III. PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
L’alun à base de potasse cristallise le plus souvent en octaèdres plus ou moins volumineux, et si facilement, que les personnes qui se sont occupées le plus de cristallotechnie, ou de Y art de faire cristalliser les corps y Font pris pour un des sujets de leurs expériences.
Il y a des circonstances où l’alun à base de potasse affecte la forme cubique , ou celle d’un cubo-octaèdre , c’est-à-dire d’un cube dont cha-
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sans chasser en même temps de Facide sulfurique. C’est ce qui explique pourquoi , lorsqu’on redissout Falun qui a été déshydraté par la chaleur, il laisse déposer une poudre blanche qui est probablement du tri-sous-sulfate d alumine et de potasse. En élevant la température de Falun déshydraté, on obtient de Facide sulfurique anhydre, des gaz acide sulfureux et oxigène dans le rapport de 2 à i , et un résidu de sulfate de potasse mêlé d’alumine.
C’est en chauffant de Feau avec une matière organique réduite en charbon que l’on prépare le pyrophore de Homberg. On fait fondre dans une capsule de fer ou de platine 3 parties d’alun et 1 partie de sucre, de miel ou de farine. Quand le mélange est bien sec, on en remplit une fiole aux trois quarts , on la place dans un creuset au milieu du sable , et on la chauffe graduellement jusqu’à ce qu’il en sorte une flamme bleue; on laisse refroidir le vase après l’avoir fermé, puis on verse le pyrophore dans un flacon à l’émeri desséché.
Le pyrophore est formé de sulfure de potassium, d’alumine et de charbon très-divisé. Dès qu’il a le contact de Fair, surtout lorsque ce dernier est humide, il s’embrase.
Le sulfate de potasse contenu dans l’alun est certainement la matière essentielle qui produit le pyrophore par sa réaction sur le charbon, car ni l’alun à hase d’ammoniaque, ni le sulfate d’alumine n’en donnent, et en outre le sulfate de potasse pur en produit, suivant les observations de Schéèle. Descotils, et surtout M. Gav- Lussac ensuite, ont remarqué que ce dernier pyrophore est bien plus combustible que celui préparé avec l’alun.
Il est probable que la grande combustibilité du pyrophore tient à l’extrême division du sulfure de potassium et du charbon qui le constituent, et à ce que ces matières, en agissant sur l’oxigène humide , produisent assez de chaleur pour que l’ignition ait lieu. Schéèle a vu en outre que le pyrophore ne brûle pas dans de l’air parfaitement sec, et qu’il ne s’échauffe pas dans du gaz azote humide. Il faut donc à la fois du gaz oxigène et de la vapeur d’eau.
Il a une saveur astringente et sucrée.
Il n’est pas, à proprement parler, délétère r mais on ne pourrait en prendre à l’intérieur
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une certaine quantité sans de graves inconvéniens , à cause de Faction tannante qu’il exerce sur les tissus.
“VI. USAGES
L’alun est, connue nous l’avons dit, un des sels les plus précieux pour le teinturier. Nous reviendrons sur son emploi dans la seconde partie du cours.
C’est avec lui qu’on fabrique l’acétate d’alumine.
C’est par son intermède qu’on prépare un grand nombre de laques employées surtout pour les papiers peints.
Il agit comme astringent ou matière tannante avec le chlorure de sodium dans la préparation des peaux blanches.
Les fabricans de chandelles l’emploient, disent-ils, pour blanchir le suif, et lui donner plus de dureté.
Il sert avec la gélatine à coller le papier.
En médecine, l’alun en cristaux ou en dissolution est prescrit à l’intérieur comme antiseptique et astringent ; et celui qui a été déshydraté est appliqué sur les brûlures et les vieux ulcères.