‹ Leçons de chimie appliquée à la teintureChapitre 153 sur 356 · VII. PRÉPARATION · texte numérisé non relu

VII. PRÉPARATION

La manière de le préparer est extrêmement simple. Il faut se procurer d’abord du cyanure de mercure parfaitement neutre; en supposant qu’il ne le fût pas, il serait nécessaire de neutraliser l’oxide de mercure qu’il contiendrait par de l’acide hydrocyanique. Il faut ensuite le pulvériser, le sécher exactement, puis le soumettre à la distillation dans une cornue ou un petit tube de verre. On reçoit le cyanogène dans des cloches pleines de mercure. Il ne faut pas trop élever la température, autrement on en décomposerait une portion, et conséquemment on aurait un produit mélangé d’azote.

VIIL USAGES.

Le cyanogène doit fixer l’attention du teinturier, par la raison que, s’il ne l’emploie pas im-

médiatement., il trouve dans plusieurs de ses combinaisons des matières colorantes plus ou moins précieuses pour teindre les étoffes. Le cyanogène est en effet un des principes immédiats du bleu de Prusse et de ce qu’on a appelé des prussiates.

Page 1