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VERRES INCOLORES

398. Les verres incolores ordinaires, que l’on emploie pour les vitres, les glaces coulées, la gobeleterie, sont des silicates doubles de chaux et de potasse ou de soude. Aussi les matières premières employées pour la fabrication sont-elles de la silice, qui oi être aussi incolore que possible, de la potasse ou de la sou e e

de la chaux. . t ,A

La potasse est beaucoup moins employée maintenant qu

soude : elle est prise à l’état de potasse perlasse ; poui le \erre de Bohême on se sert de la potasse provenant delà cendre u bois du pays ou de la Hongrie. La soude est employée, soit a

fabrication du verre. 27t

méh^TtoiS^Z,"^ g hZi“e^r£itIrl

W“m qui est ménagée dans la paroi du four P

de pTtasTe oVde so"ûde ffo/", T'* dfC°mp°Se carb™at“ soude qui s'unissent au sli,, ï des silicates de potasse ou de

la silice sur la chau‘ ou su ie V Sl“ux fo™é P^Hon de

bonique qui se dégage sert à brZTlTn^tïT T

Cra s,:' rpb? ,e “*'■ * -Æ

tsure-que l'acfion de ^ la chaleur ,ePr< ï“ 16 T'™6 Cffe*' A témoins bulbeuse, s'éclaircit s’arfin»P|° °ng?’ " matlere devient ILe fiel de verre, qui es un 1 F “? “ne grande fluidité. -Icalins content™ ,es p S*1 el da dorures ■ :1e la masse fondue et on l'enlève a P yeS’ monte a la surface

l'affinage est suffisante ^uTieTau ZtT ” ? ^ Q"a"d e3ntre douze et vingt-ouatre hp,,™ , ? 1 Un temPs variant

'■abaisser de maniéré TZlrZ^êZ ^ '^rature pui permet de le travailler • n • a consisfance pâteuse

nous allons décrire pour lespWdp^^^ que

fabrication des verres a vitres.

■nToStm premièm emp,0ïées e d vitres

Sable

Sulfate de soude \ 100 parties.

Carbonate de chaux

Coke deviné à aider la réducYi™ d'u’ ‘sûifaYe’ de' soude' * ’ ‘ Bioxyde de manganèse destiné à corriger la teinte ..V/ tre des verres à base de soude.../ ° TCrda

fondu eAffiné.YTrava^cwnmeéKe! IIctntYiaqittiset

se trouve un plancher B (fîg. 173) en fonte ou en pierre, situé à 2ra,5 du sol. Chaque creuset est desservi par un soufflet et un aide appelé le gamin.

Le gamin retire une certaine quantité de verre du creuset en y plongeant un tube creux en fer appelé canne (flg. 174), et terminé par une parlie renflée appelée le nez. Ce tube est entouré à sa partie supérieure d’un manchon en bois qui permet à l’ouvrier de le manier sans se briller.

Le gamin, après avoir arrondi la masse vitreuse suspendue à la canne, en la faisant tourner dans un bloc creux de bois mouillé D (fig. 173), et l’avoir échauffée à l’ouvreau, la passe au souffleur. Celui-ci, en soufflant dans la canne^ gonfle la masse vitreuse qui est suspendue à son extrémité et en forme une poire. 11 relève ensuite rapidement la canne en l’air et souffle une hernie qui s’affaisse par le poids du verre et ne s’étend que dans le sens horizontal. Puis, abaissant la canne en la balançant comme un battant de cloche et soufflant dedans, il donne successivement à la masse vitreuse les formes que représente la figure 175, et arrive à en

faire un cylindre terminé par deux parties arrondies.

Pour percer ce cylindre, l’ouvrier eu place l’extrémité op-

Fig. 174. — Canne de -verrier.

fabrication du verre. 273

posée à la canne dans l’ouvreau, afin de ramollir par la chaleur la partie arrondie; en soufflant ensuite dans la canne, il produit une ouverture que l’on régularise avec des ciseaux. Après refroidissement, on pose le cylindre sur un chevalet en bois, et on

Fig. 175. — Fabrication des vitres.

détache la seconde partie arrondie en enroulant, suivant la circonférence, un fil de verre chaud qui détermine une rupture nette. On le fend ensuite dans sa longueur en promenant dans son intérieur, le long d’une même arête, une tige de fer rougie au eu , un des points chauffés étant mouillé avec le doigt le \ erre éclate suivant la ligne parcourue par le fer chaud. Souvent aussi on fait ce trait au diamant.

11 s agit maintenant de transformer ces manchons fendus en une feuille plane de verre à vitres.

A cet effet, on les porte au fourneau d ’étendage où ils subissent une température assez élevée pour les ramollir ; pendant le ramollissement, l’ouvrier les amène l’un après l’autre sur une plaque plane qui est située au milieu du four; puis, avec une règle en bois il affaisse les deux côtés qui cèdent au poids de la règle 11 prend ensuite une barre de fer terminée par une masse du’ mCmc mêlai, dont l'un des cotés est très-poli • il appuie ce côté -sur le vejre cl le passe rapidement sur toute sa surface de ma-

nière à la rendre parfaitement plane. On pousse ensuite la feuille de verre dans un second compartiment du four, où la température est moins élevée et où elle se recuit.

402. Les verres à vitres cannelés se font de la même manière, avec cette différence qu’au commencement du travail, quand la masse vitreuse ala forme d’une poire, on la souffle dans un moule en fonte ou en bois qui imprime les cannelures : celles-ci se conservent pendant la suite des opérations.

403. Les verres àvitres de couleurs sont colorés par des oxydes métalliques. Ils sont de diverses sortes : les uns présentent une coloration dans toutes leurs parties, ce sont les verres colorés dans la masse ; les autres sont formés d’une couche de verre coloré appliquée sur le verre incolore. On les désigne sous le nom de verres plaqués, doublés ou a deux couches.

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