ACÉTONE, ACIDE ACÉTYLACÉTIQUE, ETC. DANS LES URINES
Ipparaître les graisses dans les urines. On sait que dans la chylurie des |ays chauds, un ver spécial, la flâna sanguinis, qui produit des
Lueurs au scrotum et aux cuisses, se loge dans les reins et passe dans L urines durant la nuit en même temps qu'une certaine quantité dû Lisses et quelquefois de. sang. L'éther enlève à ces urines à la fois Ls -l aisses cnudsionnées, de la lécitllilie, de la cholestérilie, des acides u-i-as, cl des traces de savons.
Acétone; éther acétylacétique; acide oxybutyrique ; alcool. — L'urine des diabétiques, des animaux atteints de raye, des larcinomateux, celle des fébricitants quelles que soient leurs affections, tonnent à la distillation une petite quantité d'acétone ordinaire, Cil°0. dont l'odeur caractéristique apparaît déjà dans l'haleine et la sueur de <vs malades. Jacksch admet que nous éliminons, même à l'état de santé, ir ,010 environ d'acétone par 24 heures. Sa quantité paraît augmenter proportionnellement à l'intensité du mouvement fébrile chez les vanoleux, pneumoniques, rubéoleux, typhiques, cancéreux... : elle peut s'élever à plusieurs décigrammes en 24 heures. A côté de cette substance, on a signalé aussi de l'alcool chez les diabétiques.
On pense généralement aujourd'hui que l'acétone des urines provient de la décomposition par la chaleur, les acides ou les alcalis, de l'éther acétylacétique, C[r-C0-CH2-C02C21F, ou de l'acide acétylacétique très instable qui lui correspond, CIP-CO-CH2 -C021I. L'éther acétylacétique urinaire se décomposerait en acétone, alcool et acide carbonique :
Goulot + IPO = CMloO + C°-tM) + CO2,
• Élher acétylacétique. Acétone. Alcool.
L'acide acétylacétique se décomposerait en acétone et acide carbonique.
A l'appui de l'existence de l'éther acétylacétique dans ces urines, on indique la propriété qu'elles ont de prendre une coloration rouge brun par le perchlorurc de fer, réaction propre à l'éther acétylacétique, mais aussi à quelques autres corps. On peut agiter avec de l'éther ordinaire ces urines préalablement acidulées d'acide acétique et obtenir la réaction précédente au moyen de l'extrait éthéré.
Minkowski a signalé dans quelques urines de diabétiques et d'acétonuriques l'acide ^-oxybutyrique actif : [a]„ = — 23°4. Cette observation a été confirmée par Kûlz et Hadelmann. L'acide ^-oxybutyrique se colore aussi en rouge par les sels l'crriques; il est vénéneux. On lui attribue une partie des phénomènes comateux qui ne semblent pas dériver de la présence de l'acétone dans le sang.
Alcaptone ou acide homogentisique C" I T' ( 011 ) , ( CiP-G 0 2H ) 2 . - Cette substance a été rencontrée dans quelques urines, en particulier
chez les earcinomateux. Os urines se reconnaissent à ce qu'elles sont réduisenl forteraenl le réactif cupropotassiquc el l'azotate d'argeni
aran iacal à froid, qu'elles brunissenl rapidemenl même à froid par
les ;ilc;ilis caustiques, i un î s ne fermentenl pas, n'agissent pas sur la lumière polarisée et ne réduisenl pas les sels de bismuth.
Wolkow el Baumann parvinrent à extraire cet acide réducteur de quelques urines en les agitant avec de l'éther après acidulation, évapo ranl l'éther, reprenanl par l'eau, ajoutant de l'acétate de plomb en proportion modérée el filtrant bouillant. L'alcaptonate de plomb cristallise par refroidissement; on le décompose par EPS et on tait cristalliser par évaporation.
Valcaptone, autrefois entrevue par I5;edcckcr, ainsi préparée par Baumann el Wolkow, fut reconnue être de l'acide homogentisique OTO*. C'est un acide deux fois phénolique, se rattachant a l'hydroquinone. Il forme de grands cristaux prismatiques très solublcs dans l'eau, l'alcool, l'éther ; insolubles dans le chloroforme et le benzène. 1 gr. d'acide homogentisique réduit 2gl',60 d'argent en solution ammoniacale.
Baumann pense que ce corps provient de la tyrosine; il a vérifié que les malades atteints d'alcaptonurie transforment en alcaptonc toute la tyrosine qu'on leur fait ingérer (').
Acide suif hydrique. — On a trouvé cet acide dans les urines, en quelques rares cas. 11 peut provenir du dédoublement anormal des matières protéiques, de la taurine, de la cystine, ou d'un foyer de décomposition en rapport avec les voies urinaires.