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SANGS PATHOLOGIQUES

sang parait contenir un poison analogue au venin des serpents, si l'on en juge par les symptômes de délire, les convulsions et le coma, observés dans ces maladies. Mais Freriehs n'a jamais pu reproduire ces accidents chez les chiens auxquels il injectait de la bile dans les vaisseaux sanguins.

Dans le sang de quelques fiévreux, des cholériques, des urémiques, dans la septicémie, le charbon, etc., l'urée et les substances extractives ou les ptomaïncs précipitables comme elles par le nitrate mercurique, augmentent beaucoup dans le sang. Voici quelques nombres empruntés à Picard :

Urée pour 1000 parties de sang.

Choléra 0,700

Maladie de Bright avec délire. . 0,700

— avec amaurose, coma. . . i,5oo

— avec œdème (sans accidents). 0,769

— La même, l'œdème disparu. 0,21 5

— Sans œdème; urines non albumineuses 0,370

Dans l'éclampsie l'urée est normale ou plus élevée que la normale; dans ce cas le pronostic est plutôt favorable ('). Dans les divers états pathologiques, aussi bien qu'à l'état normal, on peut compter qu'il y a environ, pour un même volume, autant de centigrammes d'urée dans le sang que de grammes de cette substance dans l'urine.

Les sels du sang diminuent légèrement dans presque toutes les maladies, surtout dans les inflammations intenses. On a signalé leur accroissement dans les exanthèmes aigus, le typhus, la dysenterie, les fièvres intermittentes. Le sang humain normal contenant 4 pour 1000 de chlorure de sodium, on a : sang des pléthoriques, 3,5 à 3,7; sang des phlegmasiques, 3,0; des pleurétiques et pneumoniques , 3,0 à 2,8; des rhumatisants aigus 3,5; des typhiques 2,9; des chlorotiques, 3,1 ; des phtisiques, 3, 1 à 3,3; des syphilitiques, 3,4 pour 1000 de sang. Les autres sels alcalins éprouvent, aussi une petite diminution dans les phlegmasics. Les phosphates terreux augmentent un peu au cours de ces mêmes maladies; ils diminuent notablement dans le diabète.

L'abaissement du poids des sels alcalins paraît en partie dû à la diminution de l'alimentation; l'augmentation des sels terreux, à la désassimilation plus grande des globules, accompagnée d'une excrétion d'urine plus faible.

L'oxygène augmente dans le sang chaque fois qu'il y a un foyer inflammatoire dans l'économie.

Ces diverses altérations du liquide sanguin nous paraissent être plutôt

, (') C. liend., t. CXVI, p. AU.

les efl'els que les causes des maladies; toutefois, lorsqu'elles se sont produites, elles réagissent à leur tour secondairement sur l'organisme et les centres nerveux et en modifient les réactions. Quant aux altérations que font subir au sang les ferments figurés, les microbes divers, elles sont dues soit aux ferments solubles sécrétés par ces êtres inférieurs, soit aux substances toxiques basiques qu'ils excrètent, soif aux toxalbumines et substances difficilement dialysàbles qui résultent de leur fonctionnement. A ce point de vue l'élude du Bang dans les maladies est en grande partie à l'aire. Nous ne pouvons, pour les détails, que renvoyer aux ouvrages spéciaux^1).

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