‹ Lecoņs de chimie appliquée à l'industrieChapitre 114 sur 295 · TABLEAU UE LA SAVEUR DES DIFFÉRENTS SELS · texte numérisé non relu

TABLEAU UE LA SAVEUR DES DIFFÉRENTS SELS

Sels d’alumine. ...

- de magnésie saveur astringente.

- de potasse et soude.! amere

- de chaux.... ~ vanable-

- de plomb ~ P,(lua“te.

‘ ~ sucrée, puis âcre et styptique.

! poi table qu on appelle saveur métallique

dans ce hqu.de. En général,!» solubilité d’un sel augmente av6e

mante^diHérente0 Le sulfat^de^ “ C°mpol tent d une

3S";leSUlfate de soude présente^n

néLTIba“se!tnf deh£lae«„t. Ul “ * *’ “ «*•

et qu’il ait de l'affinité pour l’eau 1-, ’ .Ir,a*s> f1 Ie sel est anhydre d'un dégagement de chaleur ^‘ssolul.on est accompagnée

Jtok chaud Z refroidU ‘f501'*1™ d'un s«' sa-

me agitation vive du liouide J r]S SUrSatur^e; Souvent alors oo.rps «ranger ou mieux d’un’crista! du “l “suffit ** IUi,d’Un limer la cwtallisation instantanée. ’ ™ P deler‘

ne cristallisera pas. Mais dès que nous briserons la pointe du tube, la rentrée de l’air produira une agitation qui déterminera la cristallisation immédiate et complète du sel.

298. Eau d’interposition. Eau d’hydratation. — Lorsqu’un sel cristallise dans l’eau, il entraîne toujours avec lui une

Fig. 146. — Sursaturation du sulfate de soude.

certaine quantité du liquide. Lorsque l’eau est seulement interposée entre les différentes couches de molécules dont 1 ensemble forme le cristal, on l’appelle eau d’interposition ; c est elle q«% en se vaporisant, fait décrépiter certains sels quand on ^ Ç^aulle.

Un grand nombre de sels contiennent l’eau à un autre état qu’à létal d’eau d'interposition; ils sont combinés avec elle et sont de véritables hydrates. Cette eau est appelée eau id hydr* talion. C’est ainsi que le sulfate de magnésie cristallisé cont.cnt

SELS EFFLORESCENTS. 22f

sept équivalents d’eau d’hydratation à la température ordinaire 299. Eau «le constitution. - L’eau d’interposition et l’eau’ d hydratation peuvent, à l’aide de la chaleur, être enlevées à un sel, sans que ses propriétés chimiques soient modifiées; si on le dissout de nouveau dans l eau et qu’on le fasse cristalliser il reprendra en cristallisant la quantité d’eau qui lui avait été enlevée

cornai r^amT qUe reaujoue unrôleplus essentiel dans la composition des sels, et que, si l’on vient alors à la leur enlever

leui s propriétés soient radicalement modifiées. Elle est dite alors eau de constitution. Le phosphate de soude du commerce con tient vingt-cinq équivalents d’eau ; vingt-quatre peuvent lui être enlevés impunément, sans que ses propriétés soient changéesaïs il ne peut perdre le vingt-cinquième sans être radicalement

300 Set en16" éqUiValei!t 6St reaU de institution du sel.

> e florescentg. Sels déliquescents. Certains

sels exposés à l’air peuvent, comme le carbonate de soude, céder' n r,V 7, T"6 Par“e de reaU <IU'ils ““tiennent, perdre une

part,e de leur transparence et se transformer même en poussière

ls sont dits alors sels efficients. D'autres, au contraire comme le carbonate de potasse, absorbent l’humidité de l’eau et s’v dissolvent peu à peu ; ils sont dits déliquescents y

301. Action .le In chaleur »„r le» »cl». La chaleur dé compose un grand nombre de sels; mais, avant de se décomno scr, ils éprouvent une véritable fusion. Il v a lieu de détint/ deux phases dans celte fusion. Lorsque le sel est hydraté vJ de la chaleur commence par séparer de lui lt . d h a ! “ dans laquelle i, se dissout. On^t ^ quTsuw/

,77e. - L'acli°" de la chaleur continuant, l’eau s évanore"

pelle la6;:™ ^ * n°UÏCaU 61 SUbU “ ai>’

L“c,ime' “u7mvos>-

;Iec trique la dissolution d’un sel dont le métal ne lé C0Urant ■as l’eau 4 la température ordinaire, on o” l sur ™°?T Jégalive le dépôt du métal du sel, sur 1 é ode n„ r °d<i egagement d’oxvgène et la présence do l’acide du sel LV “ icnce peut être faite de la manière suivante Xpe’

In tube en U (fîg. 147) contient une dissolution de sulfite a -re: en a et » piongen, des bis de platine

Fig. 147. — Décomposition d’un sel par la pile.

avec les pôles d’une pile. Dès que le contact est établi, on constate autour du fil 6 un dépôt de cuivre, autour du fil a un dégagement d’oxygène, et l’on peut reconnaître que la liqueur est devenue acide en a. Si, au lieu d’employer des fils de platine, on se sert comme électrodes de fils attaquables par l'action combinée de l’oxygène et de l’acide qui vont au pôle positif, de fils de cuivre, par exemple, on s’aperçoit qu’il n'y a plus de dégagement d’oxygène au pôle positif et que l’électrode positive se dissout.

L’explication de ce phénomène est facile à saisir; l’oxygène, à mesure qu’il arrive au pôle positif, se combine avec le fil de cuivre, y forme de l’oxyde qui se combine lui-môme avec l’acide sulfurique accompagnant l’oxygène et donne naissance à du sulfate de cuivre. Celui-ci se dissout et entretient la saturation de la liqueur.

Il est des dissolutions qui, soumises à l’action du courant, semblent donner lieu à des résultats différents de ceux que nous venons d’étudier, quoiqu’en réalité elles obéissent à la loi générale. Mettons dans le tube en U de la figure 147 une dissolution de sulfate de potasse et colorons la liqueur avec quelques gouttes de sirop de violettes, dont la propriété est de rougir en présence des acides et de verdir en présence des bases. Faisons passer le courant et nous constaterons que le liquide devient vert autour du fil b, contre lequel se dégagent des bulles d’hydrogène, qu’il devient rouge autour du fil a où se produit de l’oxygène. La coloration verte de la liqueur en b nous indique la présence d’une base, la potasse; la coloration rouge en a nous indique la présence de l’acide, l’acide sulfurique. Ici donc, la base semble avoir résisté à l’action décomposante du courant et sêtie seulement séparée de l’acide avec lequel elle s’était combinée. 11 n’en est rien cependant ; les phénomènes se sont passés à l’origine, comme dans l’expérience faite sur le sulfate de cuivre ; l’oxygène et l’acide sulfurique se sont rendus au pôle positif o, le métal de la potasse, le potassium, au pôle négatif 6; mais ce corps, ayant la propriété de décomposer l’eau à la température ordinaire, s’est emparé, en arrivant en b, de l’oxygène de 1 eau

Page 1