Du chlore gazeux humide
3° Du chlore dissous dans Veau ;
4° Du chlore liquide anhydre.
Chlore gazeux anhydre.
On met dans le ballon B (Jig- i, pL a), placé sur la grille d’un fourneau, i partie de peroxide de manganèse ; on y adapte, au moyen d’un bouchon, un tube C en S, et un tube D qui communique avec un tube plus large À, rempli de quelques morceaux de chaux caustique et de chlorure de calcium; le tube A communique, au moyen d’un tube G, avec un flacon étroit ou une éprouvette à pied F. Le tube G doit toucher le fond du vaisseau. F communique avec F' au moyen du tube T, et F' avec F" au moyen du tube T ; enfin F" communique avec un vase E au moyen du tube T”. Le vase E a été garni au fond de petits morceaux de chaux , et on a fini de le remplir avec de l’hydrate de chaux. Toutes les tubulures et les bouchons doivent être bien lutés.
Les choses ainsi disposées, on verse, par le tube C, dans le ballon B, 6 parties environ d’acide hydrochlorique légèrement fumant. On ne verse pas tout à la fois. Le dégagement du chlore commence à froid , et ce n’est que quand il a cessé,
APPLIQUÉE A LA TEINTURE. 5l
ou qu’il est très- ralenti, qu’on doit commencer à chauffer, en mettant quelques charbons dans le fourneau. Voici maintenant ce qui arrive : le chlore qui se dégage enlève avec lui un peu de gaz hydrochlorique et de vapeur d’eau ; la chaux caustique du tube A est destinée à absorber le premier, et le chlorure de calcium la seconde ; de sorte que c’est du chlore sec qui arrive en F par le tube G. Le chlore étant beaucoup plus dense que l’air qui remplit F, le soulève et l’expulse ainsi peu à peu du flacon ; quand F est plein de chlore , Ff se remplit de la même manière. Enfin, la chaux hydraté contenue dans E est destinée à absorber le chlore qui sort de l’appareil. Dès que l’opération est terminée , il faut débiter les tubes, et fermer sur-le-champ les vaisseaux qui contiennent le chlore sec. On doit faire usage de bouchons ou de disques de verre.
Chlore gazeux humide.
Rien de plus facile que cette préparation. Il suffit de mettre du peroxide de manganèse et 6 parties d’acide hydrochlorique légèrement fumant dans un ballon muni d’un tube à gaz qui va s’ouvrir sous un flacon plein d’eau. Par la raison que le chlore est soluble, il faut ne
pas opérer dans une cuve pneumato-chimique, mais dans un vase de petite dimension* 11 faut se servir de la même eau pour remplir les flacons*
Chlore dissous dans Veau.
On prépare en petit îe chlore dissous dans l’eau, en adaptant au ballon B ( fîg . 2, pL 2), contenant du peroxide de manganèse, les flacons F, F', F" et îe vase E au moyen des tubes T, T, T", T". Les trois .premiers contiennent de l’eau; le vase E, des morceaux de chaux caustique et de l’hydrate de chaux.
Les remarques que nous avons faites en traitant de la préparation de l’acide carbonique dissous dans l’eau, 8e leçon, page 4o et suivantes, sont applicables ici. Il faut donc que le bout du tube T qui plonge dans Feau E destinée à laver le gaz soit effilé , afin de le laver, et pour en faciliter la solution dans l’eau. Il est bon qu’il en soit de même de l’extrémité des tubes T' et T". En second lieu, les flacons F' et Ff' ne doivent pas être tou t-à-fait remplis d’eau.
En grand, les appareils ne diffèrent de ceux-ci que par la grandeur de la capacité qui contient l’eau que l’on veut saturer. Cette capacité est souvent partagée par deux ou trois diaphrag-
mes qui sont percés chacun d’un seul trou, et de manière à ce qu’ils ne se correspondent pas. Le but de cette disposition est d’opposer des obstacles à la marche du chlore, afin d’en favoriser la solution dans l’eau.
Chlore liquide anhydre .
Sir H. Davy et M. Faraday ont obtenu le chlore liquide de la manière suivante : ils ont desséché des cristaux de chlore hydraté, autant qu’on peut le faire en les pressant entre des feuilles de papier Joseph. Ils les ont introduits dans un tube de verre qui a été scellé hermétiquement. Ils ont chauffé le tube à 38° dans un bain-marie. L’hydrate s’est réduit en chlore liquide et en eau légèrement colorée par un peu de chlore; ces substances ne se mêlaient pas tant que la température était au-dessus de 210; mais à cette même température l’eau donnait des cristaux de chlore hydraté.
M. Faraday a liquéfié du chlore séché par l’acide sulfurique, en le comprimant dans un tube de verre.