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GLOBULES BLANCS

Les globules, à I état où ils existent dans le sang (globules humides), contiennent de r><S à 68 pour 100 dfeau et de 42 ;'i 32 pour 100 de matières sèches formées pour les neuf dixièmes de la matière colorante pouge qui leur esl propre, Y hémoglobine, cl pour un dixième àustroma.

Globules blancs ou leucocytes. — Les globules blancs du sang sont des éléments cellulaires incolores, muriformes, finement granuleux ayant de I à 4 noyaux peu apparents. Leur dimension est variable : les plus petits ont 0""",004 de diamètre, le plus grand nombre a de 0,um,007 à ()""", 010; quelques-uns ont jusqu'à 0""",014. Leur densité . est un peu plus faible que celle des globules rouges. Lorsqu'on examine au microscope le sang maintenu à une température d'au moins 20 demies, et mieux encore à la température du corps ou dans l'organisme I* vivant, on constate que ces globules blancs présentent des mouvements | amiboïdes : ils poussent des prolongements, changent de forme, se déplacent, traversent les tuniques des vaisseaux et des membranes {(diapédèse) pour aller se répandre dans les tissus voisins. Ils absorbent i et engluent les particules en suspension et les microbes qui viennent à leur contact et qu'ils digèrent (phagocytose de Metschnikolï'). Dans le* sang les globules blancs sont bien moins nombreux que les

• globules rouges; on compte ordinairement 1 globule blanc pour 350 à "500 rouges. Leur nombre augmente un peu après le repas, par la

• saignée, durant la lactation, sous l'influence des amers, de la quinine, (du camphre, des essences; le mercure, le curare, les diminuent.

Les leucocytes ne sont pas tous de même espèce. On a distingué : 11° des leucocytes petits à noyaux colorables par. les couleurs d'anilline; 2° de gros leucocytes; 3° des leucocytes intermédiaires monoi nucléaires, neulrophiles (voir plus bas) ; 4° des leucocytes polynucléaires [plus gros que les globules rouges, qui constituent plus des deux tiers (des leucocytes totaux. Ebrlich les divise en éosinophiles dont les granulations attirent surtout l'éosine, et en neulrophiles. La matière des igranulations éosinophiles parait être la nucléine (1).

Autres éléments anatomiques du sang — Outre les hématties et les leucocytes, le sang contient encore : (a), des globulins ou kkématoblastes, corpuscules rougeâtres, plus petits que les hématies, ijqui se rencontrent chez tous les vivipares. Il suffit pour les voir de Idélayer le sang dans du sérum ioàè(Hayem). Ce sont des éléments biconcaves de ()""", OOIT) à 0 ',003 de diamètre; les plus gros sont légèrement colorés par de l'hémoglobine ; les plus pet its sont incolores ou gris ! verdàtre. Ils sont peu réfringents, très altérables, se plissent, deviennent épineux et se cassent, dans le sang exfravasé. On suppose que ce

' Voir Annales Institut Pasteur, t. IX, p. '280 b'f 340.

sont des hématies en voie de formation. On en trouve de '220 à 350 raiUe par millimètre cube de sang. Ils semblent devoir être identifiés avec les corpuscules de Norris. (b). Les plaques de Bizzozero, peut-être de même nature que les globulins, sont ovales on arrondies d'un diamètre de 0 ',0035 à 0 ,004, devenant granuleuses

dans le sang sorti des vaisseaux. On en compterait \ sur 100 globules

rouges.

Caractères du plasma. — Les éléments figurés que nom venons de (UrvWe nagent dans une liqueur presque incolore, le plasma sanguin. On peut le séparer des globules pur divers procédés : il suffit, sur le cheval, de faire à la veine jugulaire deux ligatures qj limitent ainsi une poche pleine de sang qu'on détache et suspend dans un vase entouré de glace. Dans ces conditions, le sang ainsi soustrail à la circulation générale, ne se coagule pas : au bout de quelques heures (souvent moins) les globules se sont déposes laissant le plasma qui occupe la moitié ou les 3/5 supérieurs du segment vasculaire.

C'est un liquide alcalin d'un jaune ambré, un peu visqueux, mais non filant, qui se coagule dès qu'on le laisse se réchau lier vers 7 à 8°, en une gelée transparente ou opalescente, se contractant petit à petit en expulsant de ses mailles un liquide clair et jaunâtre, le sérum .

Sang défibriné. — On sait que lorsqu'on bat le sang avec des baguettes, la fibrine se sépare rapidement sous forme de fibres qui s'attachent au corps qui sert à le battre. Le sang défibriné est un liquide d'un rouge plus ou moins brun, suivant son origine artérielle ou veineuse; ses globules sont à peine altérés et l'on peut, après filtrat ion sur linge ou sur coton de verre, transfuser sans inconvénient ce sang défis briné dans les vaisseaux d'un animal de même espèce.

C'est avec cette liqueur incoagulablc qu'on fait au laboratoire la plupart des essais sur le sang. Agité à l'air, ce liquide devient rutilant, il se sature d'oxygène dont la majeure partie s'unit à la matière colorante des globules rouges. Gréhant a trouvé que 100 centimètres cubes de sang artériel défibriné pris dans la carotide d'un chien à jeun absorbent 31cc,8 d'oxygène; pris dans les veines sushépatiques, cette quantité absorbe 30 centimètres cubes d'oxygène. Si le chien est en état de digestion, le même volume de sang puisé dans le cœur peut absorber 27cc,2, celui des veines sushépatiques 17cc,2 d'oxygène.

Le sang défibriné peut absorber de l'acide carbonique : sous cette influence, il s'assombrit et présente en couches minces un dichroïsme verdàtre. Le gaz carbonique est surtout absorbé parle sérum dans lequel il se trouve en partie dissous, en partie combiné aux matières minérales et aux substances albuminoïdes.

SANG DÉFIBRINÉ.

L'hydrogène, l'azote diminuent la rutilance du sang, parce qu'ils enlrainenU'oxygène combiné à la matière colorante des globules.

L'oxyde de carbone rend le sang rutilant, grâce à la combinaison qu'il forme avec la matière colorante, combinaison assez stable pour que l'oxyffène ou le vide ne puissent la décomposer.

Les sels des métaux alcalins donnent au sang défibriné mie couleur rou£re vil' en contractant ses globules. Ceux qui agissent le mieux sent: [es sulfates, azotates, chlorures sodique et potassique; carbonates, ^phosphates sodiques; chlorure calcique, sulfate magnésique. Il suffit d'ajouter au sang défibriné, maintenu à 6° ou 7°, dix p. 100 de sulfate de soude, quatre p. 100 de sulfate de magnésie ou de sel ammoniac, pour que, les Tlobules ratatinés se séparant de la liqueur où ils nagent, il devienne possible de recueillir celle-ci, presque décolorée, par simple filtration.

Les sels des métaux lourds, tels que le fer, le cuivre, le plomb, l'argent, le mercure, etc., donnent, avec le sang, un précipité abondant qui entraine et coagule la plus grande partie des albuminoïdes.

Les alcalis caustiques transforment ce sang en une gelée épaisse où les globules sont détruits. L'alcool le coagule en une bouillie brune.

A«nté avec son volume d'éther qu'on verse goutte à goutte, le sang défibriné se transforme en un liquide rouge transparent. On a dit jp. 357) que l'hémoglobine s'extravase du globule dans ces conditions et passe dans le sérum.

Composition du sang total. — Le tableau suivant donne la composition du sang total de divers animaux :

Composition du sang de divers animaux rapportée à 1000 grammes.

Globules humides. . .

contenant :

Eau

Hémoglobine et autres

subst. proléiques.

Sels minéraux. . .

LASMA

contenant :

Eau . .

Fibrine

Albumine et extractif Sels minéraux. . . .

Homme de 2b' ans

Femme de 50 ans

Cheval

Chien (sang veineux)

Porc

[C.SchmitM)

(C.Schmidt)

(II. -Sri/ 1er)

[Holbeck)

(Bunge)

(Bu 11 (je)

') Ce chiffre est trop fort. Chez l'hom , il varie Je 120 ù 170 pour lono de sang.

La quanlflé d'hémoglobine varie avec les espèces animales. Le tableau suivant donne les proportions de cette substance calculée à l'étal sec ef par litre de sang :

Homme adulte 1 19 à i3o

Femme adulte (') . . . . io5 à 114*

Vieillard 89 à io5*

Taureau 108 à n3*

Vache g5 à 104*

Veau (de 6 et 10 mois). . 75 h 95*-

Chien i3o ;i i38

Mouton 95 à 112

Cheval . 104 à 118

l'orc

Lapin

Oie :.v

Coq

Canard 80 à 90

Moineau ji i 75*

Tanche 24 ;i 38*

Grenouille a3 à 33

D'après les nombres du tableau page 350, on peut calculer que l'hi moglobine existe dans les proportions suivantes dans les globules calcu-

lés secs de divers sangs

Hémoglobine pour 100 parties de globules secs.

Homme 86,7 à 94

Chien 86,5

Bœuf 70,0

Porc . . .

Oie . . .

Couleuvre.

A Vétatnormal et pour une même espèce, la quantité d'hémoglobine du sang est à peu près proportionnelle au nombre des globules. Dans les divers états pathologiques, cette proportionnalité n'existe plus.

Les sels minéraux sont différents dans les globules et dans le sérum, qui, à peu de chose près, contient les sels de la partie liquide du sang.

Composition des matières minérales de 1000 parties de sang.

HOMME

FEMME

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