‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 10 sur 544 · III. PROPBIET^ CHIMIQUES · texte numérisé non relu

III. PROPBIET^ CHIMIQUES

Chauffé légèrement avec le contact de l'air, il s'enflamme , et produit du protoxide de calcium ou de la chaux caustique.

APPLiÇVÉE À Là TCIHTUAE. i3

Il iaâl effervescence avec l'eau, parce qu'il s'empare de son oxigène, et qu'il met l'hydro* gène en liberté.

rV. ÉTAT H ATUBEL,

Les oombinaisoDS salines de son protoxide sont très-répandues dans la nature, ainsi que ooos le dirons d'une manière plus particulière en traitant de la chaux.

Y. PB^mLSATlOK.

On peut Ye préparer par le procédé de Berzelins et Pantin, que j'ai décrit ( page a de cette Icçod).

yï. HISTOIRE.

Sir H. Dsnrj décomposa Toxide de calcium en 1808.

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j4. De la chaux et de la glace en poudre, mé-^ lées ememble, s'^inîcs^it en dégageant de la chaleur.

' JS. D'après ce résultât, vous devez croire que Taction sera hiêa plus vive lorsqu'on substi* tuera l'eau liquide à la glace. Sot effets si Ton verse la première peu à peu sur un morceau de chaux, celui -«i l'absovl^era avec* un léger frémissement sans paraîtM mouillé. Cet effet %st du à la grande porosité du solide, porosité qui sera expliquée quand il sera question de la préparation d^ la cbaux; mais il arrive;un moment où la chaux .^^e, c'est-à-dire, qu'elle s'échauffe , se gonfle , se délite eh morceaux qui se rédoisent reûx-mémes eu poussière; alors de la vapeur s'en dégage avec srfflainant dans Tatmosphère, où eUe^se wndeiise en partie à l'état de vapeur vésîculaire par le l'Qfroldissemetxt qu^elle y éprouve. Ces phénomènes sont pro-^ duits par la chaleur insultante de' l'action chimique des deux copp» ; pendant qu'une pqrtion d'eau forme av^ec la chaux un hydrate, 4'aUtre portion est portée à une température si élevée, qu'elle passe presque^ubitement de l'état liquide à l'état de fluide élastique (t vi^lume d'eau à 4^, passant à l'état de fluide élastique à ioo% oc-

APPLIQITÉE À LA TEINTURE» ]^

cupe 1696 volumes) ; dè$ Iprs, en vertu de oetie force expansive, la vapeur aqueuse se dégage a?ee sifflement et en écartant les parties solides qni hii résistent toujours par suite de leur agrégati(Hi. On conçoit d'après cela que ai de la chaux laprégoée d^eau élait subitement enfermée dans UDe enveloppe solide qu'elle remplirait plua ou auHos exactement^ elle pourrait la briser avec ane sorte d^explosion. Au reste, c'est un faitdcmt fai été témoin : une personne qui commençait Vétade de la chimie avait mis dans des flaoons de verre de la chaux qui était imptégoée d'eau depuis environ une demi-heure , et qui ne a'é-^ taît point encore délitée, quand , au bout d'une heure, ces flacons se brisèrent avec bruit.

La chaux qui a été réduite par Peau en petits morceaux ou en poudre est dite délitée, ou éteinte à Veau.

Ce que je viens de dire donne la raison pourquoi il faut plus d'eau pour éteindre la chaux qu'il n'en Êiut pour constituer l'hydrate de cette

Lorsque la chaux vive est submergée dans une quantité d'eau suffisante, elle ne fuse pas, par la raison que la chaleur provenant de la réàcùou des corps est absorbée par la masse de

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Teau liquide, et qu'alors il ne peut se dégager de vapeur.

C Lorsquç la chaux est en quantité suffisante dans un espace limité où il y a de la vapeur d'eau, soit pure, soit mêlée à des gaz qui n'ont pas d'action sur la cteux, celle-ci réduit l'espace à là sécheresse extrême, parce qu'elle absorbe toute la vapeur d'eau pour former avec elle un hydrate.

La chaux est susceptible de se dissoudre dans l'eau, et , comme la magnésie , elle y est plus solublè à froid qu'à chaud. Cette dissolution est Veau de chaux. Suivant Dalton , il faut pour dis^ soudre

I part, de chaux à la iempér. de zéro 635 parties d*eau.

— — 100,0 xa70 — -

La chaux qui est exposée. à l'atmosphère 6A absorbe la vapeur aqueuse , ensuite l'hydrate formé, absorbe l'acide carbonique ; mais , à mesure que cette combinaison a lieu , l'eaii se sépare de la chaux , car le > sous-carbonate de cette base est naturellement anhydre. D'après cela, on conçoit la nécessité de renfermer Fhy*

APPt.IQl3ÉE A LA TEINTURE. 19

ûrate de chaux soigneusement, si on veut le conserver à Tétat de pureté.

La chaux qui est réduite en poudre par son expoâtion à l'atmosphère, et qu'on dit éteinte à Vair^ est, pour la plus grande partie au moins, diangée en sous-carbonate; il ne faut donc pas la confondre dans l'usage avec la chaux éteinte à FeoiL, qui est un hydrate exempt de carbonate. L'eau de chaux exposée à l'air se recouvre d'une peWîciile de sous-carbonàte de chaux.

La chaux anhydre n^absorbe le gaz acide cathonique que très-lentementi

La chaux anhydre ne s'unit pas au chlore ; mais à Tétat d'hydrate elle s'y combine.

B. Cas où la chaux est décomposée.

Si la chaux anhydre n'éprouve pas d'action ée \a part du chlore à la température ordinaire, il n'en est pas de même à une tempéra^re ro«ige ^ le chlore en chasse Toxigène et en prend la place.

Pour décomposer i atome de chaux

(1 at, oxigène , 1 at. calcian»,

il fiiut

4 at. de chlore.

ao i6* LEÇON DE chimif:

On obtient alors

4 at. chlore ,

I at chlorure de calcinm =

I a t. calcium,

et

2 at. d'oxigène gazeux.

Ce chlorure est susceptible de s'unir avec la chaux.

Le soufre en vapeur qu'on fait passer sur de la chaux chauffée au rouge dans un tube de porcelaine, donne lieu à une formation de sulfate de chaux et de sulfure de calcium. Que l'on ait

o ^ r ( 2 at^ soufre,

8 at. soufre =(g^^-3^„f^^;

I 3 at chaux =1^ **' <>*»6^°«> 4 at. chaux =< * ( ?) at calcium ,

( 1 at. chaux.

a atomes de soufre, en s'unissant aux 6 atomes d'oxigène des 3 atomes de chaux, donneront 2 atomes d'acide sulfarique qui neutralîserortl Tatome de chaux.

Il restera

6 at. de soufre | 3 ^, ^^^^^^^ ^^ calcium. 3 at.de calcium)

Le phosphore qu'on fait passer sur de la chaux rouge de feu s'y fixe, et forme un composé que l'on a Sippelé phosphore de chctux; mais il est très-probable qu'il se passe ici quel-

APPLIQUEE A Lk TEIKTURE. ai

que dkose d'analogue à ce qui a Ueu dans la réaction du soufre sur la chaux, c'est-à-dire qu'il se forme un phosphate à base d'oxîde et un pho^hure métallique.

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