SUR LES CORPS DU SECOND GROUPE DE LA CINQUIÈME DIVISION
Que l'on considère les hydrates d'acides et de bases salifiables comme des sels, ou qu'on les eu distingue 9 je pense qu'il faudra toujours étudier ces composés à l'article des acides et des bases salifiables auxquels ils se rapportent respectivement, plutôt que d'en remettre l'examen à celui des sels proprement dits. D'après cette considération , il semble qu'il eût été conséquent à la manière dont j'ai classé les matériaux de ces leçons, de traiter de l'alcool, de l'éther hydratique et de l'éthal, considérés comme trois hydrates d'hydrogène bicarboné , à l'article de ce corps (tom. i®', 9® leçon y chap. 5), au Heu d'en rejeter l'examen dans la cinquième division. J'avoue que si tous les chimistes s'accordaient à les considérer de cette manière, je n'aurais point hésité à le faire, et j'y aurajs encore été engagé par la raison que l'éther, et surtout l'alcool , étant avec l'eau les dissolvans qu'on emploie le plus souvent dans les analyses chimiques, il y aurait eu un grand
duity en fixant de l'eau, non de raicool, mais de l'éthal qui lui est analogue, ainsi qu*à Télher.
Enfin , j'ai fait voir que les corps gras saponifiables donnent les acides qui les caractérisent , non-seulement par la saponification , mais encore par Faction de l'oxigène, par celle de Facide sulfiirique, etc.; d'où j'ai conclu que plus il y a de circonstances diverses où un composé se résout dans les mêmes corps composés, plus on a de raison d'envisager ces derniers comme les principes immédiats du premier.
Je rapprochai non -seulement les stéarines, l'oléine, la cétine, la phocénine, la butirine et Fhircine, de Féther hyponitreux et des éthers dits végétaux, à Fépoque où l'alcool passait pour un des principes immédiats de ces derniers {Recherches sur les corps gras d^ origine animale; Paris, chez Levrault, iSaS), mais j'allai plus loin encore dan& mes Considérations générales sur l'analyse organique et ses applications (Paris, Levrault, 1824)9 je considérai l'hydrogène bicarboné :
i^ Comme un corps combustible simple, comme un métal électro- positif lorsqu'en se combinant au chlore, à Fiode, il forme un chlorure, un iodure d'hydrogène bicarboné ;
APPLIQUÉE k LA TEINTURE. 6î
a* Comme un carbure d'hydrogène qui , en fixant des proportions définies d'eau, donne naissance à Téthal, à Téther et à l'alcool ;
3^ Comme une base salifiable qui neutralise les acides hydrochlorique et hydriodique dans les éthers de Ce nom ;
Et je généralisai cette vue en disant qu'on peut considérer Téther hyponitreux et les éthers végétaux comme des composés d'un acide ^d'kj'' drogène bicarboné-\-dLeau; en un mot, comme des sels hydratés, tandis que les éthers hydrochlorique et hydriodique peuvent l'être comme des sels anhydres;
4^ Enfin je conjecturai qu'il doit y avoir dans la nature organique un grand nombre de corps analogues aux sels. Cette conjecture a été vérifiée pour l'urée, que M. Wôhler a prouvé être un cyanite d'ammoniaque (tom. 2, leçon 17^ pag. 17).
MM. Dumas et BouUay fils , dans un travail qu'ils ont présenté à l'Académie des sciences, à la fin de 1827, sont arrivés à des conclusions tout-à-fait semblables après avoir établi les faits suivans :
Les éthers hyponitreux, acétique, oxalique, benzoïque, sont représentés par les acides de
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ce nom + Téther hydratîque , et non Taicooi y comme on le croyait avant eux.
L'hydrogène bicarboné doit être considéré comme une base atcaline, qui, à volume égal, produit avec les acides le même degré de saturation que le gaz ammoniac.