RECHERCHE ET DOSAGE DANS LES URINES DE DIVERS CORPS MÉDICAMENTEUX
après son ingestion. L'élimination se prolonge 36 heures au moins pour 1rs doses moyennes, 10 à 12 jours pour les doses fortes. L'iode se, localise sur la glande thyroïde et le tissu rénal qui contient 5 à 6 fois plus de cet élément que les muscles et le sang.
Arsenic. — Les arsénites cl arséniates se recherchent en évaporant les urines à consistante d'extrait et traitant, jusqu'à la décoloration, par un mélange d'acide sulfurique pur (1 p.) et d'acide phosphorique anhydre (1/5 de p.). La liqueur étendue précipite le sulfure d'arsenic
quand on y fait passer de l'hydrogène sulfuré. On procède ensuite cou i
dans la recherche de l'arsenic par' l'appareil de Marsh (Voir Cours de chimie, t. 1, p. 311).
Alcool. — Il suffira pour séparer l'alcool de distillera la colonne Le Bel-Henninger le premier tiers de l'urine, puis de nouveau un tiers de ce premier distillatum. Dans la liqueur ainsi ohtenue on décèlera l'alcool, soit en ajoutant un peu de carhonatc de potasse et d'iode (formation d'iodoforme hexagonal); soit en réduisant le hichromate de potasse en présence d'une goutte d'acide sulfurique (production d'aldéhyde et coloration verte) ; soit en ajoutant un peu de chlorure de henzoyle à la liqueur préalablement séchée sur le carhonate de potasse en grains : il se fait dans ce cas de l'éther benzoïque dont l'odeur suave apparaît même avec des traces d'alcool ordinaire lorsqu'on a détruit par addition d'un peu de potasse l'excès de chlorure de henzoyle ajouté (Berthelot).
Chloroforme. — On a donné {Cours de chimie, t. II, p. 62) un procédé pour retrouver des traces de ce corps.
Chloral. Camphre. — Chez les personnes qui ont fait longtemps usage du chloral, on trouve dans les urines l'acide urochloralique Cfl^CFO7. Il réduit la liqueur cupropotassique, et se dédouhlc par ébullilion avec les acides étendus, en alcool trichloré soluhle dans l'éther, et acide glycuronique C°H1007 que l'on peut rechercher comme il a été dit p. 264.
Le camphre fait apparaître dans leurs urines un acide actif sur la lumière polarisée, l'acide camphoglycuronique C'(iIP''0s que les acides dédoublent en camphorol C10H1602 et acide glycuronique (p. 263).
Phénols. — Les phénols passent dans les urines à l'état de phénols-sulfates. Mais une partie est oxydée et colore les urines en vert, en brun, ou en noir. En môme temps les chaînes latérales des phénols composés s'oxydent en se changeant en carboxyles ; ainsi le paracré-
Bol, C"H<q^), donne l'acide paroxybenzoïque, C°fl<[$^ - On a dit
(p. 653) comment on recherche les pigments et les acides qui se forment dans ces cas.