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Préparation et sensibilisation île la plaipie

On prend une plaque de glace ou de verre aussi plane que possible ■ on la nettoie bien à l’alcool additionné d acide nitrique. On pousse ce nettoyage, qui se fait avec un tampon de coton ou de papier, jusqu’à ce que la glace, séchée avec une peau de daim, ne présente pas de figures ou de lignes lorsque 1 on projette l’haleine sur ‘elle ; la vapeur d’eau qui accompagne 1 haleine doit se répartir d’une manière uniforme.

La glace étant parfaitement propre, il faut la couvrir de collodion. On donne ce nom à une dissolution de coton-poudre dans un mélange d’alcool et d’éther ; le collodion photographique contient en plus des chlorures, bromures e lodures capables de faire, avec le sel d’argent employé plus tard, du chlorure, du bromure et de l’iodure d’argent. (Nous remarquerons ici que le bromure et l’iodure d’argent ont aussi la propriété d’être sensibles à l’action de la lumière.)

P Pour préparer un litre de collodion, on peut employer la méthode suivante : on prend 750 centimètres cubes d ethei ' sulfurique rectifié et t gramme de coton-poudre mouille avec de l’alcool ; on met le tout dans un flacon à émeri a large ouve ture, rigoureusement propre et rincé a 1 alcool pur. On agite jusqu’à ce que le coton soit bien imprégné et que toutes le. fibres soient bien séparées les unes des autres, n aJ°^e P parties, et en remuant chaque fois, 250 centime î es eu s Loi rectifié à 40 degrés, I gramme d’iodurede cadmium, 1 gra ine de bromure de cadmium. Le coton se dissout ^diate; ment et on continue l’agitation jusqu à ce que le bromure e l’iodure soient dissous; on laisse reposer vingt-quatre heure

PHOTOGKAPHIE. 349

Fiff. 235. — Collodionage de la plaque.

ar les côtés de l’angle inférieur gauche, de manière à H f

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•ur enlever la poussière, on versele Kq’SdeTï? 'l 8°Ul0‘

collotl.on dans on flacon. II faut avoir soin !“ fi a ■nne pas mouiller les doigls oui liennen ‘ ^ ° “

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l’étlier et l’alcool s’évaporent et laissent à la surface de la glace une toile très-fine de coton dans laquelle se trouvent dissémiminées des molécules de bromure et d’iodure. Ces opérations peuvent à la rigueur être faites à la lumière.

Il faut alors sensibiliser la plaque, c’est-à-dire produire à sa surface le bromure et l’iodure d’argent sensibles à l'action de la lumière. Pour cela, on s’enferme dans un appartement obscur ou seulement éclairé par de la lumière jaune, on plonge la plaque dans un bain de nitrate d’argent composé, pour un litre, de 1,000 gr. d’eau distillée, 70 gr. d’azotate d’argent (fondu ou cristallisé). Il faut avoir soin pour cela, en renversant un peu la cuvette, d’amasser le bain dans un coin de celle-ci, placer la plaque sur le fond et ramener rapidement le liquide sur elle. On voit alors la glace se recouvrir d’une couche opaline et blanchâtre de bromure et d’iodure d’argent. Voici la formule de la réaction qui s’est produite :

2AgO,Az054-CdIo+CdBr = Aglo-f AgBr+2CdOAzG5.

Au bout d’un certain temps, lorsque tout aspect huileux a disparu à la surface de la glace, on l’enlève avec un crochet

d’argent ou de baleine (6g. 236) et on la place dans le châssis de la figure 233, la face sensibilisée étant mise du côté de la

fenêtre A.

PIIOTOGRAPniE.

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