CHEVEUX
BABCOME DU FOIE.
MOrnt
Sieber.
Monter.
Braiidt et PfeiffA
Hydrogène. . . .
Fer
Punicine. — Le mucus formé par un certain nombre de mollusques (murex, janthina purpurea, etc.) est la matière première qui fournissait le pourpre des anciens ou pourpre de Tyr. Le mucus blanchâtre sécrété par la glande à pourpre de ces animaux contient, en fait, un corps chromogène incolore qui, sous Vinfluence de la lumière solaire] devient successivement jaune citron, verdàtre, et vire enfin au violet et au pourpre.
Pour obtenir la punicine, on traite le mucus de ces murex par de l'alcool, on filtre et expose au soleil. Il se dépose bientôt une poudre pourpre cristallisée insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, peu soluble dans la benzine, très soluble dans le phénol et l'aniline. Ses solutions présentent une large bande d'absorption commençant à G et finissant au delà de D. La punicine est réduite par une solution alcaline d'étainj elle se précipite ensuite de nouveau, sous forme de pellicule cuivrée. Elle se rapproche donc de l'indigotine, mais elle s'en distingue par sa résistance à l'action de l'acide nitrique. 11 existe du reste différents pigments ayant cette origine, depuis le bleu donné par le murex trunculus, jusques aux roses et aux rouges (2).
Les substances chromogènes qui fournissent le pourpre dans ces coquillages sont au nombre de deux : l'un vert-pomme, qui vire à la lumière au bleu foncé; l'autre vert cendré, qui tourne au carmin.
(*) Voir aussi, au sujet de la mélanine, Hirschfeld, Zeit. f. physiol. Citent., XIII, 407 et 452, cl Bull. Soc. chim., (5), III, 259. Ce dernier n'a pas trouvé de fer dans la mélanine.
(2) Voir de Lacaze-Duthiers, Mémoire sur le pourpre. Annales des sciences naturelles, (4), t. XII.
D'après Letelier, il semblerait que ces colorations soient ducs à un phénomène de réduction, car les substances chromogènes se colorent sons l'influence des réducteurs, et le pourpre devient vert ou blanchâtre lorsqu'on l'oxyde (').
pigments microbiens. — Pyocyanine el pyoxanthine. — La matière colorante du pus bleu ou pyocyanine est duc à un microbe spécial le micrococcus pijocyaneus ou bacteriwn cyaneum étudié surtout par Cbarrin.
La pyocyanine cristallisée a été préparée par Fordos déjà en 1859. Pour cela, on agite le pus bleu avec de l'eau et du chloroforme ; ce dernier se charge des matières colorantes et des graisses du pus. A cette solution on enlève le pigment bleu par de l'eau légèrement acidulée; un pigment de couleur jaune et les graisses restent dissous dans le chloroforme. La solution aqueuse acidulée redevient bleue lorsqu'on la sature par le carbonate de baryte ou par l'ammoniaque ; on l'agite de nouveau avec du chloroforme qui dissout la pyocyanine et on abandonne à l'évaporation. Les cristaux de pyocyanine sont purifiés par l'éther qui enlève une trace de pyoxanthine.
La pyocyanine forme des prismes bleus groupés en rosaces. Elle est soluble dans l'eau, l'alcool, le chloroforme, très peu dans l'éther. Ses solutions d'un goût amer se colorent en vert jaunâtre à l'air en se changeant en pyoxanthine. Ce phénomène paraît dû à une oxydation.
Les acides rougissent la pyocyanine, les alcalis la bleuissent. Elle est décolorée par le chlore. Elle ne se sublime pas. Les agents réducteurs et la putréfaction la font passer au vert et au jaune, l'agitation à l'air lui restitue sa couleur bleue. En s'oxydant définitivement elle donne la pyoxanthine, qui colore généralement le- pus en jaune.
La pyocyanine constitue une base faible. Elle forme, en effet, un chlorhydrate rouge cristallisé, insoluble dans le chloroforme. Elle s'unit faiblement à l'acide acétique. Elle précipite par le tanin, mais non par l'alun, ni par l'acétate de plomb, elle réduit le ferricyanure de potassium. Ce sont là les caractères des ptomaïnes.
La pyoxanthine qui accompagne la ■pyocyanine, et qui parait être un produit d'oxydation, reste en solution dans le chloroforme lorsqu'on épuise ce dissolvant aux acides étendus dans la préparation de la pyocyanine. En distillant ce chloroforme, reprenant par l'eau et filtrant, on obtient une liqueur qui, de nouveau épuisée par le chloroforme, lui cède la pyoxanthine qui cristallise. C'est une substance peu soluble dans 1 eau, soluble dans l'éther, le sulfure de carbone, la benzine, se colorant en violet au contact des alcalis , rougissant par les acides. Elle
(») Compt. rend., CIX. 82.
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paraît jouir à la fois de propriétés faiblement alcalines et acides («).
Pigment brun de Vaspergillus niger. — M. Linossier(î) a montré que ce pigment avait beaucoup d'analogie avec Yhématine ordinaire.