I. INDIGOS d'Egypte
Depuis plus d'une trentaine d'années^ le viee-roi d'Egypte a établi des indigoteries à Chôbra, Mekaleh-el-Kébir, à Menouf, à Acbmoun^ à Birkez-el-Kessab, dans les provinces de Gharkyeh et de Kélyoub; il en euste aussi à Fayoum et à Bénissouef, Les produits de la récolte s'élè* yenl de 25 à 30000 okes (1). Ce sont des ouvriers de Tlnde qui ont appris aux Arabes les procédés suivis dans le pays pour la UMinipula* tion de l'indigo. L'exportation de cette denrée s'est élevée, en 1836, à 1591000 fr.
Les indigos d'Egypte sont en cari eaux un peu plus plats que ceux du Bengale. Ils contiennent des matières étrangères, de la poussière et d'autres corps légers que le vent y introduit quand on les Oait secber en plein air. On en distingue surtout deux variétés :
1. Indigo bon violet et rov^e.— Pâte fine et assez légère. C'est on mélange de violet tirant au bien, de bon violet et de bon rouge. "Cet indigo est partout inférieur aux sortes qui portent les mêmes qualifications dans les indigos da Bengale.
2. Indigo fin bleu. — Plus léger que le précédent ; pâte tiës-fine; couleur d'un beau bleu un peu faible. On trouve parfois dans les caisses quelques pierre» tirant sur le noir.