II. NOMENCLATURE
Soude anhydre.
ÏII. PROPRIÉTÉS.
Les propriétés du protoxide de sodium pur ou anhydre sont plutôt admises par analogie
17e LEÇON DE CHIMIE
qu’elles n’ont été étudiées immédiatement, et vous allez en sentir la raison. Avant la découverte du sodium, le protoxide de ce métal anhydre était inconnu , Fétat le plus approchant de celui de pureté où on l’avait obtenu était celui d’hydrate. Ce n’est qu’ên mettant du sodium dans la quanti té d’oxigène strictement nécessaire pour convertir le métal en protoxide, qu’on peut espérer d’avoir ce composé parfaitement pur. Or cette opération présente d’assez grandes difficultés dans l’exécution, les chimistes ne se sont pas appliqués à les surmonter, parce qu’ils ont pensé sans doute que les propriétés du protoxide de sodium n’ajouteraient pas des faits bien importans à nos connaissances, par la raison qu’on a étudié son hydrate avec beaucoup d’exactitude, et qu’on l’a soumis à un grand nombre d’expériences, et enfin que le sous-carbonate de soude anhydre , qui est assez disposé à se séparer de son acide carbonique, lorsqu’il est mis en contact avec beaucoup de corps, surtout à une température élevée, présente une matière qui, dans plusieurs expériences, peut suppléer au protoxide de sodium anhydre.
IY. HISTOIRE.
Les propriétés du protoxide de sodium , comme matière particulière , ont été' reconnues en 17 36 par Duhamel, et en 1758 par Margraf. Ces deux chimistes ont le plus contribué à distinguer la soude de la potasse, avec laquelle on la confondait très-souvent.
Les anciens paraissent avoir décrit plusieurs sels de soude, sous le nom de nitrum , et particulièrement les carbonates de soude qui se trouvent en Égypte et dans plusieurs autres contrées de l’Afrique.