III. PROPRIÉTÉS CHIMIQUES
Suivant M. Thénard, en exposant du potassium à froid dans la quantité d’oxigène nécessaire pour le convertir en protoxide, on obtient ce composé ou la potasse anhydre.
Si l’on chauffe le potassium dans l’oxigène sec, ce n’est plus du protoxide, mais un peroxide qui se produit.
L’air atmosphérique desséché se comporte d’une manière analogue ; seulement Faction et les phénomènes sont moins intenses.
Le potassium plongé à la température ordinaire dans un flacon de chlore y brûle avec une flamme rougeâtre; si on l’agite avec une tige de fer, do manière que sa surface soit toujours bien nette, le produit est du chlorure de potassium.
Il se combine avec le brome en dégageant beaucoup de chaleur et de lumière.
Il se combine également à l’iode en produisant de la lumière , mais il faut élever la température des corps.
Il est susceptible de s’unir avec l’azote, mais indirectement.
Il s’unit très-bien, à l’aide de la chaleur, avec le soufre, le sélénium, le phosphore, l’arsenic, l’antinioine, Té tain; il y a dégagement de chaleur et de lumière.
Lorsqu’on le chauffe dans l’hydrogène à une température convenable, il forme un hydrure solide.
Il s’allie au mercure, au bismuth, au plomb, au fer, à une température suffisamment élevée; au zinc, quoique difficilement, et très-bien au sodium.
On n’a pas réussi à l’unir au bore; on ne sait pas s’il peut se combiner au carbone.