CHLORURE D’ALUMINIUM
Il est solide, confusément cristallisé, ou en masse compacte dure; il est fusible, volatil, et son point de fusion est très-rapproché de celui de vaporisation.
Il est d’un jaune verdâtre, pâle, demi-transparent.
À l’air, il fume faiblement, exhale l’odeur de Facide hydrochlorique, et se réduit en un liquide clair.
Il se dissout dans l’eau en dégageant beaucoup de chaleur; cette dissolution est celle d’un hydrochlorate d’oxide d’aluminium. Quand elle est évaporée , elle donne une matière qu’on peut considérer comme de l’hydrochlorate d’alumine pur, ou comme du chlorure d’aluminium.
M. Wôhler a vu que le chlorure se combine avec l’acide hydrosulfurique.
On se procure le chlorure d’aluminium par un procédé très-ingénieux que l’on doit à M. OErsted. On prend de l’hydrate d’alumine sec , on le
mêle avec du charbon en poudre, du sucre et de l’huile ; la pâte épaisse qui en résulte doit être chauffée jusqu’à ce que le sucre et l’huile soient carbonisés ; ce résidu est introduit encore chaud dans un tube de porcelaine qui traverse un fourneau à réverbère; le tube Communique d’une part à une source de chlore sec, et de l’autre à un petit ballon tubulé garni d’un tube à gaz ; lorsque le tube de porcelaine est rempli de chlore on le porte au rouge; le chlorure d’aluminium se condense en grande partie dans l’extrémité du tube de porcelaine.