CONSERVATION DES BOIS
de cuivre et de sulfate de zinc, etc. Les propriétés antiseptiques du goudron et delà créosote, quoique connues depuis longtemps, ne sont pas bien expliquées. Le sulfate de cuivre, le sulfate de zinc, ont un mode d’action plus connu; ils décomposent les principes azotés des tissus organiques et les transforment en produits imputrescibles; ils empêchent en outre les insectes d’attaquer le bois.
Les moyens employés pour faire pénétrer la substance conservatrice sont très-différents les uns des autres.
374. Pénétration «les bois par immersion. — Le procédé lie plus anciennement connu consiste à immerger, pendant un : .ernps plus ou moins long, les pièces de bois au milieu du liquide conservateur. Il ne peut s’appliquer qu’aux pièces d’un faible éëquarissage.
573. Procédé par succion vitale. — M. le docteur Boucherie a imaginé, en 1837, d’introduire les liquides préserva-
eeurs dans les vaisseaux en utilisant la force d’aspiration qui ail circuler la sève. On pratique horizontalement sur la tige de arbre que l’on veut préparer, à 30 centimètres environ au- : essus du sol, deux traits de scie opposés et pénétrant à peu près uusqu’au tiers de l’arbre. Ces incisions (fig. 250) sont recouvertes 1 'une bande de plomb E ou de toile imperméable, solidement iée ou clouée au-dessus et au-dessous. La poche ainsi formée est
mise, en communication par un tube T avçc un réservoir n, plein du liquide conservateur. Celui-ci pénétre dans la poche, puis
dans les rncisions, d'où il est aspiré par la succion vitale dans toutes les parties de l’arbre.
57<i. Procédé par pression mécanique. - On emploie auj°urd hui un procédé dont le principe a été inventé en 1831 Pc r .reant, mais qui a été perfectionné depuis par MM. Légé et Meury-Pironnet et qui est employé à Amiens, au Mans, pour
’aVerSeS dG Ch6min de fer et des P°teaux télé-
Un grand cylindre de 1»,50 de diamètre, et de 12 mètres de ong est destiné a recevoir les bois à injecter. Il peut être fermé a 1 une de ses extrémités par un fond bombé qui est mobile autour d une charnière et peut être soulevé pour l’introduction des pièces de bois. Quand le cylindre est plein, on le ferme et on v injecte la vapeur d’une machine locomobile qui communique avec lui. Cette vapeur chasse l’air, chantre le bois, et en dilate les tissus : on fait ensuite le vide dans le cylindre, soit par un jet d eau froide que la locomobile y injecte, soit en le faisant communiquer avec un condenseur.
Après 10 ou 15 minutes de vide, on ouvre un robinet qui met le cylindre en communication avec un réservoir rempli d’une dissolution de sulfate de cuivre. Poussé par la pression atmosphérique, le liquide se précipite dans le cylindre vide et pénètre dans toutes les parties du bois. On peut, par ce procédé, préparer par jour 1,600 traverses ou 600 poteaux télégraphiques..