V. PRÉPARATION
Il est assez difficile de se procurer du protosulfure de fer parfaitement pur, c’est-à-dire qui ne soit pas mélangé de fer, ou qui ne contienne pas une certaine proportion de persulfure.
M. Berzelius conseille, pour réussir, de faire digérer dans une petite cornue de verre i partie de fer en lames minces avec 2 parties de soufre , puis de faire rougir la matière, et de la tenir dans cet état jusqu’à ce qu’il ne s’en dégage plus de vapeur de soufre; la cornue étant refroidie, on retire les lames de fer, et en les pliant il s’en détache du protosulfure.
Dans les laboratoires on se procure un protosulfure en faisant rougir dans un creuset 3 parties de limaille de fer et 2 parties de soufre; mais rarement il est pur.
Il est probable qu’en faisant rougir le protosulfure de fer hydraté ou l’hydrosulfate de protoxide de fer dans une cornue, on obtiendrait du protosulfure pur.
Lorsqu’on verse les eaux de la Bièvre, qui ont une odeur sulfureuse, parce qu’elles contiennent de l’hydrosulfate de chaux, dans une solution de sulfate de protoxide de fer, on obtient un précipité d’un noir verdâtre, qui est le composé dont nous parlons, c’est-à-dire un protosulfure hydraté ou un hydrosulfate de protoxide de fer.
14e LEÇON DE CHIMIE