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Propriétés physiques et chimiques .lu ploml

Il est gris bleuâtre et très-brillant, quand il est récemment

coupé. La densité du plomb pur est 11,35; celle du plomb du commerce peut s’élever jusqu’à 1 1,455. Le plomb n’a pas d élasticité, a une ténacité très-faible et peut être laminé, mais son défaut de ténacité empêche qu’on l’étire en fils fins.

Le plomb fond vers 330° el commence à émettre des vapeurs au rouge.

11 s’oxyde et se ternit à l’air, mais l’action s’arrête à la surrace : son oxydation est très-rapide quand on fait intervenir la chaleur. Le plomb forme avec l’oxygène quatre oxydes : celui que l’on désigne ordinairement sous le nom de sous-oxyde de plomb (Pb20), et qui devrait être appelé protoxyde ; le protoxyde de plomb, qui est connu dans le commerce sous les noms de massicot et de litharge (PbO) ; le bioxyde ou acide plombique (PbO'2), et le minium qui est un oxyde intermédiaire entre le protoxyde et le bioxyde (2Pb0,Pb02).

45t. Le massicot se produit quand on chauffe au contact de l’air le plomb liquéfié; c’est un oxyde jaune, très-fusible : chauffé dans un creuset de terre, il s'unit à la silice et à l’alumine de ses parois, et forme à la surface de celles-ci un enduit vitreux très-éclatant. Le creuset se perce souvent pendant cette réaction. Le massicot, qui a subi la fusion et se trouve cristallisé en petites lames, s’appelle litharge. Sa couleur est jaune rougeâtre. La litharge sert à la préparation des sels de plomb; elle entre dans la composition de quelques verres; elle est la base des emplâtres pharmaceutiques. On prépare avec elle plusieurs couleurs jaunes qui sont employées dans la peinture à l’huile.

L’une d’elles est connue sous le nom de jaune minéral ; c’est un composé de chlorure et d’oxyde de plomb que l’on obtient en fondant de la litharge, du minium ou de la céruse, avec du sel marin ou du sel ammoniac. Il y en a plusieurs variétés connues sous les noms de jaune de Turner, jaune de Kassler ou de Cassel, jaune de Paris, jaune de Vérone.

Le jaune de Naples est une combinaison d’acide antimonique et d’oxyde de plomb obtenue en calcinant à Pair un mélange de plomb et d’antimoine.

452. Le minium est le résultat de l’oxydation du massicot. Pour le fabriquer, on transforme d’abord le plomb en massicot en le fondant dans un fourneau à réverbère où il s’oxyde. Puis, après avoir séparé le métal non oxydé de l’oxyde par un broyage

extraction du plomb. 31j

entre deux meules sous un courant d’eau, on met le massicot danS des caisses couvertes en tôle, et on le soumet à l’action de ara une température inférieure à celle à laquelle le plomb : S GSt °^dé- » se suroxyde et se transforme en une subaS

^ rouge appelée minium : on a du minium à un, à deux à trois

a cinq, a huit feux, suivant qu’il a été calciné un nombre de fois . plus ou moins grand. e 101S

Le minium est, en raison de sa belle couleur, employé pour colorer es pap.ers de tenture, les cires molles et les cires à cà

Jement; ^

he blanche d'hydrate et de carbonate d'oxyde de nlnmh u

tr dissof"’ s:;:sr

ont pas cette propriété : c’est ce qui fait eue 1p« i ’

omb peuvent dire employés à la conduite dès ea« dT™ “ de rivières dont on se sec, comme eaux p0 abTes L as eaux pluviales sur le plomb est 1 ■ L ÜOn

altération des toitures en plomb. ' pnncipaIes causes

L’acide sulfurique faible n'attaque le plomb, même àrh,, i i au contact de 1 air; concentré et bouilhnl il r n * lau^’

-an. de l'acide sulfureux et du “de ’&r ;ue le dissout facilement en donnant de iw ’ , ,de ozo' bioxyde d’azote ; l'acide chlorhydrique la a t d ti *

-le sur lui à l’abri du contact de l’air. 1 Ü l°ü Sen~

EXTRACTION DU PLOAIB.

;o4. Le plomb existe dans la nature h i wnb ou galène, à l’état de carbonate^ ^phosphate^ /d^arsé-

"e mastlc est, du reste, avantageusement remplacé m,i„.

- 2 part.es de sulfate de plomb calciné et brové li Par un mélange

se, 13 parties d'huile de lin. ^ ’ * Pai*ies de bioxyde do nian-

Le carbonate s’exploite, chaque fois qu’on le rencontre, en le chauffant avec du charbon; le sel se décompose, et l’oxyde est réduit par le charbon ; le métal liquide se rassemble dans le creuset.

La galène ou sulfure de plomb est d’un traitement plus difficile. Après un bocardage et un triage qui a pour but d’enlever au minerai le plus possible de matières terreuses, elle est soumise à un traitement qui varie suivant la richesse du minerai et la nature de la gangue. Si le minerai est riche et peu siliceux, on emploie la méthode par réaction; s’il est impur, et que sa gangue soit siliceuse, on emploie la méthode dé réduction par le fer , car l’autre méthode entraînerait la -perte d’une trop grande quantité de plomb qui passerait à l’état de silicate de plomb.

45S. Méthode par réaction. — Elle repose sur les principes suivants. La galène grillée au contact de l’air se transforme en oxyde de plomb, et dégage de l’acide sulfureux, dont une partie se transforme en acide sulfurique et forme du sulfate de plomb. Suspendons l’action de l’air et continuons à chauffer ; le sulfure etl’oxyde, réagissant l’un sur l’autre, donneront lieu à du plomb métallique et à de l’acide sulfureux : le sulfate et 1q sulfure produiront aussi, par leurréaclion, del’acide sulfureux et du plomb :

2PbO 4- PbS = SO2 -f- 3Pb

Oxyde Sulfure Acide Plomb

» de plomb. de plomb. sulfureux.

PbOSO3 + PbS = 2S02 -f 2Pb

Sulfate Sulfure Acide Plomb,

de plomb. de plomb. sulfureux.

Ces réactions s’exécutent dans un four à réverbère, semblable à celui que représentent en élévation et en coupe les figures 203 et 204. T est une trémie par laquelle on charge la galène. S est la sole sur laquelle on la grille, P des portes qui amènent le courant d’air oxydant, F le foyer, B le bassin où se réunit le métal réduit, B' un bassin dans lequel se déversent les scories. Quand on suppose que le grillage de la galène est assez avancé, on ferme les portes pour supprimer l’action de l’air ; on donne un coup de feu, et les réactions expliquées plus haut se produisant donnent naissance au plomb métallique.

4o6. Méthodcde réduction par le fer. — La méthode dfl

extraction du plomb. 313

réduction par le fer consiste à chauffer le sulfure de plomb ou galerie avec du fer, qui prend son soufre pour former du sulfure de 1er et laisse le plomb.

L operation s’exécute au moyen d’un fourneau à réverbère,

F.g. 203 et 204. - Métallurgie du plomb (Méthode par réaction).

comme celui que représentent les figures 20o Pt 90c r ange de galène et de vieiUe ferraille ou de fonte es chargeT ' la sole S inclinée; le fover est en F- 1p ninm> • g6S r dehors dans le bassin B', où on le purifie en l’v m F- fUlt COuIe au et en le brassant avec dn bois verü 4o/. Coupellation «lu plomb d’œuvre - In ,

:euu par les méthodes précédentes, esl appelé vLÏT ’

1 contient le plus souvent une cerlainc quantité d’argent “°’e ’’ lue les galènes sont en général argenüLe,. On enît’ifr^

CHIMIE POIRÉ. lU'

genl par un affinage qui consiste, dans la plupart des cas, en deux opérations. La première est un affinage par cristallisation dit pattissonnage , du nom de son inventeur, M. Pattisson : elle

Fig. 205 et 206. — Métallurgie du plomb (Méthode par réduction).

repose sur ce principe que le plomb argentifère, fondu et soumis à un refroidissement lent, se partage en deux parties : le plomb presque pur cristallise et se dépose au fond du bain d’où on l’enlève avec des écumoires; l’alliage d’argent et de plomb reste liquide. Par plusieurs cristallisations successives, on arrive à concentrer presque la totalité de l’argent dans une masse de plomb beaucoup plus petite.

Le plomb argentifère suffisamment enrichi est alors soumis à la seconde opération, Y affinage par coupellation. 11 est fondu dans un fourneau dont -la sole, concave et ronde (fig. 207 et 208), est formée de marne; les ouvertures V amènent le vent de deux tuyères, et la flamme du foyer F, entrant par l’ouverture p, chauffe le bain. Sous l’influence du courant d’air, le plomb s’oxyde, forme d’abord une poussière noire (abstrichs) que l’on enlève; puis l’oxyde lui-même fond et la litharge, ainsi formée, s’écoule par la porte p'. Quant à l’argent fondu avec le plomb, il n’éprouve aucune altération et reste dans la coupelle. La fin de l'opération est annoncée par un phénomène connu sous le nom d’éclair. Au moment où les dernières portions de plomb s’oxydent, elles ne forment plus à la surface de l’argent qu’une pellicule irisée très-mince : cette pellicule s’amincit de plus en plus, se déchire et met à nu lasurface brillante de l’argent, que maintenait incandescente la chaleur dégagée pendant l’oxydation du plomb. Dès que l’éclair s’est produit, on arrête lè vent, on cesse de chauffer et on solidifie l’argent en versant sur lui de l’eau froide.

L’argent ainsi formé doit encore être affiné par une coupella-

USAGES DU PLOMB. 31b-

tion dans une coupelle en os calcinés, dont les parois absorbent 2a litharge fondue.

Quant aux litharges que donne la coupellation du plomb ar-

Fig. 207 et 208. — Coupellation du plomb d’œuvre.

gentifôre, comme elles seraient en quantité trop grande pour la

consommation, on les réduit par le charbon à l’état de plomb métallique. * luUiU

«8. U.»ge. ,l„ Le pIomb es( cm ,

mmccs pour la couverture des toils, pour les goulllSres nour ^garnir inlérieuremenl les réservoirs où l’on conserve l’eau orinaite. Le que nous avons dit sur l’oxydation du plomb au contact de 1 eau de pluie non aérée fera comprendre qu’il est important de ne pas employer, pour la préparation des aliments j eau de pluie conservée dans des réservoirs garnis de plomb! tous les sels de plomb étant vénéneux, l’emploi d’une pareille «eau pourra:! offrir les plus graves inconvénients. Nous citerons

aussi comme devant être abandonnées, pour la cuisson et la conservation des matières alimentaires, ces poteries vernissées dont on fait un fréquent usage. Nous avons vu que l’oxyde de plomb entrait dans la composition du vernis qui les recouvre : ce vernis s’attaque facilement au contact d4s matières acides ou grasses que renferment les aliments, et donne lieu à la formation de sels de plomb, dont l’action toxique a déjà produit de nombreux accidents.

Le plomb est aussi employé à la fabrication de fils dont se servent les jardiniers : ces fils, moins oxydables que les fils de fer, ont une résistance suffisante pour l’usage auquel on les destine.

Le plomb entre dans l’alliage fusible avec lequel on fabrique les caractères d’imprimerie, dans la soudure des plombiers, dans l’alliage des mesures d’étain; ilsert k la fabrication des balles de fusil (il est coulé pour cela dans des moules à balles), à la fabrication du plomb de chaste.

On emploie pour ce dernier du plomb auquel on allie de 0,3 à 0,8 pour 100 d’arsenic. L’addition de cette petite quantité d’arsenic donne au plomb la propriété de former des gouttelettes parfaitement sphériques. On se sert pour sa fabrication d’écumoires en tôle percées d’ouvertures plus ou moins grandes; on y verse le plomb fondu par petites quantités ; il passe à travers les trous sous forme de goultes. On doit laisser tomber ces gouttes d’une grande hauteur afin qu’elles puissent se solidifier pendant leur chute; elles sont recueillies dans un réservoir d’eau. Onse place pour cette opération en haut de vieilles tours en ruines ou sur le bord d’un puits de mine. Les grains sont ensùite triés dans des cribles à trous ronds, et mis à tourner dans des tonneaux avec un peu de plombagine qui leur donne du lustre.

Le plomb est aussi employé à la fabrication des tuyaux qui servent à la conduitcdes eaux etdugazde l’éclairage. Pour cela, à l’aide d’une presse hydraulique, on comprime le métal fondu dans un moule annulaire, où il prend les dimensions voulues, é. à l’extrémité duquel il sort, d’une manière continue, sous forme de tuyau fabriqué que l’on enroule au fur et à mesure.

principaux composés du plomb.

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