‹ Leçons de chimie appliquée à la teintureChapitre 97 sur 356 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ACIDE PHOSPHATIQUE.

Le phosphore qui brûle lentement dans l’air humide donne une liqueur acide qui a été prise pour de l’acide phosphoreux jusqu’à l’époque où sir H. Davy fit connaître l’acide phosphoreux à l’état d’hydrate pur.

Pour recueillir facilement cette liqueur, on introduit des bâtons de phosphore dans des tubes de verre dont une extrémité a été effilée à la lampe; on place ces tubes dans un entonnoir dont le bec s’engage dans l’orifice d’un flacon : celui-ci est placé sur une assiette qui contient de l’eau ; on recouvre le tout d’une cloche portant deux petites ouvertures , une au sommet et l’autre en bas.

D’après cette disposition, la combustion du

phosphore se fera constamment lentement, parce que son contact avec l’air sera gêné, et que le dégagement de chaleur ne sera jamais assez grand pour déterminer l’inflammation, par la raison que la masse du verre enlèvera une partie de la chaleur dégagée par la combustion.

M. Dulong regarde l’acide phosphatique comme un composé d’acide phosphorique et d’acide phosphoreux hydratés, dans lequel le premier fait fonction d’acide, et le second celui de base. C’est là ce qu’il a voulu exprimer par le mot phosphatique , qui rappelle la dénomination des sels formés par l’acide phosphorique.

Les propriétés de l’acide phosphatique peuvent se déduire de celles des deux acides qui le constituent, en considérant qu’ils ne sont qu’à l’état de simple mélange.

M. Sage est le premier chimiste qui ait traité de l’acide phosphatique d’une manière spéciale.

Page 1