III. ÉTAT ET PRÉPARATION
La gélatine n’existe pas toute formée dans les animaux; elle résulte d’un changement que l’eau bouillante fait éprouver à plusieurs tissus, particulièrement à la peau, aux tendons, au tissu organique des os des mammifères, à la partie interne de la vessie natatoire des esturgeons, etc., etc.
La vessie natatoire des esturgeons donne la gélatine la plus pure.
Les tendons minces, la peau bien lavée, le tissu organique des os dont on a séparé la graisse , et ensuite les matières terreuses , par l’acide hydrochlorique faible, et qu’on a bien lavé , en donnent d’assez pure.
La colle-forte , qu’on obtient en général avec les rognures de peau , l’oreille externe des bœufs, des chevaux, des moutons, des veaux, est de la gélatine impure. Elle doit son odeur désagréable à un acide provenant de l’altération que la matière qui donne la gélatine à éprouvée. Elle contient en outre de la matière grasse ; au reste, on en retrouve dans toutes celles qui ont été préparées avec des tissus non préalablement traités par l’alcool ou par Féther.
La gélatine, préparée avec soin, est un aliment très-nourrissant, soit qu’on la prenne en gelée, soit qu’on la prenne à l’état de bouillon, soit enfin qu’on l’associe à des fécules. Elle donne à celles-ci les qualités d’un aliment azoté.
Elle est la base de la peinture dite à la colle.
A l’état de colle-forte, elle est précieuse pour coller le bois, le carton, etc.
On l’a employée en teinture dans plusieurs circonstances.