IV. PtOPBIKTÉS GHIUlIjUES
^ Le,cfaloruré de sodium est reniarquaMe,par sa parfaite neutralité aux réactif colorés,
lia nneassezforteaffinitépourreau, rarunu solution qui en est saturée n'entre en^nrilitiou ao'k la température de io<)<*,73, sou* la presion de o'",7t)o.
4o 17* LEÇON BE CUIUIE
, Voici la solBl>iIité de ce composé k difTêrens degrés de température dans loo parties d'eau, déterminée par M. Ga^Luçsac : . ■'
Vous Toyes qu'il n'y a qu'une différence de 4j57 entre les solubilités du chlorureiie sodium & i3<>,â9«t'à 1090,73; c'est ce qui a fait dire k plusiq^ chimistes qu'il est aussi soluble à ch«ti qu*àfroid.Aureste,lalégère différence que nous observons ne présente rien d'étonnant, puisque: nous avons va que la magnésie et la chaux«ont' plus soTubles à froid qu'à cbaud- , ' - .
5o grammes de chlorure de sodium, en se disscdvant dans aoo grammes d'eau contenus dans un t^^ d« verre de la capacité de 33q cent, cubes, et du poi^^e 1 85 grammes, ne donnent qu'un abaissement de i ^g, suivant M^ G&y-^ LussajK
Le chlorure de sodinoi est déliquescent dans une atmosphère saturée d'eau.
Oh peut considérer sa dissolution comme celle d'un chlorure, ou celle d'an- bydrochlo-
APPLIQUÉE A LA TEIHTURE. 4*
rate de proloxide ^% Mdhnn. Oms les deux manières de voir tôos Im Êiits s'expli^pnotclilîrenut : en effet, lorsqoe vous mettez la solo* tion de ce chlonire avec, une sdbftanoe qai en dégage de Tacide Lydrocwri^e , par exem* pie de Tacidé suUufiqne, .votas .concerex également bien las i^ésdtats, sôit que Vons admettiea que teau contenait mi hydiochlorate de soude dont la base, ayant plus d*a£Snité pour l'adde snlfarique que pour Facide hydrochloriqne, altené^dne oehii-ci pour s'unir au pvemier, soit qùe^iiroufi admettiez, que le chlorure dissous,
* 4 at. de clilerare, I at» de sodium y • -
e3t réduit , sous l'influence de a atomes d'acid!^ sulfoii^ue et de a atomes d'eau, en * * «
4 «r..cid*h3rdroeU.riç.^{ J «^ hydrogène; , ataesonde ={îî^dlSîr;
qui s'unit aux a atomes d'acide sulfurisé.
On concevra également bien, dans les deux ny^ières de voir, comment en fait de féau régale en mettant 'du chlorure de sodium avec dé^Kafcide nitrique. Dans le cas où Ton admet
4'» ^ i7^ LEÇON DE CHIMIE.
rexUtence i)R chlotuire ,• une par ^ 4^ Tact de mtri^j^rjoxîdaiit le^^n^m^y met • du ^chlore en lil>Qr|À» Dqps le ca^ où- c'est un hydr ochlorate> Tadde nilbçîqj^e agit tflors surFacide hydro chlorîque comme iLa^té dic(i i** l^on-^ P^A)m Veau, saturée^ de chlorure de sQdmrn ne se gèle qu'à ui\e température 4>içn pl(^ basse que celle de- zéro. Cest ce qui explique .pourquoi Teau de la mer conserve ça liquidité , lorsque Têtu ordinaire se congèle. ,^ .
L'eau qui contient du chlorure de ^Hium^st en généi'al moins propre que l'eau piu^^drssoudre d'autres corps,, et sous ce^pç^iiit de vue l'on se tromperait si l'on pensait /d après la neutralité de ce chlorure, que sa présence dans l'eau nç peut exercer aucune influence sur une opération de teinture , car il est telle circons^ficé où elle en a une très-grande- pour ditninueç^le pouvoir dissolvant de T^u.' On se tromperait
encope de, croire que Je chloi*ure de sodium %t les sels qui se trouvent ndans lesjQiiides (animaux , ne $pn$jpas susceptibles d exercer ^r les ^principes immédiats, dits orgairiques, une action particulière à Feau* salée et^ qui est nécessfjxe à ja vie.
J'ai parlé (4* /<^fÇ'ï; IÎ^\Jl) d® l'ixifltt^iïce
APPLIQUÉE A LA TCIUTUAB. 4^
de Teto sur les propriétés pfaysiqaes des tissus orgaBi((ue8 : qu'on sobstitue à Teau pare. Vean salé%, et l'on vernL-c[u'ils sttat loxv^*en éprouver la même infiuexice.. Par exemple , le tissu élastique jaune du Ugailkent cervical et des artères dessédié y n'y reprendra point Télasticité qae loi rendra Te^u pure. D'après ce que je ^eus de dire^ Vûaca de chlorure de sodium est donc moins -propre que Feau pure à dissoudre y ^fènëVrer , k mooiUer les lâaati^es organiques ,
et à modifier les propriétés pb^sique3 de celles
<iui oQBstiturat des.tissus.
y. PBOPBlirÉS OBGANOL9TIQ1KS.
,Le chlorure de sodium a une sa^éUr salée et agréable que tout le lAênde connaît, et qui le £Edt rechercher dés animaux mêmes. 11 fait éprouver en oub'e une sensation de fraîcheur qu'il £iut .distinguer de sa saveur.
11 est inodore; Todeur de violette. que répand très-sensiblemeot le sel maiyi auand il est en grande masse, est due à une substance étrangère au chloTore d/b sodium.
, * t Vj^.BXAT jrATDR£L. « .
Il est trè^répandû àstns la ftatute : à l'état solide il forme des terr%ios éiitîers; dissous dans
Feau, il existe dans la mer, dans les sources dites salées^ Toates les humeurs des animaux en ^coDtieoAVnt. ^ .
VIL PRÉPARATION
On ne le préparé Jamais, parce qu'Jt^st bien plus éconoipique Me l'extraire du sein de h, terre, ou de le retirer des eaux de la mer par Tévaporation. ^ '
YHI. USAGES.
Le chlorure de sodium es%une des matières premières de l'art de la tei'nturo^ puisqu'il sert à préparer le chlore^ Tacide bydrochlorique , et ,con6éqqemment les hydrochlorates et les chlorurçs, et qu'au^urd'hui c'est de lui que provient la plus grande partie du spus-carbo* nate de soude du commerce. •
Les faits que j'ai rappoke^ Relativement à rinfluence^ qu'il peut exercer en modifiant le pouvoir. disS4Slvant de l'eau , né dôive];àt point être perdus devue'par le teinturier qui cherche à se faire des idées justes çur Vinfiuénte que les eaux naturelles peuvent (avoir eh général dans ses^opérations. ,.^ • .• * .
APPUQUÉE A LA TEINTURE. 4^