II. PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
Le fer est un métal solide jusqu’à la température de i58° du pyromètre de Wedgewood, où il entre en fusion. On ne l’a point encore obtenu en cristaux par le refroidissement.
Il ne se volatilise d’une manière sensible qu’aux températures les plus élevées.
Sa cassure est fibreuse ; cependant quelquefois il en présente une légèrement lamelleuse.
C’est un des métaux les plus durs ; et cette propriété est singulièrement augmentée lorsqu’il contient quelques millièmes de carbone.
Le fer est très-ductile, surtout à chaud.
Le laminoir le réduit en lames ou en feuilles connues sous le nom de tôle; mais, au moyen du marteau , on ne peut en obtenir de feuilles aussi minces que celles d’or, d’argent, de cuivre et d’étain.
On peut le réduire, au moyen de la filière, en fils aussi fins que les cheveux ; et ce résultat prouve à la fois et sa ductilité et sa ténacité.
Le fer est le plus tenace des métaux. D’après Sickingen, un fil de om,oo2 de diamètre sup-, porte, sans se rompre, 249kil‘? 65g.
Sa densité est de 7,788.
Son poids atomistique est de 678,48.
Il est d’un gris bleuâtre très- éclatant quand il a été poli avec soin.
Il conduit bien la chaleur et l’électricité.
Il est plus magnétique que le cobalt et le nickel ; mais il n’est susceptible de conserver les propriétés magnétiques qu’autant qu’il a été uni
14e LEÇON DE CHIMIE
à certains corps, notamment à quelques millièmes de carbone ou à une certaine proportion d’oxigène , car un barreau de fer doux ne peut jamais constituer un aimant, c’est-à-dire un corps qui possède les propriétés magnétiques d’une manière permanente, quelle que soit la position dans laquelle on le place.