‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 377 sur 544 · SUR LES CORPS DU SECOND GROUPE DE LA CINQUIÈME DIVISION · texte numérisé non relu

SUR LES CORPS DU SECOND GROUPE DE LA CINQUIÈME DIVISION

Que l'on considère les hydrates d'acides et de bases salifiables comme des sels, ou qu'on les eu distingue 9 je pense qu'il faudra toujours étudier ces composés à l'article des acides et des bases salifiables auxquels ils se rapportent respectivement, plutôt que d'en remettre l'examen à celui des sels proprement dits. D'après cette considération , il semble qu'il eût été conséquent à la manière dont j'ai classé les matériaux de ces leçons, de traiter de l'alcool, de l'éther hydratique et de l'éthal, considérés comme trois hydrates d'hydrogène bicarboné , à l'article de ce corps (tom. i®', 9® leçon y chap. 5), au Heu d'en rejeter l'examen dans la cinquième division. J'avoue que si tous les chimistes s'accordaient à les considérer de cette manière, je n'aurais point hésité à le faire, et j'y aurajs encore été engagé par la raison que l'éther, et surtout l'alcool , étant avec l'eau les dissolvans qu'on emploie le plus souvent dans les analyses chimiques, il y aurait eu un grand

duity en fixant de l'eau, non de raicool, mais de l'éthal qui lui est analogue, ainsi qu*à Télher.

Enfin , j'ai fait voir que les corps gras saponifiables donnent les acides qui les caractérisent , non-seulement par la saponification , mais encore par Faction de l'oxigène, par celle de Facide sulfiirique, etc.; d'où j'ai conclu que plus il y a de circonstances diverses où un composé se résout dans les mêmes corps composés, plus on a de raison d'envisager ces derniers comme les principes immédiats du premier.

Je rapprochai non -seulement les stéarines, l'oléine, la cétine, la phocénine, la butirine et Fhircine, de Féther hyponitreux et des éthers dits végétaux, à Fépoque où l'alcool passait pour un des principes immédiats de ces derniers {Recherches sur les corps gras d^ origine animale; Paris, chez Levrault, iSaS), mais j'allai plus loin encore dan& mes Considérations générales sur l'analyse organique et ses applications (Paris, Levrault, 1824)9 je considérai l'hydrogène bicarboné :

i^ Comme un corps combustible simple, comme un métal électro- positif lorsqu'en se combinant au chlore, à Fiode, il forme un chlorure, un iodure d'hydrogène bicarboné ;

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a* Comme un carbure d'hydrogène qui , en fixant des proportions définies d'eau, donne naissance à Téthal, à Téther et à l'alcool ;

3^ Comme une base salifiable qui neutralise les acides hydrochlorique et hydriodique dans les éthers de Ce nom ;

Et je généralisai cette vue en disant qu'on peut considérer Téther hyponitreux et les éthers végétaux comme des composés d'un acide ^d'kj'' drogène bicarboné-\-dLeau; en un mot, comme des sels hydratés, tandis que les éthers hydrochlorique et hydriodique peuvent l'être comme des sels anhydres;

4^ Enfin je conjecturai qu'il doit y avoir dans la nature organique un grand nombre de corps analogues aux sels. Cette conjecture a été vérifiée pour l'urée, que M. Wôhler a prouvé être un cyanite d'ammoniaque (tom. 2, leçon 17^ pag. 17).

MM. Dumas et BouUay fils , dans un travail qu'ils ont présenté à l'Académie des sciences, à la fin de 1827, sont arrivés à des conclusions tout-à-fait semblables après avoir établi les faits suivans :

Les éthers hyponitreux, acétique, oxalique, benzoïque, sont représentés par les acides de

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ce nom + Téther hydratîque , et non Taicooi y comme on le croyait avant eux.

L'hydrogène bicarboné doit être considéré comme une base atcaline, qui, à volume égal, produit avec les acides le même degré de saturation que le gaz ammoniac.

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