III. ÉTAT NATUREL
Il existe dans un grand nombre de végétaux, notamment dans les pommes vertes, le suc de joubarbe, celui des fruits du sorbier, etc., etc. ; il fut découvert en 1785 par Schéèle.
Il y a un assez grand nombre d’autres acides ternaires qu’on croit formés d’oxigène , de carbone et d’hydrogène, mais qui n’ont point encore été analysés. Nous allons en passer la plupart rapidement en revue.
ACIDE PYRQMALÏQUE.
On a donné ce nom à un acide qu’on obtient à l’état solide en faisant évaporer le produit liquide aqueux de la distillation de l’acide maiique.
Cet acide cristallise en aiguilles ou en prismes.
Il se fond à 47°?5, cristallise par le refroidissement.
i partie exige pour se dissoudre 2 parties d’eau a io°.
Cette solution ne précipite pas Feaude chaux»
Il est très-soluble dans l’alcool.
5,i68 de cet acide sature 1 d’oxigène dans les oxides salifiables.
Il a été aperçu par M. Braconnot, et examiné par M. Lassaigne.
ACIDE PYROTARTRIQUE.
IL est concret, il est fusible, et une partie se volatilise sans décomposition.
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Il est très-soluble dans l’eau. Cette solution cristallise.
Il a été découvert par Rose.
ACIDE MÉCOJNIQUE.
Cet acide a été découvert par M. Sertuerner dans l’extrait d’opium.
Il cristallise en aiguilles ou en lames carrées , ou en petits octaèdres disposés en végétation.
Il est fusible à iaS0, et sublimable ensuite.
Il est très-solubie dans l’alcool et l’eau.
Il ne précipite pas les eaux de chaux et de baryte.
Il développe une belle couleur rouge avec la dissolution de peroxide de fer.
ACIDE IGASURIQUE.
MM. Pelletier et Caventou ont donné ce nom à un acide qu’ils croient nouveau, et qu’ils ont trouvé dans la fève de Saint-Ignace, où il est uni à la strichnine.
Cet acide cristallise.
APPLIQUÉE A LA TEUNTUJIE. 85
H est très-soluble dans l’eau et l’alcool. L’igasurate d’ammoniaque, versé dans un sel de cuivre, le fait passer au vert, et peu à peu il se dépose un sel d’un blanc verdâtre.
ACIDE PECTIQUE.
M. Braconnot a extrait cet acide, qui possède plusieurs propriétés remarquables, d’un assez grand nombre de substances, telles que les tubercules de dahlia et de topinambour, le navet, la carotte, la racine de scorsonère, les couches qui se trouvent immédiatement sous l’écorce colorée des arbres, les fruits et les graines, les tiges et les feuilles des plantes herbacées.
Son caractère principal est de former avec Feau une gelée incolore, inodore, légèrement acide au papier de tournesol.
Il ne se dissout dans l’eau, même bouillante, qu’en petite quantité ; la solution faite à chaud ne se trouble pas par le refroidissement, mais Facide se sépare en gelée si on y ajoute un acide, du sucre , de l’alcool ou un sel quelconque.
L’acide nitrique le décompose en acides sacholactique et oxalique.
20e LEÇON DE CHIMIE
33 parties d’acide pectique neutralisent i partie d’oxigène dans les oxides salifiables.
M. Braconnot prescrit, pour le préparer, de traiter par de l’eau aiguisée de potasse le marc de carotte dont on a séparé le suc, et qu’on a ensuite lavé ; il se forme un pectate soluble qu’on passe dans une toile ; on le précipite par de l’hydrochlorate de chaux très-étendu ; le pectate de chaux est lavé , puis décomposé par de l’eau aiguisée d’acide hydrochlorique , qui dissout la chaux et un peu d’amidon.
ACIDE MORIQUE.
Klaproth, en i8o3, a retiré d’un sel calcaire recueiili sur l’écorce du mûrier blanc un acide cristallisable en aiguilles blanches, en partie volatil sans altération et très-soluble dans l’eau et l’alcool.
ACIDE MELLITIQUE.
Klaproth l’a extrait de la pierre de miel , où il est uni à de l’alumine.
Il cristallise en petits prismes durs ou en aiguilles fines.
Il n'est pas très-soluble dans l’eau.
Il précipite les eaux de chaux, de baryte et de strontiane, Tacétate de plomb et le nitrate de mercure.
Il forme un surmellitate de potasse peu soluble qui se distingue du bioxalate de potasse par la propriété de précipiter l’alun.
ACIDE KINIQUE.
Il cristallise difficilement en lames.
Il est décomposable par l’action de la chaleur.
Il est soluble dans l’eau.
Il ne précipite pas les nitrates d’argent, de mercure et de plomb, ni l’eau de chaux.
On ne l’a trouvé jusqu’à présent qu’à l’état de kinate de chaux dans les quinquinas. Une fois qu’on a ce sel, on le décompose par l’acide oxalique.
20e LEÇON DE CHIMIE
ACIDE LACCIQUE.
M. John a retiré cet acide de la laque en bâton; il a traité celle-ci par l’eau; il a évaporé le liquide à sec , a traité le résidu par l’alcool. L’extrait alcoolique a été traité par l’éther; le résidu de cette dissolution , évaporée à sec , l’a été par l’alcool , et la solution qui en est résultée a été mêlée avec de l’eau pour en séparer de la résine. L’eau retient l’acide laccique uni à un peu de potasse et de chaux. Au moyen de l’acétate de plomb, on obtient un laccate insoluble, qu’on décompose ensuite par l’acide sulfurique.
Il cristallise.
Il est soluble dans l’eau , l’alcool et l’éther.
La solution aqueuse précipite les sels de peroxide de fer; elle ne trouble pas l’eau de chaux.
ACIDE CAMPHORIQUE.
Kosegarten observa en 1785 que l’acide nitrique, en réagissant à chaud sur le camphre,
produit un acide particulier que l’on a appelé camphorique.
Il cristallise en petits grains qui se disposent en barbes de plumes.
Il est en partie volatil sans éprouver de décomposition.
Il faut pour le dissoudre io parties d’eau bouillante et ioo parties d’eau à 190.
Il paraît soluble en toutes proportions dans l’alcool bouillant.
ACIDE HIRCIQUE.
J’ai donné ce nom à un acide queq’ai retiré du savon de suif de mouton et de bouc.
Cet acide a l’odeur du bouc. Il est analogue aux acides phocénique , butirique , etc.
ACIDE CHOLESTÊRIQUE.
MM. Pelletier et Caventou ont considéré la matière qu’on obtient en faisant réagir l’acide nitrique sur la cholestérine comme un acide particulier.
90 20e LEÇON DE CHIMIE
Cette matière est en effet acide au tournesol ; elle s’unit aux bases salifiables. Mais on n’a pas fait assez d’expériences pour qu’on puisse la considérer définitivement comme un principe immédiat pur.
ACIDE SÉBACIQUE.
M. Thénard a obtenu cet acide en traitant par l’eau chaude le produit de la distillation des graisses formées d’oléine et de stéarine. L’acide sébacique est dissous. On peut l’obtenir cristallisé en faisant évaporer l’eau de lavage.
Cet acide est fusible , peu soluble dans l’eau froide il l’est davantage dans l’alcool.
Sa solution précipite l’acétate et le nitrate de plomb; l’acétate et le nitrate de protoxide de mercure ; le nitrate d’argent.
ACIDE ROSACIQUE.
M. Proust a parlé le premier de cet acide, et Fa considéré comme le principe colorant rouge des urines que rendent les personnes attaquées de fièvres nerveuses ou intermittentes. Il a été
examiné par M. Yauquelin et M. Yogel de Munich.
Suivant M. Yauquelin, il ne contient pas d’azote.
( Oxigène,
ACIDES TERNAIRES FORMÉS DE l Azote,-
! Carbone .
ACIDE CARBAZQTIQUË ( amer de IFelter; amer au maximum de Chevreul).