‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 23 sur 544 · IV. VHOVKiÉTÉS GHXlMiii^UES · texte numérisé non relu

IV. VHOVKiÉTÉS GHXlMiii^UES

Cette base a les progjriétés alq^lines à un plus haut-degré que la cLaux^^insf, elle fprmq des sets parfaitement caractérisés, et agit fortement sur la teinture de violette^ $ur l'hématine et le tournesol rouge.

Son action sur Fèaiî est des plus énergiques ; elle dessèche les gaz avec plus de rapidité que ne le fait la chaux; elle agit aussi pjus promptipment sur la glace et sur l'eau Jiqtride.

Q^a^d on verse cette dernière sur unmorceaa dé strontiane, il*yen a unç portion qui seféduit * presque immédiatement en vapeur et qui se <ïègage avec sifflement, tant est siiljite Tunion des deux corps* Si les morceaux de stroiitîane sont un peu volumineuse, et qi^'dh Tes mouille sans les précautions néicessaires poi^r^que l'eau atteigne, toules lea partiek, la chaleur déyelpppféeà la sur-

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f^ce est talle <}ue Fhydrate produit éprouve une sorte de fritte qui rend h^*difficile la combinaison ultérieure du liquide avec les partieê du centre.

A iS^jSS loo paviies d'eau ont dissous une partit de sIroBtiane. La solution est plus abon* daate h cbaudf aosfiî J'eau bouillante qui en a été SSt«réedoBQe-t-6lle, en se refroidissant, beau* coup 6% cristau;c fie surhjrdmie de strontiane.

Le <^lore expulse ToKigioe de la strontiane rouge de feu| ce que ne fait pas Fiode qui s*jr con^bioe, suivant M. Gay-Ijussac,^n fonnant un sous-ipdmie de protoxide* *

Jjd sQufre agit.très-probablesient en fonnant m snl&le de prqtoxide et un sulfure métallique.

V, PROPHliV^ ORGANOLEPTIQUES.

la strontiane agit à la- surface d^ la peau comme un caustique plus énergique que la chaux: £H« a une saveur analogue, mais plus forte. JLa afensation dem^letir qu'elle fait éprouver lorsqu'on, la goûte, est due à s% combinaison avec V^au d» ta . salive.

Ses combinaisons salines, prises en petite quantité, n^sont p9s délétères, à proprement parlera

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*VL ÉTAT ITATUREL.

La atrontiaûe existe dans la pâture à l'état de SQUs-carbonate et de sulfate.

YII. PRâPA^BATIOlC

' On la prépare ordinairement avec le stilfiite de stronfiane, qui est très-coiBmnn aux enrirons de Paris. Il ise trouve en rognons de la- grosseur du poing, de la tête, dass des Touches de marne argileuse à Montmartre , etc. Le sulfite de strontiane doit être d'abord nettoyé de la couche terreuse qui le recouvre. On j J)arvient en le brossant sdus un filet d%^au. Cela bit j on le réduit en poudre, on-le mélange à un quart de son poids de charbon. On renferme la matière dans un creuset de terre qu'on expose à une température rouge qui doit être soutenue {>endantune heure, une heure et demie environ : cela dépend au resté de la quantité de matipre sur laquelle on opère, et de la température. Lorsque la masse est considérable, il és^ééononrique de diauffer les creusets danft des fours à porcelaiîie pendant plusieurs jours. La chaleur réd)^t le sulfate et lé charbon en gaz acide carbonique et oxide de carbone qui se volatilisent^ et en sulfure de strontium qui reste dans le creuset mé-

APPLIQUÉE A LA 'HJIUTUHE. S5

iaaigé à la petite quantité de matière terreuse du sidfate. On traite le sulfure par Teia; il se produit oe qu'on; a appelé un sv^um hydro* gêné. Suivant qu'on veut obtenir du nitrate , de fhydrochlarate ou de l'aoétate de strontiane, on vene dans la liqueur de Taii^ nitrique, de l'acide hydrochlorique ou de l'acide apétique. Jiais quand ou se propos^ d'obtenir de la strontiane , il faut toujours employer Fadde nkrique. Daps tout les cas , après avoir tersé f acide dans le liquide, on le fait chauffer pour le fiJtrer ensuite. Avant d'aller plus loin , il âot remarquer que quand on a filtré le sulfpre hydrogéné avant de le traiter par un acide, la solution de sel de sfrontiane n'est mêlée que d'acide hydïosalfarique, qu'on en dégage par la chaleur, et. de soufre , qu'on en sépare ensuite par la fibraticm ; mais si on lA pas filtré avant de décomposer le sulfuM par l'aide , le sel de strontiane coiitient toujours du fer e\ même de. la choux. Supposons ce derqier cas, et en oufre qu'on ait saturé^ le sulfure par l'acide niti^ique ; alors on \ersera da^a la liqueur une certaine quantité d'eau de strontiane ,^ou si Ton n'en a pas, on y versertuuie solution filtrée de sulfure hydrogéné ^ cette même base ; le^fer

sera précipité. On titrera la liqueur, et, en 4a faisant7dQDcentrer,on obtiendra, par l€f «efroi-djBsemevt, des cristaux de n^raté^de strontiane. Le nitrate de cbaux ne cristaUiserst pas* Si on veut avoir le nitrate de sCroiitîane absolument pur,oB'le.lày^ra et on le fera cristalliser de noa? Yc^jiii. On niettpa les cristaux de nitrate pui*^ié dans des creusets de platinp ou des cWQues de porfi^laiae, <pe 1*0» exposera à m\jd lempér^tuf et suffisante pour rédtdr^ raci4€ nitrique ^n oxigène, eh dei^toxide, d'àzofe«t«nazdte;^ sorte que 4e résidu se trouvera être de la strontiàne pufe. - ■ .

Il est aisé de se rendre compte de la cause pour laquelle \ji strontiàne est en masse poreuse* Le nitrate de cette base est fusible par la chaletir lors même qu'il a perdu son eau de cfÂstaftisation ; à mesure q«i^ l'acide nkriqut^^sç décompose, la ma|ière de^nt moins fusible i; les parties fui reçoi vent le plus imm^iatement l'action de la chaleur, sont décomposées lorsque le^ autres parties' ne le soi^t pas encore. De Ià«^un mélange de matière fluide, k» sel indécompf^,* et dç matière infîisible, la strontiàne qui a perdu •son acide nitrique. Il est clair que la prc^prtion di& la matière iqfusibie au^entant, là liquidité

da mâange dhoioue. U arrive donc quêta mt* tîère âevÎBDt pâteuse «t absolument sdide^qnoiqne la température soit nijMtefia^au degré oà eUeàah lorsque la décomposîtioii s'opéeait U * esl trident qo» la porosité la élé occasionée par la pfiésence du faz dans l'intérieur de la nâsae^ et par le^déiSsiut de liquidité qui a été toij^durs en aufoenlMit. i

Ce qn» je div^kî est.géufaal M ap||lcabla à

lousltt casa4 Vota ej^ose à Vaction de ki'cha-

leur dee laatièft^ fusibles qui sont auic^jjHibleè

} depwàoire mk fluide éiast#qae «t de laissfir^

un rMdfi iaf^ihlb. Cest à une cause aem*

k lilabie.qoé sont^daa Ips yeux du pain^ du

£r(magd de 4&niyère ;. mais Im floîde élastM|te

qui Jes a prodoits est resté emptisomié dans

la pâle ,« son élasticité n^ayaut pas été ass^

fbrtQL pour vaincre Fadil^ûon des couchés sQ«

péritares. ... •

• Vin. trSAGE^.

La strontiane n'est point employée en «tein-

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