‹ Leçons de chimie biologique, normale et pathologiqueChapitre 114 sur 467 · G0 • = . I .CO · texte numérisé non relu

G0 • = . I .CO

CO-OH H*Az / CO-HAz/ 11*0

Acide oxalique. Urée; Acide parabanique. 2 mnléc. d'eau.

On a vu qu'il peut aussi dériver de l'alloxane par oxydation :

x ro A/ii >. CO - AzH \

LU"AzU CO-AzH/ Alloxaue ou mésoxalylurce. Acide parabanique ou oxalylurée.

On peut préparer directement l'acide parabanique en partant de l'acide urique : A une partie de cet acide, on ajoute 3 p. d'acide azotique mêlé d'un demi-volume d'eau et l'on chauffe à 70"; on évapore a consistance de sirop et laisse refroidir : l'acide parabanique cristallise. Dans cette réaction il se fait de l'alloxane qui s'oxyde ensuite en perdant CO* :

^TO-A7Hx C0-AzH\ COio-AzH>GO + 0 = C02 + co A*H/C°

Alloxaue. Acide parabanique.

L'acide parabanique forme des prismes à six pans, incolores, transparents, très acides, solubles dans l'eau, plus facilement dans l'alcool, insolubles dans l'éther, non effleurissables à l'air. Ils répondent à la

(0H)aC— Azlt\ formule C'ïPAz^ffO, probablement i .CO.

1 CO-Azll7

L'ébullition n'altère pas l'acide parabanique, mais bouilli avec les

ACIDE OXALURIQUE; ACIDE ALLANTURIQUE. — IIYDANTOÏNE. 193

alcalis ou leurs carbonates, il donne l'acide oxaluriqùe, qui est a l'acide parabanique ce que l'acide alloxanique est à l'alloxane :

■ ÇO-AzH^ q = (0H) C0-C0- A.il s

CO-Az»/ Az'l2" Acide parabanique. Acide oxaluriqùe.

L'acide parabanique est bibasique. Le parabanate d'argent est insoluble et répond à la formule C"Ag-Az'Or'.

On connaît aussi la méthyl- et la diméthyl-oxalylurée C3(CHs)2Azs03 Celle -ci se prépare par I action de Cil''! sur le parabanate diargentique.

Acide oxaluriqùe, OTAz'O1. — On vient de voir comment il dérive par hydratation de l'acide parabanique. Généralement, on recourt pour le prépaiera l'ébullition de ce dernier acide avec l'ammoniaque.; la liqueur se prend en une masse d'aiguilles qu'on sépare, redissoul, à chaud, et traite par l'acide sulfuriqiie ou azotique ; l'acide oxaluriqùe se dépose par refroidissement sous forme d'une poudre cristalline arrière au goût, saturant les hases à la façon d'un acide ruonobasique. L'oxalurate de calcium est soluble même en présence d'ammoniaque; celui d'argent se précipite en flocons solublcs dans l'eau bouillante.

L'oxaluratc d'éthyle traité par l'ammoniaque donne V oxaluramide

ou oxalane CO ' AzH-C0-C0-Az112 ' matière pulvérulente blanche, nacrée, insoluble, qu'on paraît avoir rencontrée dans l'urine humaine.

/ AzH-CO

ACIDE ALLANTURIQUE : CWAz^O3 OU CO { I

AzH CHOH

C'est la glyoxylurée. Elle est à l'acide parabanique ce que l'acide dialurique est à l'alloxane. On l'obtient en hydratant l'allantoïne par l'eau à 140" ou par l'acide chlorhydriquc aqueux. C'est un corps blanc, 1 déliquescent, gommeux, un peu acide, s'unissant aux alcalis. L'allantliiiratc de potassium se dédouble, par ébullition avec l'eau, en urée et acide Iglyoxylique, qui lui-même se transforme en acide glycolique et acide "oxalique. Cette réaction suffit pour montrer que ce corps n'est autre que la mono-uréide glyoxylique.

Soumise à chaud à l'action prolongée de l'eau de baryte, la glyoxylurée se dédouble en acides Wydantoïque et parabanique.

HYDANTOÏNE : C:iH''Az20a — ACIDE HYDANTOÏQUE : C3HGAz20:< MÉTHYLHYDANTOÏNE : C4H(;Az202

Hydantoïne. L'hydantoïne est la glycolylurée CO ■

z AzH - CO

s MI-CU*

A. Gautier. — Chimie biologique. ' I .j

mi dubides.

On peut l'obtenir par l'action à chaud de ill sur l'allantoïne :

C*II«Az40"' + alll = GII4A7."0 + C»H*Az«0» + 1*

Allanloïne.

Urée. Hydantolue.

On parait aussi l'avoir obtenue en chauffanl le glycocolle avec un excès d'urée à 120°, ou la bromacétylurée avec L'ammoniaque. Aiischûtz l'a préparée en unissant à chaud l'urée à l'acide dioxytartrique(').

L'hydantoïne forme des prismes anhydres, incolores, solubles dans

l'eau,' de saveur un peu sucrée, fusibles vers 260". L'oxydation la

convertit en acide allanturique. Elle précipite le nitrate d/argent

ammoniacal. Sous l'influence des alcalis, elle s'hydrate et donne l'acide

. , t .. „n ^ AzH-CH2-C02H hydantolque CO s Azlj2

Acide hydantoïque ou glycolurique, C il A/. Or. - Il

s'obtient comme on vient de le dire; ou bien encore par l'action de l'amalgame de sodium sur l'allantoïne. Il se forme aussi Lorsqu on chauffe le sulfate de glycocolle avec le cyanate de potassium; on lait le sel de baryte, on le traite par la quantité exactement équivalente d'acide sulfurique, on filtre et laisse cristalliser.

Cet acide forme des prismes incolores, volumineux, peu solubles dans l'eau froide. Il est monobasique. L'acide hydantoïque donne dri glycocolle et de l'urée lorsqu'on le chauffe avec de l'acide iodhydriquej

Méthylhydantoïne, OTAzW. Elle a été extraite par Guareschi et Mosso de la chair de veau. On y reviendra en parlant des leucomames.

D. Diuréides dérivant d'acides à 2 atomes de carbone.

Nous n'étudierons parmi ces diuréides que l'allantoïne. et l'acide allantoïque qui en dérive.

ALLANTOÏNE : C*H«Az*CF - ACIDE ALLANTOÏQUE : G^Az'O*

Allantoïne. - Elle se rencontre dans la liqueur allantoïdienne «lu fœtus, ainsi que dans l'urine du veau et des autres animaux soumis au régime lacté. Wœhler et Liebig l'ont préparée les premiers en oxyda l'acide urique. E. Grimaux en a fait la synthèse en chauffant quelques heures à 100° l'acide glyoxylique avec de l'uree :

(>) Bull. Soc. chim., (3), IV, M.

ALLANTOÏNE ; ACIDE ALLANTOÏQUE. 19.5 /AzU- COU /AzlI-CO

co + 1 -f AzU2 • co • Azii2 = co . i + -2 m I

x AzH» CO • OII x AzU - CH • AzU • CO • AzH2

Urée. Ar. glyosylique. Urée. Allanloïne.

synthèse qui montre définitivement que l'allantoïne est bien la glyoxyluréide.

Le bioxyde de plomb ou l'ozone transforment l'acide urique en allantoïne, urée, acides carbonique et oxalique. Pour préparer l'allantoïne par l'acide urique, on oxyde ce corps, soit par le bioxyde de plomb, soit par MnO! à une température tiède et en liqueur neutre. On a :

C5U*Az*03 + Ha0 + 0 = CO2 -+- OHSAà*0»

Acide urique. Alhmtoïne.

L'allantoïne forme des cristaux rhombiques, incolores, brillants, vitreux, quelquefois disposés en aigrettes. Elle se dissout dans 30 p. d'eau bouillante et dans 131 d'eau à 22°. Elle est neutre aux papiers.

Par les alcalis, elle se dédouble en acide carbonique et ammoniaque, l'un et l'autre dérivés de l'urée, ainsi qu'en acides oxalique et acétique correspondants au radical glyoxylique :

3C'H6Az403 + i3HX> = 6C02 + 1 1 AzH3 + 2C2H204 + C2H*02.

L'allantoïne s'unit au nitrate d'argent. Elle donne avec le nitrate mercurique un précipité analogue à celui que forme l'urée dans ces «mêmes conditions, ce qui permet de la séparer et de la doser.

Les réactifs hydrogénants transforment l'allantoïne en glycolurile :

C*H«Az*03 + H» — H20 + C*H«Az*Os

Allantoïno. Glycolurile.

Acide allantoïque. — Il s'obtient en dissolvant l'allantoïne Idans un excès de potasse, abandonnant quelques jours la liqueur, I l'acidifiant alors par l'acide acétique, ajoutant de l'alcool et laissant évaporer; l'allantoate de potasse cristallise. Il répond à la constitution :

rnm ru ' AzH -CO- AzH2 C0-H-CtUAi!H C0 AzH2.

, On a :

C*H«Az'*Ô3 + H20 = C4H8Az*0* Allantoïh'd. Acide allnutdïque;

Les corps de la série urique sont un des exemples classiques les plus propres à montrer par quelles séries d'hydratations, dédoublé

nts et oxydations se simplifient par degrés successifs dans notre

organisme, comme dans nos laboratoires, les matières organiques en gênerai, et en particulier les principes de nos tissus.

t'.Hi

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