II. PROPRIÉTÉS
Il est d’un bleu tirant sur le pourpre.
Il peut être exposé à une température de i35° sans s’altérer.
Il tient si fortement à l’eau , qu’il est impossible de l’en priver par son exposition dans le vide sec.
Il est insoluble dans Feau ; mais si on le fait bouillir dans ce liquide, il finit par se décolorer.
APPLIQUÉE A LA TEÜS’TUPÆ. 6j
Desséché autant que possible, et chauffé avec le contact de l’air, il braie comme l’amadou.
Distillé, il donne de l’eau pure, de l’hydrocyanate et du sous-carbonate d’ammoniaque, et un tricarbure de fer.
Les eaux de potasse, de soude, de baryte, de strontiane, de chaux, etc., et les carbonates de ces bases le décomposent; ils en séparent du peroxide de fer, et les alcalis se changent en hydrocyanoferrates.
Lorsqu’on ne met qu’une petite quantité d’alcali avec le bleu de Prusse, il devient violet, comme l’a d’abord observé M. Raymond , et ensuite M. Berzelius; il se forme, suivant eux, un bleu de Prusse avec excès de base.
L’acide sulfurique concentré, mis en contact avec le bleu de Prusse divisé , le décolore. Il paraît qu’une portion d’acide s’y unit.
En ajoutant de Feau à la matière, l’acide sulfurique, même celui qui était en combinaison, se dissout, et le bleu de Prusse reprend la couleur qui lui est propre.
Le bleu de Prusse délayé dans l’eau pure, et soumis à un courant d’acide hydrosulfurique, se décolore. La liqueur tient *du soufre en sus-r
26e LEÇON DE CHIMIE
pension , et des acides hydrosulfurique et hydrocyanoferrique en dissolution ; il y a un résidu d’un blanc grisâtre qui devient bleu à l’air, et soluble dans l’eau, suivant M. Berzelius, en passant à l’état de bleu de Prusse avec excès de base dont je vais parier, avant de traiter de la préparation du bleu de Prusse .
APPENDICE