‹ Leçons de chimie appliquée à la teinture (volume 2)Chapitre 94 sur 544 · VII. VlBiiViLBXTioVé · texte numérisé non relu

VII. VlBiiViLBXTioVé

La manière de préparer l'acide hydroçyàni-^ que à l'état de pureté n'est pas très « difficile { cependant elle exige de^ précautions. Toici le procédé de M. Gay-Lussac : on introduit dans une petite cornue tubulée (fig. a, planch. 3) 3oo grammes de cyanure de mercure avec 200

.graimnes d'acide hydrochlorique légèrement jEumant; on adapte à cette cornue un tube de verre t rempli au tiers de craie , et dans les deux autres tiers de chlorure de calcium*; l'extrémité

Y porte un second tube de verre coudé «Jui plc^ge dans le fond d'un flacon bouchant à 1'^ merv; ce flacon est placé au milieu d'un mélange i^igorifiqne de sel marin et de glaœ. flu

•élevant un peu la température, le chlore' ^e l'adde hydrochlorique se porte sur le QUirct\r0, et son hydrogène sur le cyanogène ; il en rés.ulte

du chlorure de mercure et de rad4e hydroçya-

APPLIQUiB A L4 TCINTDliE. 33

niqoe qui se vaporise en entiainant une certaine quantité de gaz acide hydrochlorique et de vapeur d'eau ; mais ces deux derniers corps ' s'arrêtent dans le tube, par la raison que la chaux de la craie fixe Faeide hydrochlorique , et que le chlorure de calcium fixe la vapeur d eau; l'acide carbonique de la craie et Faeide hyârocyanique arrivent dans le flacon, où ce dernier seul se condense.

On peut avec avantage substituer au cyanure de mercure le cyanure de potassium.

THL n&àGBs.

L'açyde hydrocyanique pur n*est pas employé en teinture , mais sa composition est tellement liée à la nature de l'acide* hydrocyanoferrique, que je vais examiner, qu'il était indispensable de le décrire.

^ IX. HISTOIRE

U a été découvert par Schéèle^ en 1 78a ; mais ce n'est que depuis 181 5 qu'un beau travail de M. Gay-Lussac nous Ta fr^ connaître à Tétat de pureté.

34 ^ f 9* rEÇOK DE CHIMIE

ACmE HYBROCYÀNOFPtBiQUE.

L tuuoosirtofr.

Nous admettons, avec M. Çay-Lussac, qu'il est formé dliydrogéne et d'un composé appelé Çyanoferre, qui^fait. fonction de comburant.

I at. ac. hydro- { .^^ .^^t^ié^tÀ^'^^^^^^*

Compoiiii^M é^tJtenies,

Cysmogèie. . . 73,12 la . . » , i98o,3&

Fer. ii5,o4 i 678,43

Hydrôgteè. . , î,84 8 49^9»

too,oo poM^ at 2708,71

« at. acide hydn>cyanïque = j f ^^Z%\ ^

Il est éTident qu^^éette composition est celle d'un sel.

IL irOMEirCLATURE.

jicide des prussiates triples.

IIL nopaiJÊTis PHTsiQUits.

11 est spliife^ cmtsUisatile par la voie humide en petits. crUtau qui paraiBsetit être cubiques* Il n'a pas de couleur.

lY. paaPRiiTÉ& chiiciques.

A. Cas où il agit- sans éprower de changement^ ou du moins som s^ altérer profondément.

11 est soluble dans Peau et Taleoet ; les éolu* tions sont incolores»

Sa solution, versée dke& Dtt sei àb iWAaddb^ de fer, en précipité du bleu de Prusse.

Il s'unit aux%ase»salifiables 9 et reproduit les. owiposés qifon « z^^^% firussiptes triples, prussiatesfenwéê. *

Je vais exiNixiner successiveiuent saMréactlon sur les oxides A, B,C qui contienuent a , 3 et 4 atonies d'oxigène, dan^ Id supposition oà tout riijdrogène de l'acide est converti en eau , et où les j de son cy&nogène s'unissent aux; métaux proY^ant de la désoxigénation des oxides.

Oxide à a atomes d'oxigêne.

iSpjiuiogène, 1 aL ae. hydit^cyaDoiferriq^. =24 1 c^annre de fer,

(8 hydrogène,

36 • i9*'->EÇ0R DE CHmie -.•

en réagissant produiront

„ (4 oxigène,

. .t. cyanur. do«ble=J^ ^^^^^ ^ ^^^^ j, ,^^.,

Oxide à 3 atomes d'oxigène.

4 at. oxide B = j ' J ?^;^f "^f; ^ .

3 at acide hydrp- ra4 cyanogène, cyanoferrique. =< 3 cyanure de fer,

(24 hydrogène y

•w i^^âgfssnt produiront

. V . ,(iaoxîgène, laat d'eau = j ^4 hydrogè»? » *

J4.cyan.péude3={*j^y^^^^^^ (3 cyanure de fer ={"3^fy;!;^^e-

Oxide à 4 atomes d'ùxigêne,

18 cyâmgèae, I cyanure dfi fer, 8 hydrogène ,

e^ réagissant produiront

>cyan.a.ée.déC=(«2^y' , at. cyanur. do«b.e= ^ ^^^^^ ^^ ^^^ ^ ^ ^oog..

I at. cyani^r. douMes:^

APPLIQiréE A LA*«EltfTCRE. 87

B. Cas où il s'altère.

Le contact de l'àir Takère, du nions ei^ partie; quand il ^r est expasé humide , il devient bleu.

Lorsqu'on le distille doucement dans un appareil convenable, il donne de l'acide hydro* cyanique anhydre et nn résidu d'un brun jaunâtre qui devient presque noir à Taîr, et que M. Robiquet considère comme nn cyanure de fer et d'ammoniaque. Ce résidu , distillé à une température plus élevée que celle où il a été produit, doone de Facide hydrocyanique , de rhydrogène et de Tazote dans le rapport de I a 2 en volumes et un résidu de fçr et de charbon.

M. Robiquet *s'est assuré qu'il donne , lorsqu'on le brûle par le deutoxide*de cuivre, a volumes d'acide carbonique pour i d'azote, ce qui est le rapport où le carbone et l'azote constituent le cyanogène et Facide hydrocyaniqUê.

y. PaOI^féxés OBGÂNOLEFIJQU^.

Il a une saveur aigre très-différente de celle de Taçide hydrocyanique.

38 19' WÇOV PB CHOUS

Il 9'a (Kûiit éié trouvé daa> la Batujre. Oa peut se le prKXurer pfir trois procédés <

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