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DAGUERRÉOTYPE OU PROCÉDÉ SUR PLAQUES MÉTALLIQUES

507. Ce procédé, qui est dû à Daguerre, l’inventeur de la photographie, est presque entièrement abandonné aujourd hui. 11 permet cependant d’obtenir des épreuves d une très-grande finesse ; ses inconvénients consistent dans le miroitement de la plaque et dans la nécessité où se trouve 1 opérateur de faire poser le modèle autant de fois qu’il veut faire d épreuves.

Nous n’en dirons que quelques mots.

On se sert de plaques de cuivre argentées. La face argentée de la plaque est soigneusement polie, puis sou mise, dans une boîte spéciale, à la vapeur de l’iode, jusqu à ce quelle ait piis une teinte jaune-p aille foncée, ensuile, à la vapeur de brome (s exhalant d’un mélange de chaux caustique et de brome, dit bromure de chaux) , jusqu’à ce qu'elle ait la teinte {leur de pêcher ; enfin on la reporte au-dessus de l’iode et on l’y laisse, sans la regarder, pendant la moitié du temps qu’a duré la première ioduration. Ces opérations doivent se faire à l’abri de la lumière du jour : elles ont pour effet de produire à la surface de la plaque du bromure et de l’iodure d’argent.

On expose alors la plaqueà la chambre noire pendantun temps qui peut varier de la quasi-instantanéité à une ou plusieurs minutes. Rapportée dans le laboratoire et sortie du bain, elle ne présente encore aucune trace d’image, quoique le bromure et l’iod ire d’argent aient été décomposés dans les parties de la plaque qui correspondent aux parties éclairées de 1 objet à reproduire. On la met alors, sous une inclinaison de 45°, a une distance de 5 à 8 centimètres au-dessus d’un bain de mercure que l’on chauffe entre 50 et 00° ; la vapeur mercurielle vient se condenser uniquement sur les parties que la lumière a frappées, c’est-à-dire sur les portions de l’iodure d’argent que les rayons lumineux ont décomposées; les parties restées dans 1 ombre ne prennent pas de mercure. Le même effet se produit p; ur les demiteintes. 11 résulte de là que les parties éclairées sont, accusées par un vernis brillant de mercure. Pour arrêter la sensibilité de la plaque, pour fixer l’épreuve, on l’immerge dans une solution d’hvposulfitc de soude à 10 ou 15 pour 100, qui dissout 1 iodure non attaqué, et met à nu dans les ombres du dessin la surface même de l’argent. La plaque est ensuite lavée et séchée.

extraction de l’or.

on.

508. État naturel, extraction. — L’or est de tous les méaux celui qui, après le fer, est disséminé à la surface du globe de la manière la plus générale ; mais dans tous ses gisements il se rencontre toujours en quantité infiniment petite;" il se présente constamment à l’état métallique.

Les mines d’or les plus abondantes se trouvent en Amérique;

^ urope en possède d’assez riches, notamment dans l’Oural et 1 Altaï (Russie).

L’or se rencontre ordinairement dans des sables quarlzeux desa0reges qui forment des alluvions très-étendues, ou dans des filons quarlziferes. Dans ce dernier cas, avant d’être soumis au

traitement de lavage dont nous allons parler, le minerai doit etre broyé.'

Le lavage des minerais a pour but de séparer l'or des matières auxquelles il se trouve mélangé : il se Tait de deux manières soit a la main, soit mécaniquement.

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