DEUXIÈME CAS
l'acide vis sir contact avec le sel est div-
EiBElfT DE CELUI DU SEL.
11 pent arriver
I* Qufl n'y ait pas d'action ;
Exemple : Acide nitrique et sul&te de barjte.
a® Qu'il y ait combinaison, c'est-à-dire qu'un sel très-stable soit dissous sans décomposition par un adde beaucoup plus £ûble que le sien ;
Z^ Qu'il y ait suroxidation de l'acide ou de la base sans que ces corps se séparent^ du moins en totalité.
Exemples : Sulfite de baryte converti en sulbte par l'acide nitrique; sulfate de protoxide * de fer converti en sulfate de peroxide par l'aci* de nitrique. Dans le premier exemple, la neutralité du sel ne change pas; dans le second, il y
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a plus d$ peroxidb de £^ produjft qii^ Tacûik sulfurïque n'en peut neutraliser;
4^ Qu*il y ait 4écQp9po6iUaii,p Alors U%pourra sefaîr»
J. QuQ V9ci^ expulsaîit et la liâjie eftUfiabte
n'éprouvent aucun changement dans leur ram* position;
B. Que l'acide espalsant et la base salifiable éprouvent un changement dans leur composition.
A. L'acide expulsant et la base salifiable /iVprouyent aucun changement dans leur com^position.
Nous admettons que lorsqu'une base alcaline est en dissolution dans un liquide ç/^ présence de deux acides dont les proportions sont telles, que chacun les neutraliserait s'il éUiii sçul^ qUq se partage également entre eux, sauf h cas ou l'affinité de tun de ces acides est beaucoup pkçf forte que celle de t autre.
Nous admettons^ conformément à C0 principe posé par BerthoUet, cjue lorsqu'un acîdf en expulse un »utre d'une ba$e à laquelle il «|t uni pour en;prendre \^ p^oe, c'est, sauf l'ei^ ception précitée,
kPPUQjOi» A LA TVUlTCmB. 35
t^ Que Vmddô ejymkant est pbtsi /lase 0m moins expoMiUe que foutre; ou » lee^fyu^ acides sont gu9enx et peu solubleSy que h pro^ poHiom de Vaeide expulsent est inssmcoup ph» forte que eeUe de Vautre;
a^ Que t acide expulsoM forme eif^ee la (ose un eomposé insolulflep eu moins sekAle ^ue Fa^ cide expulsé ;
3^ Que l'acide expulsé est ùuoUMe^ ou peu sobible y tandis que V acide expvlsmnS forme opee la base un composé seluble*
i^ Sels et acide plus fixe ^ ou moins expansible que le leur : ou si les deux acides sont gazeux et peu solubles, la propottion de V acide eo:puisant est beaucoup plus forte que celle de Vautre.
Premier exmnple. -^ Si l'on met avec du eav^ bonate de potasse- dissous dans Teau, de Faddv nitrique ou même de Tacide acétique en quan*tîté suffisante pour en neulraKser la base, il se produit une effervescence plus ou moins grande^ soiYant la concentration des liqueurs f t la tem** pérature ; Tacide carbonique est expulsé, tandisque Tacide nitrique ou acétique s'unil k raiealî.
L'acide carbonique est gazeux soua tfi pra^
36 ' 21 e LEÇON DE CHIMIE
sion de o'',76o et aux températures ordinaires de Vatmosphère ; mais vous savez qu'à zéro il est liquide sous la pression de 36 atmosphères. Pour qu'il soit à l'état solide dans le carbonate de potasse cristallisé, et à l'état liquide dans la solution aqueuse de ce sel , il faut donc que l'alcali auquel il est uni exerce un puissant effort sur lui.
Supposons maintenant que l'on opère le mélange de l'acide nitrique et du carbonate de po* tasse dans une capacité où ils soient pressés à la température de zéro par 4o atmosphères au moins, l'acide carbonique ne prendra point l'état gazeux. Vu la faiblesse de l'adde carbonique sous la pression ordinaire, on pourra admettre qu'il est simplement dissous dans de l'eau qui contient eu même temps du nitrate de potasse; ou^ d'après le principe de Berthollet, on considérera la potasse comme neutralisée par la moitié de chacun des acides , et l'autre moitié de ces mêmes acides comme étant libre, ou à peu près, parce que nous ne connaissons pas de sumitrate ni de surcarbonate de potasse. Que les matières , au lieu d'être exposées à une pression de 4o atmosphères, ne le ^ent plus qu'à la pression d'une seule , et il
arrivera, confbimément au principe, que la moitié (a) de l'acide carbonique qui est libre se dégagera, et par la même raison l'autre moitié (b) que nous supposons unie à la potasse. En efFet, la moitié (a) étant dégagée, il reste la moitié (è) et une quantité d'acide nitrique libre qui y est équivalente; dès lors la potasse qui était neutralisée par (b) d'acide carbonique doit nécessairement, d'après le principe, se partager entre les deux acides ; dès lors la moitié de (b) doit se dégager. En continuant ce raisonnement, il est évident que tout l'acide carbonique se dégagera, tandis que la totalité de la base restera unie à l'adde nitrique ou acétique.
Deuxième exemple. — L'acide suUurique hy«» draté décompose le nitrate de potasse par la même raison, mais il &ut élever la température; et quand on veut retirer l'acide nitrique hydraté, il Ëiut employer deux fois plus d'acide sulfurique qu'il n'en faut pour neutraliser la potasse (ToM. !•', 5® fcço/i, pag. lia).
Troisième exemple. — L'acide borique et l'acide silicique, qui sont très -faibles toutes les fois qu'ils agissent par la voie humide, décom* posent cependant les sulfates de potasse, de
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«oude^ e(e.9 à «ine chaleur Foiig^^ où cea anV- Ùle$ n'éproareramit pas d'altél'atioD V& y étaient exposés seols. I^s cette oircokistaace la chaleur^ en faYorisant la force expandve de l'a* eidé solfurique f ou plutôt eelle de l'adde aulfu* re«K et de Votigime qui le constituent, affiûblit tellement son affinité pour la base qui lui est UBie^ que Tafllnité de laeide borique ou ailicique détermine sans peine rexpulsîan du pre« raîer.
Qn voit que les trois exemples sont gradués de telle sorte , que le premier présente un acide si expansible « qu'il se d^[age à la température ordinaire^ et qu'il peut l'être par dès bcides &i* blés; le second présente deux acides puissans^ dont k plus volatil ù besoin d'une température plus élevée que celle de l'atmosphère pour être dégagé; «afin le troisième présente dies acides qui passent généralement pour être des plus &ibles^ mais qui^ par leur fixité^ expulsent de ses combinaisons salines l'aeide sulfurique, c'est-à-dire un des acides les plus puisàans.
Enfin f examinons le cas où les deux acides sontgaseux et peu solubles, mais où l'un estem* ploji^éen une proportion plus forte que l'autre.
LiOt«|U'un sel formé d'un adde gueux peu
APPliiQUÉË A LA mirrUJlE. ig
soldblé est dîiwin dans Vekn^ il pourra Are délacé pàv \m autre acide g;azettx égaleMétit peu soluble qu'on fera passer dans la solution saline, confonoément au principe de Berthollet
Ceat €e que j'ai démontré, par eacenple, pour un courant d'acide oariboaiquè qua l'oh Ait passer dans une solution d'faydroauliate de potasse* L^aode hydrosalfuri^ue, ea présente de Pacide cariioniqiié ^ perd de son afiEmité pour la potasse; dès lors il se dégags pat* petites quantités qoi sont entraînées iit«o la portion d'acide carbonique qui ne ée fixe paé : eMendo que la décomposition ne s'opère qu'i tant cpi'on emploie une quantité d'aoide caHbonique beaacoup plus grande que celle néoe»saire k la saturatic^ de la basé»
En ivpphquaot le même principe au cas on l'on ferait passer un courant d'aoide faydrosulfurique dans une solution de carbonate, on aurait, suivant M. Ca^-Lussac, un résultat analo* gue, mais il faudrait plus de temps. £t si l'on opérait avec une solution de sous -carbonate de ptrtks&e ou de soudé sùffisâttimekit douoentrée, ii arriverait que là moitié de là ba§e se eouver^ tirait d'abord en faydrosolfaté , et qu'il se préci:-
4o 2i* LEÇON DB CHIICIE
pilerait ensuite du carbonate neutre peu soluble» ainsi que je l'ai observé il y a long-temps.
a*" Acide expulsant formant auec la base étim sel sobible un sel insoluble.
La disposition qu'a un acide de former avec la base d'un sel dissous dans l'eau un sel insoluble, peut être assez fbrte pour déterminer la décomposition du prunier sel : c'est sûasi que l'acide snlfurique précipite la base de l'acétate de baryte en s'y unissant; mais^ pour peu que le sel soit soluble, je ne dis pas dans l'eau, mais dans l'eau acidulée par l'adde expulsé, la dé* compositicHi ne sera plus complète , maïs partielle. 11 ne fiaiut donc jamais perdre de vue, dans une réaction y la tendance que le nouveau sel peut avoir à rester en solution , non dans l'eau pure, mais dans la liqueur formée d'eau et de l'acide expulsé.
3^ L'acide expulsé est insoluble, ou bien moins soluble que t acide expulsant et que le nou-^ veau seL
Lorsqu'un sel formé d'un acide peu soluble ou insoluble est dissous dans l'eau, on doit considérer l'insolubilité de l'adde comme une
APPUQinÉB ▲ LA TBllfTURE. 4^
force opposée à la stabiKté du composé dans lequel il entre ; de sorte que si oit ajoute à la solution un acide qui forme un sel soluble avec la base alcaline, Taffinité de cet adde pourra afiEaiblir assez l'affinité mutuelle de la base et de Vacide insoluble pour que celui*ci se précipite.
Premier exemple. — - Acide nitrique , suUurique, etc. , yersé dans une solution concentrée et chaude de borax. Il se produit un nitrate et un sulÊite de soude ; et par le refroidissement il se dépose de l'acide borique surhydraté.
Deuxième exemple. — A (^us forte raison , les acides absolument insolubles, tels que le colombique, le silicique, seront -ils précipités des colombates, des silicates de potasse, de soude, par les acides sulfurique, nitrique, etc.
B. U acide expulsant et la base salifiable éprou" vent un changement dans leur composition.
Le principe que nous avons émis précédemment est aussi applicable à ces cas en général. Par exemple, on peut expliquer la décomportion du carbonate de potasse par l'acide hydrochlorique , comme nous avons expliqué