DORURE ET ARGENTURE
51 S. Dorure. — Les propriétés si précieuses de l’or, tant au point de vue de son inaltérabilité qu’à celui de sa couleur et de son éclat, l’ont fait employer pour recouvrir d’une mince couche de ce métal des objets en bronze ou môme en argent.
Les procédés employés sont de plusieurs sortes; nous allons les passer rapidement en revue.
5 IG. ïïorure au trempé. — La dorure au trempé est fondée sur ce principe qu’un métal précipite toujours de leurs dissolutions les métaux moins oxydables que lui. 11 y a dans ce procédé quatre opérations distinctes :
1° Préparation du bain;
2° Préparation des objets à dorer;
3° Dorure;
4° Mise en couleur.
1° Préparation du bain. — Le bain indiqué par M. Elkington, et qui sert encore aujourd’hui, est composé de :
Eau 10 kilogr.
Bicarbonate de potasse ou de soude. 5 —
Or réduit en chlorure 7o grammes.
On dissout l’or dans l’eau régale en- se servant d’un matras à long col, pour éviter les projections, et on évapore de manière à chasser la plus grande partie de l’acide en excès.
traité à chaud par l’acide nitrique (fig. 241). L’argent seul se dissout ; le cornet d’or pur qui reste n’a pas assez de cohésion pour qu’on puisse le manier et le peser ; on lui donne de la solidité en le faisant tomber dans un creuset et en le chauffant au rouge.
Essai au touchau. — L’essai des bijoux se fait en frottant l’objet sur une pierre siliceuse dure, de couleur noirà«„ tre, appelée pierre de touche. L’or laisse à la surface une trace métallique : cette trace, mouillée avec de 1 eau régale, formée de 98 parties d’acide azotique et de 2 parties d'acide chlorhydrique, prend une couleur variable suivant le trtie du bijou. En comparant cette trace à celles qui sont laissées par des alliages un titre connu, l’essayeur expérimenté peut reconnaître le titre à un centième près.
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ayan, soin de replacer l'eau perdue par Lporaft ' ’ “ dorer lTh’ “'! °^C<S “ .*’■“•■ - Supposons que l'on 'veuille
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temps le métal s’oxyde un npn • nn i , mais en même on le -soumet au dérochage, opémtioVguTTns LteTp^c°
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pour les objets de pelite dimension, et à froid S* c C'T'd Au sortir de ce bain, les pièces sont portées San ™ bnTn dS eide azotique qui les décape d'une manière uniforme r r rprorède d l'avivage, qui est la dernière opération" laT rrurej et qui a pour but d’obtenir à H cupL? , 1 a do’
' moléculaire en rapport avec l’effet que l’on
les bijoux doivent être brillants, on les plonge enïesarifînt
dant deux ou trois secondes, dans nnUqnMe compté de f'"
Acide azotique à 36“ Acide sulfurique à 66“ Sel marin
1 0 litres.
tO —
106 grammes.
Si l'on veut produire un aspect mat, on emploie un lie,,; , U1 a la composition suivante : 1 liquido
Acide azotique à 38“
Acide sulfurique à 60®. . 20 Dires.
Sel marin '0 —
Sulfate de zinc 100 grammes.
Les objets à maler doivent rester plus longlemns dan. i„ , • dire remués de temps en temps. P 8 '° ,>a,n
nement dans u/L^composé dTaobtrefd^u Pl0ngéS ozotale de mercure et , litre d'acide ^
baquet contenant de 1’ eau courante, et enfin dans un bain d’or où on les laisse pendant un temps qui varie avec l’état de celui-ci.
4° Mise en couleur. — Pour donner à l’or déposé plus de brillant et d’éclat et assurer la conservation de la dorure, on pratique la mise en couleur. On emploie la liqueur suivante : 6 parties d azotate de potasse, 2 parties de sulfate de fer et t partie de sulfate de zinc dissoutes dans une quantité d’eau bouillante su ffisante pour que le mélange soit liquide. On y plonge les objets dorés ,' on les fait sécher sur un feu clair jusqu’à ce qu’ils deviennent d une couleur brune, et on les replonge dans l’eau.
517. Dorure au mercure. — La dorure au mercure est fort peu employée maintenant : nous ne l’étudierons que sommairement. Les objets, après avoir été dérochés et décapés, comme nous l’avons dit pour la dorure au trempé, sont frottés avec une brosse en fils de laiton trempée dans de l’azotate de sous-oxydede mercure, puis avec une brosse trempée dans un amalgame formé de ! partie d’or et de 8 parties de mercure. On les chauffe ensuite de manière à volatiliser le mercure, et l’or reste à leur surface. On leur donne de 1 éclat et du brillant par des lavages et brossages convenables.
Ce mode de dorure est très-dangereux pour la santé des ouvriers, à cause de la volatilisation du mercure dont les vapeurs sont très-nuisibles. Cette volatilisation doit être exécutée dans des fours ayant un fort tirage.
518. Dorure électro-chimique. — Ce procédé repose sur la décomposition des sels métalliques par le courant éléctrique.
Ce que nous avons dit de la préparation des objets à propos de la dorure au trempé nous dispense de revenir sur ses opérations qui sont les mêmes : le dérochage et le décapage se font comme nous l’avons indiqué; il n’y a pas de ravivage.
Les bains sont formés de cyanure double d’or et de potassium dissous dans l’eau. Pour l’obtenir, on dissout 50 grammes d’or dansl’eau régale; on évapore jusqu’à consistance sirupeuse: on reprend parl’eau tiède et on ajoute peu à peu I kilogr. de cyany re de potassium qu’on a préalablement dissous dans l’eau. On forme ainsi 50 litres de bain. 11 est bon de ne l’employer qu’après l’avoir fait bouillir pendant plusieurs heures. La température la . plus convenable pour opérer est de 70 degrés.
Le bain est versé dans des cuves en bois garnies intérieurement