‹ Lecons de chimie élémentaire (volume 3)Chapitre 49 sur 114 · DU BOIS DE CAMPÈCIIR · texte numérisé non relu

DU BOIS DE CAMPÈCIIR

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sucre. Lorsqu'il B'ngit d'obi cnir des extraits secs, oa se serl, 1 l'exemple de H. VoriilBi, de llouen, de chaudii^res à double fond, chaulfées pur In vapeur et desquclki l'air est exclu; des racloirs mécaniques qui ngilpnl conelamment les liquides, accéliïient l'évaporalioii . En moins de quinze à vingt heures, on dossi>ctie, à une lempéralure de S'j", une masse de liquide qui, réduite A l'état eec, peut aller jusqu'à un poids de UOO kilngr. Les extraiu, surfieamment cuils, son! coulés dans des mises et se solidifient prompicmeut par le rerroidissement.

Sl.Panav, de Puteaux (Seine), est un des premiers qui se soient livrés aver succtîs à ce genre de fabricalion; puis son 1 venus MM. Besseyre, [tubuisson et Meissonnier, enfin M. Varillal, dont les produits sont d'une rare perteclion et ramplacenl huit â dix fois leor poids de bois en copeaux.

Le rendement en extrait sec est de iU p. 100 pour le bois de Campéche, de 12 à 12 1/2 pour les bois rouges et les bois jaunes.

On ne doit faire usage que dos extraits qui se disaolvenl dans l'eau sans résidu.

Quelquefois, on soumet le bois de Campécbe à une oxydation avant d'en faire usage. Pour cela, on humecEe la poudre et on la met en couche de l m^lreù l m. l/î d'épaisseur sur le wl d'une chambre que l'on peut aérer, tlne fermentation s'êladlit bicnlAl dans le sein de celte poudre humide; on a soin d'empêcher que la chaleur ne s'élève trop, en éliiblissanl un fort courant d'air dans la chambre, ou mieux en pelletant la poudre et la déplaçant. Au bout de trois à quatre semaines, le bois a pris une couleur rouge de sang par suile du changement de riiématoxylino en hématéine. Il rend alors beaucoup plus eu teinture; cependant, pour certains genres d'impression, il n'est pas aussi convenable que du bois non fermenté.

L'expérience u démoniré que lorsqu'on arrose les copeaux de campëche, avant d'en Ciire uoe décoclion, avec de l'eau tenant en dissolution 2 p. 100 de gélatine, et qu'on les abandonne pendant quelques jours, on oblient des décoction) plus riches, on épuise pins rapidement le bois, et les extraits sont plus forla de l.'i à 20 p, 100. Cela lient probablement à la propriété que possède la gélatine de s'emparer du tannin du bois qui, débarrassé de cet acide, livre alors plus aisément sa matière colorante.

llne réaction spéciale ù celle-ci et qui permet de distinguer les extraits de campéchedesautres extraits colorants du commerce, c'est la manière dont t'bémaléine se- comporte en présence de l'aluminalc de soude dans un liquide alcalin, ainsi que l'a reconnu M, Mathieu Plessy.

Lorsqu'on additionne la solution d'un extrait de campÈche de soude caustique en excËs, et qu'on y ajoute de l'aîumînate de soude, on ri marque aussjlftt la formation d'un abondant précipité noir (HémaUate d'alumine), qui est cnraplélement insoluble dans un excès d'alcâli.

Ainsi l'iiématéine et l'alumine, toutes it\x\ solv^

Î36 SOIXANTE-SIXIÈME LÇÇON.

UDe toit rëuDÏes en présence de cet slcali, rormeDt, par leur combinai^J BOn, un corps qui ne s'y disEout plus, quel que aoit l'excès de flouài employé.

Les autres extraits coloranU n'ont aucune action, lorsqu'ils sont alci lins, Bur l'aluminate de soude.

Bail rôtîmes on Bols de Brêill.

Élkt natnrel. — Sous le nom gûnërique de Uois nouoss ou de Bois DK Brésil, ud rêuuitlesboisde plusieurs arbres de ïa. Tauiille des légumineuses qui croissent dans les Indes orientales, t'Amérique mËridionalc, les Antilles, et qui viennent en bûches, en souches, en baions (I).

Ces bois durs, compactes, recevant moins raciletuenl lo poli que le campflchc, ont une couleur jaune rougeâtre ou rouge viT qui brunit i\ l'air; ils n'ont pas d'odeur, leur saveur esl douceSIroet ils teignent la salive en rouge clair.

Variétëa commère laie*. — Les diverses sortes de cea bois rouget | Boni désignées, dans le commerce, sous les noms des pays de produo , Uon. Voici les caracti'rcs distinctil's des principales:

l. Boit de Femambinv: ou Ftrntmhourg. —Produit par le Caialpinia crista, lr(;s-aliondaiit dans los forËts du Brésil et da la Jamaïque. Bûches, p«i*tîe rondeSi parllo ptatos et nn éclats ds toutes grosseurs, do } ï liO liilogr. ' Bois trâs-dnr, posant, compacte, rouge k l'extérieur, pAle & l'intérieur torsqulifl est nouveltemenl tendu, prenant da.li^ couleur & l'air ot devenant d'un bran~ TOugs. Saveur sacrâe ; odeur faililemont aroniUlque. Communique & l'eau une très-belle couleur rouge.

j^ dt'&\I l^spïcu la plus eitimée. Le meilleur

é^L ^^^^SLI vient du gouvernement de Paraliilia.

^B ^£*^'^ 1 ^' ^°'' "^^ Bréiil proprement dit. —

^K ^ïn^ ^m Produit par le Casalpinia brasilieniii,

Jr 4M0iy9jK!* ''^ TurÈts du Urtsil. Oùclios uillËes i la

^^ '*99ÉmXE&\L.. bacbe et dépouillées de leur «uUief.

Dur, compacte, d'un rouge de brique quand il vient d'être adé. Et brunissant A mesure qu'il vieillit ; susceptible de poli. II esl moitié moins riche en maiiin) tinctoriale que te précédent; plus il s vieut, plus il en renferme.

3. Boij de Saitile-Siai-thif. — Produit J par lo C/eialpinia ee/iinula (fig. l!H7),d< Corâts de Salnte-Marttie ou do la Sieri-d> J Nivailata Meniquc. Bûclius d'environ un m^rede longueur, couples d'un budt | en (orme arrondie et do l'auti-e carrément, proruiidéiucnl sillonnées de crevassa

(t) Cea bois, depuis longtemps employés dans les Indes, étaient introduits ei Europe avant la découverte de l'Amérique. Les anciens se servaient déjà, en uf fot, du bois de laima peur les teintures en rouge j il leur arrivait des Grandet* f

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