraordinaire, quelle que soit l'orientation de l'analyseur et de la lame, présentent toujours deux teintes différentes qui sont l'une audessus, l'autre au-dessous de la teinte sensible. On peut ainsi reconnaître une très-faible polarisation elliptique.

Pour mesurer la différence de marche des deux composantes du rayon elliptique, Bravais dispose en avant de la double lame un système formé de deux compensateurs de Babinet croisés de façon que si, dans le premier compensateur, le grand côté AB (fig. 16)

de la base du prisme antérieur est parallèle à l'axe, dans le second compensateur le grand côté A'B' du prisme antérieur soit perpendiculaire à l'axe. Si les parties centrales des deux compensateurs, MN et M'N', se correspondent exactement, l'effet produit par le système des deux compensateurs est nul.

Mais si on déplace l'un des compensa- F.g. 16. teurs par rapport à l'autre, le système

équivaut dans la partie commune à une lame de quartz d'une épaisseur constante et proportionnelle au déplacement.

On peut, d'après ce que nous venons de voir, en déplaçant l'un des compensateurs d'une quantité convenable , détruire la polarisation elliptique et ramener la lumière à la polarisation rectiligne , ce qu'on reconnaîtra à ce que , la section principale de l'analyseur étant parallèle à la bissectrice des axes de la double lame, les images de l'analyseur présentent des colorations uniformes et l'image extraordinaire possède la teinte sensible. On peut calculer la différence de marche des composantes du rayon elliptique suivant les deux sections principales de la double lame d'après le déplacement du compensateur; il suffit pour cela d'avoir déterminé préalablement la grandeur du déplacement qui correspond à une différence de marche

égale à ~ • Les deux composantes du rayon elliptique sont d'ailleurs

toujours de même intensiié, puisque la section principale de l'analyseur fait des angles égaux avec les deux composantes.

Lorsqu'on opère avec la lumière blanche, le procédé de Bravais est au moins aussi précis que celui de M. Jamin. Mais, lorsqu'on veut opérer avec la lumière homogène, la méthode de Bravais est inapplicable et l'appareil de M. Jamin permet seul de déterminer les états de polarisation des diverses couleurs, états qui sont souvent fort différents.

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