‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 30 sur 544 · IV. PBOPmiÉTis CHIMIQIZBS · texte numérisé non relu

IV. PBOPmiÉTis CHIMIQIZBS

Elles sont analogues à celles de la baryte et <\e son snrhydiMe.

Y. PBépAÂATIOlV.

On Vobîient en exposant avec précautioii du suTbjdrstè de baryte dans un creuset d'argent courert à une température graduée jusqu'au rouge.

niFTÉRISrCBS QUI JOISrmGUfiHT |iA STROB19Ajr£ £T

LA BAATTB. ,

; n entre dans Tesprit de ce cours d'exposer les bases fondamentales de la philosophie chimique; 0r^ une de ces base$ étant la Âtinction -des corps en espèces (a« leçon , p. a6) , je profiterai de la ressemblance de la àtrt^ntiâne avec la bafyte , qui est assez grande pour qu'on les M confondues ensemble à uiie époque où Ton étudiait les corps d'une manière peu précise^

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polir leur appliquer \^ méthode qu'il faut suivre en général lorsqu'il' s'agit de savoir si de& substances qu'on exanihie sous le rtpport chimique doivent être considérées comme autant d'espèces distinctes. ' '

Ett versant de Tacide sulfurtque dans deux verreS dont l'un.cohtient de la baryte en dissolution , et l'autre une quantité égale de strontiane pareillement dissoute,* il se forme deux précipités, mais le premier est beaucoup plus abondant que le sec'ônd. D'après cela, on peut présumer que si l'on employait des dissolutions très-étendues, l'acide sulfurique foYirrait ne point précipiter la strontiane, tandis qu'il précipiterait la baryte : or, c'est le résultatvqu'on obtient lorsl5[ù'on verse l'acidô dans deux verres dont l\in contie* i oo centimètres cubes d'eau et tme goutte xl'eau de baryie , et l'autre i oo centimètres cubes d'eau et upe goutte de stroatiane. l^a baryte et la strontiane privent être rempià^s par une de leurs solution* salines.

Si vpus neutraliser de l'aoide hydrochloriqUe avec de la If^fyte et de la strontiane, et si vous faites crlstaUiser les liqueurs,^ vous obtiendrez uc^ chlorure de barium en lames- hexagonales et un chlorure qe strontium en longues î^iguilles.

Mettez de Taltool sur quelques «Jécigranimes de chacun de Ges chlorures , pnis enflammezle et agitez les matières ; le chlorure de strontium teindra la flamme en pourpre, tandis'que le chlorure de barium la teindra en jaunâtre. Ces phénomènes n^ont lien qu'autant que des particules des chlorure sont projetées dans lefr^flamme^

HM-^ Queneville et Jvlia oijt observé dans -ces derniers temps qucla^baryle et la strontîaye anhydres et poreuse» se distinguent l'une de Vautre esB ce que lorsqu'on les mouille avec de ^'acide sulAirique concentré , la prenuece de^ yient jncandescente, tandis que la seconde s'^ chauffe aus^i beaitoûpp) mais sans détenir lumineuse.

1 5 grains de sous-carbonate d« baryte tuent nn^ petit chien* dans 'l'estomac duquel on lésa ingérés, tan4is que 3o grains de soufr<:arbonate de strontiane ne produisent aucun effet sur un animal semblable.

Je dois indiquer une propriété caractéristique dont en général ou ne fait pas assez d'usage dans les xechercbies chimiquefs, c'est la capacité de saturation des corp&. En effet, que l'on prenne u>o parties de baryte et loo parties de strontiaiie , qu'on les neutralise par l'acide sulfu-

rique stvec les préoastions convenables , "qu'on fasse rougir les sulfates, et Ton aura 1 72 parties environ de sulfate de strontianeet ï5ii enyiron de sulfate ^e baryte.

C'est en- examinant la strontiane et la baryte* comparativement comme je viens de l^ faire -^ous le Bappdrt de leurs autres propriétés physiques, diîmigues et^organoleptîfuesv qu'on a acquis la ^ertiliide qu'elles conspuent deux espèce3 dîfférentçs. ^ . •

Une foîs.quei-rfes corps ont été distingués comme ^spècesl on choisit parmi leurs propriétés celles qui sont les .plus propres à les f^ire reconnaître. On arrive ainsi à établir lés pr^riétés caractéristiques de chaque espèfje : ce sont elles do^t on s'efforce de constater l'existence dans les recherches chimiques^, parce, que les ayant observées dan^.un corps, 01^. en conclut que ce corps porte tel nom , ou plutôt qu'il est ime telle espèce de matière ; mais je dois ajqijiter quelques réflexions généfttl^s à ce sujet

Il faut distinguer les propriétés caractérisa* ques les unes des autres relativement à Jeur Valeur respective ; il en est qui sont précieuses, parce qu'elles sont faciles à constater,.méme sur des parcelles de matière : telle est la faculté qu'a

APPLIQUÉE A LA TBIIrTURE. -jS

la strontiâne de calorer la flampie de Falcool en pourpre , telle est la faiculté de Teau de !>» ryte ou de ses sek de précipiter par «ne goutte d'acide suliuriqtie;,inais ces propriétés n'ont pas la même valeur que les &>rmes cristallines distinctes que présenteront des joorps qm auront été souBdîs à un même traitement ;« elles n'ont pas la «làpae^^eur que des capacités de saturation diff^neates, qui dépendent de l'es*senœ <im)Qiqo» même des corps ; mais la capa^ cilé de saturation ne peut être déterxpinée que quand on a ia certituâi^ d'avoir obteiiu à l'état

de pureté >Ja substance 4ans laqui^e on veut k leoontiiûtre.

Dun autre côlé, des propriétés caractéristiques qui -ne peuvent s'observer que sur une assez gr^XÈàç quantité* de matière qui doit en^ core av^ été amenée par des procédés asses compliqué^ un cerdaîin état, et qui appartiennent en outne à des phénomènes passagers, sont moins précieuses que les précédentes r telle est la propriété qu'a la baryte de produire du feu avec l'acide sulfurique ; en effet , pour l'observer, il faut que cette base ait été obtenue à. l'état caustique , et être sûr que ses paVties n'ont point été trop frittées par l'action de la cha-

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leur; or cela suppose qop l'on a eu Iin6»quan« flté assez graadç de iDatîère à sa (|}^|^sition, caria préparation de Qët aicaU àj'état caustique est assez délicate à Eure lorsipl'on, n'opère que sUr une petite quantité. En outre, 'a^^at d'avoir la bstryte dana^^l étal, on a du nécéssairènlent obsîefvei* des propriétés propires à #n' faire connaître la natui;^^ par con9ê^uQDt,'''la jpropriété dont nous parlas, qi]fbique,distjft^uttit1a baryte de la strontiane, x^ peiit W^re éowidérée conukie une de ces nro^îM$ précieuses poar reconnaître la présence a un corps dans, une' matière qlte l'on analyse» x i ^

Enfin il ^t ijne dernière obseryi^on^à faire ^ c'est que dans aucun cas on uù doit croire avoir suffisamment distirigaé im corps* dt* pl^$ieurs autres par l'observation ^miCrsaile de s^^ prQ<» piiétés j quelque ilDportanljp qu'elle s^t.

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