‹ Leçons de botaniqueChapitre 43 sur 148 · RÉSULTATS DU DÉVELOPPEMENT · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DU DÉVELOPPEMENT

k fleur*.

Intermédiaire*.

Manière de dutinguer le» diverxi aorte» de bourgeon».

Rameau* bisannuel».

ne doit en sortir qu'un rameau à peu près réduit à des organes floraux ( gemma (lorifera, fructifera).

Ici encore, il n’y a cependant rien de bien tranché. Les écailles, comme vous le savez, ne sont autre chose que des feuilles avortées, mais le défaut de développement n’est jamais aussi sensible chez les supérieures que chez les inférieures, et, dans bien des cas, les premières différents! peu des feuilles véritables, qu’on ne sait si le bourgeon doit être appelé mixte ou simplement à fleurs; enlin , dans certains individus, on trouve tout à la fois des bourgeons à fleurs et d’autres décidément mixtes.

Dans nos arbres fruitiers, les bourgeons à bois, ceux d’où sortent les branches sans fleurs que les jardiniers appellent gourmandes, se reconnaissent à leur forme allongée et pointue; les bourgeons à fruits se reconnaissent à leur forme arrondie, et enfin les bourgeons mixtes à leur forme intermédiaire.

De même qu’une tige herbacée déterminée peut végéter deux ou trois ans avant de donner les fleurs et les fruits qui doivent mettre un terme à son existence, de même aussi le rameau ligneux et déterminé qui sort d’un bourgeon il écailles peut ne pas arriver à son terme, c’esl-â dire à la fleur, dans l’année même où il a commencé à se développer ; dans ce cas, un nouveau bourgeon écailleux se forme à son extrémité, c’est-à-dire au point où la végétation éprouve uu temps d’arrêt, et c’est de ce bourgeon que sort la fleur. Chez le Bouleau ( Betula alha), dit M. J. de Tristan, le rameau de l’année se termine par le bourgeon d’où sortiront les fleurs l’année suivante : mais ici se présente une singularité assez remarquable, ce sont des fleurs mâles qui naissent du bourgeon terminal ; quant aux femelles, elles naissent des bourgeons qui , dans le courant de l’année précédente, ont paru à l’aisselle des feuilles dont le bourgeon à fleurs mâles

DES BOURGEONS ECAILLEUX .

clail précédé; par conséquent ici, les fleurs mâles cl les B

fleurs femelles apparliennenl à deux générations différentes, et les femelles reçoivent la fécondation des mâles, dernier résultat de la génération même qui lésa produites.

Lorsque d’un bourgeon mixte ou simplement à fruits rj 1 m r « H«nt te il sort plusieurs fleurs pédonculées ou sessiles, il est bien évi- l"'n‘* dent que ce bourgeon renfermait plusieurs générations à la fois; car, ainsi que je vous l’ai démontré, il ne saurait y avoir plus d’un axe dans une disposition de fleurs quelconque , sans que l’un naisse de l’autre.

Dans ceux de nos arbres où il existe des bourgeons à fleurs, tels que les Pêchers (stmygda(us Persica, L.), et les Amandiers ( Amygdalus cotnmunis), ils se développent ordinairement avant ceux à feuilles. On voit ce même phénomène se reproduire chez les arbres des tropiques, qui, par la sécheresse, perdent leurs feuilles au mois de mars, pour ne les reprendre qu’en octobre ; mais ici , à cette première singularité s’en joint une autre qui n’est pas moins remarquable . non -seulemen l les liourgcons a fleurs se développent *

avant ceux a touilles, mais encoreils n attendent point, pour rrlr"‘ 'j£ '""'r-*" se développer, que les premières pluies soient tombées; c’est avant le retour si désire de la saison des eaux qu’on voit une profusion de fleurs brillantes couvrir les arbres du désert de Minas, qui n’ont point encore repris leurs feuilles. Ce fait pourrait confirmer l’opinion de M. de Candolle, qui pense que, quand les bourgeons à fleurs se développent avant ceux à feuilles, c’est qu’ils sont nourris par des sucs accumulés, l’année précédente, dans leur voisinage. On pourrait de- ’«

mander, cependant, si quelque chose indique l’existence de ces dépêts de sucs, et pourquoi il ne s’en forme pas aussi bien dans le voisinage des bourgeons à feuilles que dans celui des bourgeons à fleurs.

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